HIV aux Pays-Bas : taux de contamination sans précédent chez les homos

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La fondation néerlandaise HIV Monitoring vient de rendre publics ses chiffres sur les nouvelles contaminations par le virus du sida, et note une forte augmentation qui frappe prioritairement les hommes homosexuels. Selon les projections faites dans le dernier rapport de la fondation, on compte actuellement quelque 1.100 nouvelles contaminations répertoriées par an, dont 850 (+ de 77 %) chez les homosexuels mâles contaminés lors d’un rapport avec un autre homme. Le nombre absolu des contaminations hétérosexuelles, où l’on inclut les infections liées à la toxicomanie, est quant à lui en baisse constante.

A titre de comparaison, le nombre total de contaminations au sein de la communauté « gay» n’atteignait que 400 en 1996. Et le chiffre actuel dépasse même le pic de l’épidémie qui a coïncidé avec sa mise au jour : on estime qu’au début des années 1980, on plafonnait à environ 800 contaminations par an parmi cette « population à risque ».

Ces chiffres n’incluent évidemment pas les personnes infectées ou nouvellement infectées sans le savoir.

Le nombre total de personnes soignées pour le sida atteignait au 1er juin 2010 un total de 13.035. Leur âge moyen progresse, ce qui indique une meilleure efficacité des soins et donc une meilleure espérance de vie, mais les nouvelles infections en forment un part non négligeable, et elles se produisent ou sont décelées à un âge plus tardif. Et, surtout, assez tard : souvent l’infection n’est décelée que lorsque le sida se déclare, et ce malgré le matraquage pour le préservatif, le safe sex  (sexe sans risques) et le dépistage. Autrement dit, les politiques de prévention, notamment parmi les gays, pour être omniprésentes, ne sont pas pour autant probantes… Et plus le diagnostic sera posé tard, plus le succès des thérapies sera compromis.

La presse néerlandaise relève que « des milliers d’hommes » sont actuellement infectés par un virus HIV sans le savoir ; et que ce sont autant de vecteurs possibles de contamination.

La presse commente également le fait qu’une certaine amélioration des soins, moins pénibles et moins prenants, ainsi qu’une diminution du taux de mortalité parmi les séropositifs, sont parmi les facteurs qui encouragent les homosexuels à adopter volontairement des conduites à risques.

Frank de Wolf, directeur de HIV-Monitoring est même prêt à demander qu’on brise un tabou en prenant des mesures de prévention directement dirigées vers la communauté homosexuelle. Il propose que les séropositifs commencent immédiatement une thérapie afin de réduire le risque de contaminer un partenaire ultérieur. Et il propose que l’on prête davantage attention aux médicaments capables de protéger les personnes qui veulent malgré tout se livrer à des pratiques sexuelles à risques.

Une autre forme de décadence…

© leblogdejeannesmits.

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