Manifs pour la vie en Espagne : par centaines de milliers, aux quatre coins du pays

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L’adoption express de la loi d’avortement en Espagne n’a pas démobilisé les défenseurs de la vie, bien au contraire : ils étaient 600.000 aujourd’hui à défiler dans la capitale, des milliers et des milliers dans les vies de province. Quatre slogans majeurs ont résonné au cours de tous ces défilés : « NON à l’avortement », « le droit de vivre existe », « Femme enceinte, tu n’es pas seule », et surtout : « Nous n’arrêterons pas tant que la loi d’avortement ne sera pas abrogée et que l’on ne protégera pas le droit à la vie ! »

D’après le site HazteOir, qui coordonne toutes ces initiatives et en rend compte au jour le jour (voir ici les comptes-rendus et les multiples photos), la manifestation de Saragosse a réuni des milliers de personnes, avec la présence remarquée de très nombreux personnels sanitaires et d’infirmières surtout, ainsi que d’une association d’aide aux futures mères très active. A Saragosse, des parents ont spécifiquement manifesté pour leur droit d’assurer l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants, dont la loi d’avortement les prive en imposant une information sans repères moraux.

A Salamanque, la magnifique Plaza Mayor était pleine de militants pour la vie.

A Séville, la Plaza Nueva était pleine à craquer et on évoquait, pour cette ville de province de taille moyenne, un chiffre de participation de 12.000 personnes. Toutes les confréries de Semaine Sainte étaient au rendez-vous, ainsi que la fédération des parents catholiques de la ville.

A Valence, 5.000 manifestants ont répondu présent, à Tenerife, aux Canaries, des centaines de familles ont manifesté leur « oui » à la vie. A Barcelone, des milliers de familles ont écouté le porte-parole des Professionnels pour l’éthique en Catalogne promettre qu’elles redescendraient dans la rue tant que les attaques contre l’enfant à naître et l’absence de protection pour les femmes enceintes resteront à l’ordre du jour.

Dans la ville de Santander, ils étaient 3.000, surtout des jeunes, à occuper la principale place de la ville…

A Soria, ils étaient 1.500. A Burgos, 5.000. A Valladolid, 2.000. A Bilbao, 3.000. Et dans la petite et altière Avila, ville de sainte Thérèse, ils étaient 500.

Tous ces chiffres sont ceux rapportés par les journaux…

La liste est loin de s’arrêter là et de bien des villes viennent des messages : « Parlez de nous, nous étions des centaines ou des milliers nous aussi…

« Cette loi est le plus grand attentat commis contre la femme dans toute l’histoire de l’Espagne », a dit Gador Joya de « Derecho a vivir » (Droit de vivre) à Madrid.

« Nous ne sommes pas seuls, ensemble nous obtiendrons l’abolition de l’avortement », a lancé pour sa part Ignacio Arsuaga, porte-parole de HazteOir, après avoir lu un message de soutien du Congrès mondial des familles.

« Ils ont légalisé la peine de mort pour les enfants à naître… »

« Le gouvernement est hypocrite quand il condamne le terrorisme… »

Il y eut aussi des évêques ; à Zamora, à Pampelune, selon les informations actuelles.

L’évêque d’Alcala de Henares, président de la sous-commission épiscopale « famille et vie », a pour sa part appelé les Espagnols à aider les femmes à accueillir la vie mais aussi à rester mobilisés et à bien mettre en réseau leurs actions pour mener ce combat « qui sera long ». A propos du roi Juan Carlos il a signalé que vu la gravité du sujet, celui-ci ne pouvait s’abriter derrière la constitution pour justifier sa signature promulguant la loi de mort, « une coopération matérielle avec le mal ».

© leblogdejeannesmits.

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