Hibernatus

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Une Américaine a donné naissance à un garçon « fabriqué » dans une clinique de procréation assistée il y a vingt ans : un embryon gardé depuis 1990 dans le froid extrême de ce que le Pr Jérôme Lejeune appelait « l’enceinte concentrationnaire ». Il semblerait que cette durée de conservation constitue un record… Sa « mère » – en l’occurrence une mère porteuse », a pu profiter de la décision du couple « géniteur » de l’enfant de le proposer à l’implantation, dans la mesure où ils estimaient leur propre famille « aboutie ».

BioEdge, qui répercute cette information, souligne qu’elle donne à la presse l’occasion de rappeler d’autres « records » de la fécondation in vitro : ainsi, en 2007, une femme a fait congeler une série de ses ovules pour que sa fillette de 7 ans, dont on avait repéré la probable infertilité, puisse en bénéficier plus tard : si elle y a recours plus tard elle deviendra donc la mère de sa propre demi-sœur ou de son propre demi-frère…

Quelles sont les implications psychologiques et sanitaires de ces pratiques aberrantes ? Les problèmes d’identité pour les enfants ? Les risques d’anomalies, vu la chimie si extraordinaire de la procréation humaine ? Voilà un domaine où le principe de précaution n’a décidément pas cours…

© leblogdejeannesmits.

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