La première femme médecin noire des Etats-Unis était… pro-vie

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Et cela vous étonne ?

Le sourire de Dr Jefferson
Source : MercartorNet

Voici une jolie histoire que j’emprunte à MercatorNet pour marquer ces derniers jours avant Noël d’une note positive, faite de courage et vrai sens du bien. C’est celle de Mildred Fay Jefferson, décédée le 15 octobre dernier à l’âge de 84 ans. Elle était une pionnière dans bien des domaines : première femme noire à obtenir son diplôme de fin d’études à la prestigieuse faculté de médecine de Harvard, elle allait poursuivre sa route d’excellence en devenant la première femme interne en chirurgie à Boston City Hospital, puis la première femme médecin au Boston University Medical Centre.

Mais surtout, dès que les balbutiements judiciaires en faveur de l’avortement légalisé se firent entendre, le Dr Mildred Fay Jefferson s’opposa de tout son être à ce dévoiement de la mission du médecin, prenant une place marquante au sein de plusieurs organismes pro-vie aux Etats-Unis, notamment chez les « Black Americans for Life », et bien d’autres.

C’est dès 1970 qu’elle fit bruyamment ce choix de la vie, au moment où l’American Medical Association décréta qu’il était conforme à l’éthique pour les médecins de pratiquer l’avortement dès lors que, et dans les lieux où la procédure était légale. Elle soutint avec force que c’était là une violation des principes les plus fondamentaux de la sa profession, inscrits dans le serment d’Hippocrate et conformes à la morale judéochrétienne.

Quand survint la décision Roe versus Wade en 1973, par laquelle la légalité de l’avortement était imposée dans tous les Etats de l’Union, le Dr Jefferson se battit contre « le permis de tuer presque illimité » que cette jurisprudence instituait au bénéfice – douteux – des médecins, et elle mit tout de suite en garde contre les conséquences qu’elle pouvait entraîner pour eux :

« Le médecin qui accepte de sa propre volonté de détruire la vie ne pourra plus trouver aucun point d’ancrage pour obtenir le respect de son objection si l’Etat devait contraindre ce médecin-là à détruire la vie », estimait-elle alors. A une autre occasion à cette époque, elle avertissait des risques que courait le droit à l’objection de conscience : les médecins « doivent exercer leurs droits et obligations ou nous deviendrons les premiers esclaves de l’Etat, et vous nous rejoindrez bientôt », disait-elle.

Aussi encourageait-elle les étudiants à créer des groupes pro-vie sur tous les campus.

Ayant elle-même vécu sous le régime de la ségrégation, Mildred Jefferson avait fait preuve de courage pour dépasser sa condition, et c’est à ce titre qu’elle s’impliqua dans le mouvement pour les droits civiques – toujours avec l’avortement en vue. « Plus d’Américains d’origine africaine sont morts dans les avortoires qu’il n’en est mort au cours de toutes les années d’esclavage et de lynchages », disait-elle, parce qu’alors comme aujourd’hui, les tout-petits Noirs américains sont proportionnellement les plus touchés par l’avortement.

« Je suis à la fois médecin, citoyenne, et femme, et je ne suis pas disposée à m’effacer et à permettre au concept de vies humaines dont on pourrait se dispenser transformer notre grand pays dans une réserve exclusive de plus, où seuls les parfaits, les privilégiés et les planifiés ont le droit de vivre. »


© leblogdejeannesmits.

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