Le combat de SOS Tout-petits continue

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SOS Tout-petits appelle à manifester devant l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 82, avenue Denfert-Rochereau, ce samedi 2 avril à 10 h 30, où se pratiquent actuellement quelque 2 500 avortements par an. Ce sera, comme toujours, une manifestation pacifique et priante, de réparation et d’intercession : pour que cessent les crimes de l’avortement, mais aussi pour les mères qui avortent et pour ceux qui pratiquent les avortements.
Il y a un terrible paradoxe dans l’utilisation de cet hôpital pour les « IVG ». C’est en 2009 que le service d’avortements de l’hôpital Broussais a été transféré à Cochin-Saint-Vincent-de-Paul pour créer un grand centre d’« orthogénie », de « contraception IVG », et de planning familial, faisant de ce lieu l’un des principaux lieux de mise à mort des tout-petits de la région parisienne.
Paradoxe parce que ces bâtiments appartenant autrefois à l’Oratoire ont hérité sous le Consulat, en 1802, de l’hospice des Enfants assistés créé par saint Vincent de Paul au XVIIe siècle pour recueillir les enfants abandonnés. Malgré divers déménagements son œuvre avait perduré depuis lors, à Paris ou dans la proche banlieue, recueillant ceux dont la mère ne voulait pas, dont les parents étaient en prison : vraie réponse – soutenue d’emblée par Louis XIII – à une réelle détresse devant laquelle on ne fermait pas les yeux.
En 1942, les « Enfants assistés » changent de nom, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul est né, placé sous le patronage de son premier fondateur.
A mi-chemin entre Port-Royal et la place Denfert-Rochereau, les bâtiments XVIIe de l’hôpital sont toujours au cœur d’un îlot d’œuvres et de congrégations chrétiennes : les Visitandines cloîtrées de saint François de Sales continuent de centrer leur vie sur la contemplation et la prière, l’IPC (Institut de philosophie comparée) n’est pas loin, l’Artisanat monastique vend le fruit des travaux des moines et des moniales de France dans de vastes locaux ; à proximité, toujours, les sœurs aveugles de Saint-Paul.
Et c’est précisément là, comme une ironie volontaire, un défi à l’esprit chrétien qui continue de souffler dans ce coin si tranquille de Paris, qu’est perpétré le massacre des innocents.
On le sait, SOS Tout-petits a choisi de lutter contre l’avortement par le moyen pacifique de la prière, sans agressivité aucune, puisque par l’avortement des êtres créés à l’image et à la ressemblance de Dieu sont tués, des mères souffrent et souffriront bien plus qu’elles ne se l’imaginent, abandonnées à leur détresse par la société et par la loi, et parce que, par l’« IVG », les droits de Dieu sont bafoués.
Cette mobilisation clairement confessionnelle est aussi un mode d’action qui marche.
Si, aux Etats-Unis, de plus en plus d’Etats sont en train d’essayer de revenir sur une jurisprudence pro-avortement encore bien plus affreuse que la loi française, si les jeunes se déclarent désormais majoritairement pro-vie, si des bébés sont sauvés, chaque jour, c’est certainement en raison de l’engagement pacifique et priant de jeunes qui sacrifient tous leurs samedis, ou qui se relaient courageusement, de jour en jour, devant les avortoirs, par tous les temps, pour y prier. Leur témoignage fidèle est bouleversant.
Actuellement se déroulent aux Etats-Unis et dans d’autres pays du monde les 40 Days for Life (40 jours pour la vie) de prière et de jeûne pour faire cesser l’avortement. Toutes les nouvelles sont sur le blog de Daniel Hamiche, Americatho.
Les Parisiens sauront-ils, samedi, montrer qu’en France, cet esprit d’engagement existe aussi ?
• Article paru dans Présent daté du 31 mars 2011.

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