Les pro-vie espagnols veulent un référendum

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Après des manifestations pacifiques devant des avortoirs, notamment à Madrid, en la fête des Saints Innocents le 28 décembre, les militants madrilènes de « Derecho a Vivir » (droit de vivre) ont de nouveau occupé l’espace public en organisant un pasacalles (marche) de Noël ce dimanche entre la Plaza Mayor et la Plaza de Callao où des milliers de chalands faisaient leurs dernières courses pour les Rois (c’est le 6 janvier que les Espagnols donnent les cadeaux aux enfants). Chantant des cantiques de Noël traditionnels, les jeunes ont distribué aux passants des triptyques décrivant la réalité du projet de loi sur l’avortement qui doit prochainement passer devant le Sénat après son adoption par les députés.

En cette même occasion, « Derecho a Viver » (DAV) s’est associé avec CONCAPA (Confédération catholique de parents d’élèves) pour exiger du gouvernement un référendum sur le projet de loi. Son président, Ignacio Arsuaga, a demandé que soit enfin entendue la voix de la société civile. La porte-parole de DAV, le Dr Gador Joya, a souligné que la « fracture sociale » créée par le loi est « évidente », ajoutant qu’il s’agissait d’un projet qui n’était pas au programme du parti socialiste de Zapatero et qui n’est pas davantage réclamé par la société civile : bien au contraire, les manifestations contre lui ont été spectaculaires et tous les sondages, quelle que soit leur origine, montrent l’opposition d’une majorité d’Espagnols au projet.

Ce qui est certain, c’est que les pro-vie d’Espagne veulent se faire de plus en plus présents.

Dès le lundi 4 janvier, ils ont prévu une nouvelle action spectaculaire en faisant participer un « carrosse » aux couleurs de DAV au traditionnel défilé des Rois mages dans le quartier de Chamartin à Madrid, qui parcourra entre autres l’avenue Pie XII. Le PSOE de Zapatero, par la voix d’une conseillère municipale de Madrid, s’est émue de l’autorisation donnée à DAV en demandant carrément la destitution du conseiller municipal président du quartier, Luis Miguel Boto, qui en est responsable.

« HazteOir » a immédiatement dénoncé cette démarche du « parti de la nouvelle Inquisition espagnole » dont la représentante, Angeles Alvarez, a osé déclarer :

« Le maire autorise la présence d’un carrosse contre les droits reproductifs lors d’un défilé des rois, ce qui suppose une utilisation politique de cette célébration. »

« Derecho a Vivir » a fait savoir par ailleurs que des manifestations publiques de diverses natures seront organisées aussi souvent que possible à l’occasion des quelque 300 événements publics qui marqueront la présidence espagnole de l’Union européenne, « afin que la presse et le public européens entendent la clameur de l’immense majorité de la société espagnole en faveur des droits humains et du droit à la vie ».

© leblogdejeannesmits.

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