Le vrai visage du Planning familial : entraver les centres d’aide aux futures mères

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Cela de passe dans l’Etat de Washington (ouest des Etats-Unis) : le Planning familial (Planned Parenthood) et NARAL Pro-Choice Washington font pression pour faire passer un loi qui pourrait gravement entraver les centres confessionnels d’aide aux femmes enceintes en détresse. Une infirmière pro-vie, Paula Cullen, doit témoigner contre leur action ce mercredi devant une commission du Sénat de l’Etat, rapporte la Catholic News Agency.

L’attaque du group NARAL (National abortion rights action league, fondé en1968 entre autre par Bernard Nathanson qui depuis a récusé son passé d’avorteur) consiste à dénoncer ces centres comme n’offrant pas un éventail de services complets et à exiger, par voie législatve, qu’ils offrent « des services de santé reproductives répondant aux critères fixés » par le Planning américain et des organismes similaires. Le tout sous contrôle accru de l’Etat.

Parmi les nouvelles obligations de ces centres pro-vie, les lois en discussion prévoient de les obliger à afficher aussi bien sur leurs portes d’entrée et dans toutes leurs salles des affiches annonçant qu’ils ne fournissent pas d’avortements ni aucun service de planification familiale, contrairement aux centres de « Planned parenthood ».

« C’est une manière de décourager n’importe quelle femme qui n’a pas encore fait son choix. Nous disons déjà ce que nous faisons et nous n’exigeons pas des femmes qu’elles signent nos documents » avant de les aider, souligne Paula Cullen.

NARAL a officiellement apporté son soutien à ces dispositions dans un communiqué de presse ainsi libellé : « Des femmes qui ont cherché de l’aide dans ces centres y sont allés croyant qu’elles allaient recevoir des soins médicaux et des conseils non partisans sur leur grossesse de la part de professionnels agréés. En lieu de quoi on leur a donné des informations trompeuses sur l’avortement, la grossesse, la contraception ou les MST, on a refusé de leur rendre leurs dossiers médicaux et on a refusé de leur fournir les documents nécessaires pour l’accès aux soins de santé reproductive. »

Les centres d’aide aux femmes enceintes, médicaux ou non, ont gratuitement assisté 60.000 femmes pou la seule année 2009, apportant une aide matérielle pour l’arrivée de leur enfant à 34.000 d’entre elles, réalisé gratuitement 20.000 tests de grossesse, 6.000 échographies. Au total leurs services gratuits, financés par la générosité de leurs donateurs et de leurs bénévoles, ont permis d’aider des milliers de femmes, d’homme et d’adolescents pour un total de 15 millions de dollars.

Si la loi devait passer, on pourrait peut-être suggérer aux centres de Planning familial d’apposer des affiches annonçant : « Ici nous favorisons (voire, aux Etats-Unis, pratiquons) la mise à mort d’enfants à naître, les méthodes non écologiques de planning familial, la stérilisation hormonale et l’aide aux avortements hors délais. » Mais cela ne les dérangerait même pas. Comme en témoigne à Paris l’actuelle campagne d’affiches du Planning dans le métro…

© leblogdejeannesmits.

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