Marche pour la vie à Paris : le nombre de participants a doublé

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Plusieurs délégations étrangères participaient à la Marche pour la vie, dimanche à Paris. Un compte rendu et plusieurs entretiens ont été publiés dans Présent daté du 25 janvier. En avant-goût, cet entretien avec la représentante de la Fédération espagnole des associations pro-vie.

Il s’agit d’Alicia Latorre Cañizares, que j’ai interrogée à l’heure où de l’autre côté des Pyrénées des centaines de milliers de manifestants sont capables d’arpenter les rues pour demander le respect de la vie ou pour célébrer la famille. Paradoxe, alors que la nouvelle loi d’avortement espagnole est entrée en vigueur il y a un peu plus de six mois…


— L’Espagne vit depuis juillet sous le régime d’une nouvelle loi d’avortement. Le gouvernement assure que grâce à elle, il y a désormais moins d’avortements. Etes-vous d’accord avec cela ?


— Non, c’est complètement faux. C’est un mensonge. Il y a davantage d’avortements, et en outre on a libéralisé la vente de la pilule du lendemain, qui provoque des avortements chimiques. Maintenant, c’est l’Etat qui paie les avortements. Et il y en a toujours plus, d’autant que la loi a une dimension « éducative » – anti-éducative, plus précisément –, on perçoit l’avortement comme un droit, et cela a multiplié le nombre d’avortements.

— Une récente étude en Espagne démontre que depuis la légalisation de la contraception et sa diffusion de plus en plus importante, il y a eu dans le même temps une augmentation des avortements. Pour certains, ce fut une surprise. Et pour vous ?


— Non. Nous autres, nous savons qu’avortement et contraception sont les fruits du même arbre. On n’avait jamais consommé autant de moyens contraceptifs et il n’y a jamais eu autant d’avortements. Plus il y a de l’un, plus il y a de l’autre, c’est un fait vérifié.

— Est-ce la première fois que vous venez à Paris à l’occasion de la Marche pour la vie ?


— Non, c’est la troisième. Et je voudrais en profiter pour transmettre un message d’encouragement aux Français : je crois que la culture de vie gagne du terrain. En Espagne, nous avons une très mauvaise loi, mais il y a aussi une meilleure conscience sociale de ce qu’est un avortement, et nous avons pu exposer les arguments qui font qu’il y a chaque jour davantage de personnes pour la vie, y compris des personnes qui avaient elle-même participé à l’avortement. Il est important d’exposer des arguments, et aussi de mettre au jour tout le « business » obscur qui se trame grâce à la loi d’avortement.

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