Floride : erreur lors d’une « réduction embryonnaire »

Download PDF

Pour le Dr Matthew J. Kachinas, gynécologue-obstétricien et avorteur à Sarasota, Floride (Etats-Unis), l’erreur sur un fœtus à avorter lui aura coûté sa licence. C’est la décision qui vient d’être prise à son encontre  pour des faits remontant à janvier 2006, date à laquelle il a accepté de pratiquer une « réduction embryonnaire » sur une femme enceinte de jumeaux, un garçon et une fille, conçus à la suite d’une fécondation in vitro. A sa seizième semaine de grossesse, elle fut informée par son équipe médicale que le garçon présentait des « problèmes » multiples : une trisomie 21 et une possible malformation cardiaque, tandis que la petite fille était apparemment normale. On lui présenta immédiatement l’option d’un avortement sélectif qui permettrait d’éliminer le garçon tout en laissant la fillette se développer « normalement ».

Le Dr Kachinas, a-t-il raconté dans une interview dans la presse locale, se sentait d’attaque pour exécuter l’opération. « De toute ma vie, je n’avais jamais, jamais, dit non à un patient : c’est ce qui devait me perdre », dit-il.

En l’occurrence, donc, il se trompa. Tuant la fille plutôt que le garçon. Lors d’une visite de contrôle approfondi de cette grossesse à haut risque, dix jours plus tard, l’échographie révéla que le garçon défectueux était encore là : on n’attendit que quelques jours supplémentaires pour l’avorter à son tour…

On apprend à cette occasion que la procédure n’est pas rare. Son inventeur, le Dr Mark Evans de New York, a expliqué qu’il n’avait jamais entendu parler d’une telle erreur en 25 ans : « Entre mes mains, cela n’a rien de compliqué car c’est ce que je fais chaque jour de la semaine », a précisé ce spécialiste que l’on vient voir de tous les coins des Etats-Unis.

La procédure, qui contrairement à l’avortement ne doit pas vider la cavité utérine, consiste à laisser en vie un ou plusieurs fœtus lors d’une grossesse multiple, soit que l’un d’eux est porteur d’un défaut grave, soit que le nombre de fœtus en gestation soit trop important à la suite d’un traitement de la stérilité. La victime désignée reçoit une injection fatale qui arrête son cœur : le fœtus se déssèche et « disparaît », tandis que les fœtus sélectionnés continuent de se développer.

Selon les registres de l’Etat de Floride, le médecin a négocié et versé 250.000 dollars à la… osera-t-on dire « à la mère » ?

Via : Bioedge.

© leblogdejeannesmits.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *