Hector Aguer, archevêque de La Plata, accuse vertement l’ONU

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L’ONU fait de l’ingénierie sociale en promouvant des droits de l’homme contraires à la dignité de l’homme, a déclaré Mgr Hector Aguer, archevêque du diocèse argentin de La Plata, lors de son intervention télévisée hebdomadaire dans Claves para un mundo mejor (« clefs pour un monde meilleur ») diffusé par EWTN et America TV. Un texte d’une rare franchise dans le monde épiscopal (encore que Mgr Aguer soit coutumier du fait) dont je vous propose ici ma traduction. Source de la retranscription espagnole complète : diocèse de Ciudad del Este, dont dont l’évêque a entrepris un redressement liturgique fort intéressant…

Nous parlons souvent dans cette chronique de Claves des changements culturels qui se produisent dans le pays : l’introduction d’idées totalement étrangères à la tradition culturelle de la nation et, surtout, les projets de lois promus par une minorité qui a l”habitude de se désigner comme progressiste.

Alors donc : d’où viennent ces choses, d’où surgissent ces propositions, ces idées, ces projets ? Sont-elles une originalité « criolla » (« créole argentine ») ? Il faut bien répondre « non ». Il s’agit en réalité d’un projet global. D’où vient-il ? Des Nations unies et d’une série d’organisations satellites des Nations unies.

Il est très remarquable qu’au nom des droits de l’homme l’ONU, qui devrait en être le gardien, se transforme en violeur du droit naturel. C’est parce que cela fait déjà plusieurs années, nous pourrions dire 15 au moins, que se sont imposées dans ces centres mondiaux du pouvoir des idéologies contraires à la nature de la personne humaine, et donc à sa dignité, à ses droits authentiques et aux devoirs correspondants.

Cela est remarquable parce que l’Organisation des Nations unies devraient protéger la Déclaration des droits de l’homme, celle de 1948, qui est fondée sur une conception humaniste fondamentalement correcte, même si nous pourrions y apporter quelques corrections. Aujourd’hui, on propose même de modifier la Déclaration universelle pour y incorporer des nouveaux droits contraires à l’ordre naturel.

Au cours de la décennie des années 1990, les conférences mondiales de Pékin et du Caire, se penchant sur les thèmes de la population mondiale ou de la femme dans la société actuelle, ont ébauché des plans de changement culturel et les ont exportés vers tous les pays du monde, spécialement ceux qui sont en voie de développement et qui se trouvent dans une situation de dépendance économique par rapport aux grands centres financiers. Parce qu’il y a beaucoup d’argent qui court derrière cette tentative de changer les paradigmes de comportement et altérer les authentiques droits humains.

A Pékin et au Caire, et lors des réunions successives qui y ont fait suite, on a cherché à diffuser la contraception, l’avortement, et les autres supposés droits des femmes fondés sur l’idéologie du genre.

Il s’agit d’un changement de paradigmes auquel aspire également la Charte de la Terre qui semble aspirer à une sorte de restructuration du monde.

C’est le moment de se demander : comment est-il possible que les législateurs argentins prennent ces idées à leur compte et les transforment en projets de loi ? La transversalité que nous rencontrons dans nos corps législatifs présente une dimension internationale qui se présente comme progressiste et qui se fonde sur une conception anti-humaine et antichrétienne, qui caractérise la post-modernité.

Je ne veux pas en appeler à une théorie de la conspiration mais il se passe avec cette histoire ce qui se produit avec les sorcières. Tous les tant de l’année resurgit la question historique : les sorcières existent-elles ou non ? On pourra en discuter, mais pour en avoir, il y en a.

Nous pouvons dès lors penser qu’il y a ici une conspiration au pire sens du mot. Il existe une conspiration qui tend à homogénéiser la pensée et le comportement dans le monde entier, et tout cela procède des centres de pouvoir mondial. Et spécialement des centres de pouvoir politique, soutenus par les centres de pouvoir financier. S’il n’y a pas ici un nouveau colonialisme, un nouvel impérialisme, je suis bien en peine de savoir quel nom lui donner.

Ce programme de reconstruction ou de ré-ingénierie de l’homme et de la société séduit des législateurs argentins qui parfois manifestent leur appréciation pour la souveraineté nationale mais qui soumettent notre peuple aux desseins d’un nouvel ordre mondial. On est en train d’imposer à notre propre peuple, qui est obligé d’en finir déjà avec tant de réels besoins, cette artificielle recomposition de la manière de penser, d’agir, de vivre.

Il faudrait résoudre tant de problèmes en Argentine ! Par exemple, les pauvres retraités, toujours marginalisés et qui jamais ne toucheront la pension qu’ils méritent ; les quantités de jeunes qui n’étudient ni ne travaillent ; les migrations internes qui aboutissent à de nouveaux peuplements dans des conditions inhumaines ; une pauvreté croissante, ou l’insécurité. A ce propos nous voyons que l’Etat ne peut assurer pleinement la vie et les biens de la population, mais il assume le travail de recomposer le code civil, le code pénal, et d’imposer ces nouveaux paradigmes qui ne sont rien d’autres que le fer de lance d’un nouveau colonialisme, d’un impérialisme mondial qui méprise tout particulièrement les pauvres.

Hector Aguer, archevêque de La Plata.

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

1 comment

  1. «Il existe une conspiration qui tend à homogénéiser la pensée et le comportement dans le monde entier, et tout cela procède des centres de pouvoir mondial.»

    Force est de constater que l'Église voudrait bien elle aussi homogénéiser la pensée…

    Mais la question se pose : Est-ce ce sont les dogmes qui doivent primer ou l'humanité? Voyez donc que les dogmes révèlent de plus en plus leur nature de coquilles vides. Ne tirent-ils leur force que du nombre d'esprits qui les soutiennent? N'a-t-on pas vu dernièrement des visages humains mettre au jour toute la relativité de ces dogmes?

    Pour vous, que dites donc que je choisis: La miséricorde ou le sacrifice?

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