La pilule pour des fillettes de 11 ans…

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Cela se passe en Grande-Bretagne, et c’est une information publiée par le « General Practice Research Database » (organe de recherche officiel sur la pratique de la médecine générale) : plus de 1.000 petites jeunes filles âgées de 11 et 12 ans se sont vu prescrire la pilule contraceptive en 2009 par leur médecin généraliste, la plupart du temps à l’insu de leurs parents. C’est cinq fois plus qu’il y a dix ans…

Et 200 jeunes filles de 11 à 13 ans ont carrément reçu des « vaccins anti-grossesse » à action prolongée, ou des implants contraceptifs.

Ces chiffres résultent d’une enquête systématique à grande échelle auprès de 500 médecins et couvrant un échantillon représentatif de 4 millions de patients.

Malgré le climat de licence sexuelle qui a cours au Royaume-Uni comme dans les autres pays dits « développés », ces statistiques ont été accueillies avec émoi par la presse, d’autant que l’âge légal du consentement à l’acte sexuel reste fixé, outre-Manche, à 16 ans. Mais les médecins sont habilités à prescrire la pilule s’ils estiment leur patiente assez mûre pour avoir des relations sexuelles. Et que pour les filles de 15 ans, le nombre de prescriptions s’élève à au moins 58.000, contre 23.000 en 1999.

Du côté des médecins, on assure qu’il est inimaginable que la pilule puisse être prescrite à la légère à des fillettes aussi jeunes : « Chaque médecin a certainement eu une conversation adéquate avec la jeune fille » et s’il lui établit une ordonnance c’est bien qu’il s’agit là selon lui de la meilleure façon d’avancer, a déclaré le Dr Steve Field, président du Collège royal des médecins généralistes (RCGP). Celui-ci soutient que les chiffres ne révèlent pas une activité sexuelle accrue mais une attitude plus « mature » de la part des jeunes filles qui viennent consulter pour obtenir un contraceptif. Mais il avoue quasiment dans le même souffle que le taux de grossesses et d’avortement chez les adolescentes est « effarant », même s’il estime que ce taux s’améliore grâce à l’éducation sexuelle.

Trevor Stammers, qui fait partie du bureau d’experts de la British Medical Association sur l’éducation sexuelle et qui préside l’Association des médecins chrétiens (Christian Medical Fellowship), estime au contraire que la politique du Royaume-Uni « facilite la sexualisation des jeunes à un âge de plus en plus précoce ». « Si l’éducation sexuelle est introduite à l’enfant primaire comme cela est actuellement proposé, nous verrons encore bien davantage de jeunes filles de onze ans à la recherche d’un contraceptif, et si nous payons nos médecins généralistes pour prescrire des contraceptifs sans en expliquer les risques, nous ne ferons qu’empirer les choses. »

© leblogdejeannesmits.

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