L’Australie autorise le clonage humain

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Mercredi, la chambre des représentants asutralienne a voté à mains levées la fin de l’interdiction du clonage humain dit “thérapeutique” pour promouvoir la recherche sur les cellules souches embryonnaires (voir, notamment, Le Salon beige). Quatre jours de débats où les partisans du clonage se sont une fois de plus (et frauduleusement) appuyés sur l’avis de saint Thomas d’Aquin sur le moment de l’animation du foetus, ont abouti à ce vote sans solennité mais dramatique pour le respect de la vie. A la deuxième lecture, la nouvelle loi avait recueilli 82 voix contre 62.

Le Sénat australien l’avait préalablement adoptée à une courte majorité de deux mois.
Les chercheurs australiens pourront désormais cloner des embryons par transfert de noyau de cellule dans un ovule énucléé, pourvu qu’ils les détruisent avant la date, fatidique, arbitraire et donc magique de ses 14 jours d’existence. Pourquoi pas 7, 15 ou 28 ? L’avenir nous montrera sans doute que les chercheurs demandront des délais de plus en plus longs, pourvu qu’ils ne procèdent pas à l’implantation des embryons obtenus. Car pour ce qui est du respect de ces tout petits être humains, il a été officiellement rendu caduc.

Où obtenir les ovules en vue de cette expérimentation destructrice sur l’homme ? Lors de fécondations in vitro, en se servant sur les “surnuméraires”. Mais la loi australienne rend possible une autre procédure : l’exploitation d’ovules prélevés sur des “foetus féminins fruits d’avortements tardifs”, comme l’annonce le Sydney Morning Herald de ce jeudi.

Les débats ont permis l’apparition d’une nouvelle entourloupe sémantique pour noyer la réalité de la destruction embryonnaire : d’aucuns ont parlé d’“embryons non fécondés” pour désigner ceux qui ne sont pas encore implantés – ou détruits.

Plusieurs députés australiens ont pointé du doigt les énormes bénéfices que certaines multinationales espéraient tirer de ces nouvelles recherches immorales et Ron Boswell, président du Sénat australien, a même déclaré que “si les gens connaissaient les détails ils seraient absolument horrifiés”, ajoutant qu’il n’était pas possible de les rendre publics.

Source : ici.

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