Mères porteuses : vers la phase « industrielle » ?

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Troisième information « BioEdge » du jour : un nombre croissant de couples sans enfants et de célibataires candidats à la parentalité, mais débordés de travail ou pas assez fortunés pour prendre un congé prolongé envoient des embryons congelés en Inde pour les y faire implanter chez des mères porteuses dans le cadre de cliniques de procréation médicalement assistée par fécondation in vitro (FIV – IVF en anglais).

BioEdge signale le cas d’un Américain de 40 ans qui veut devenir père célibataire : il a récemment envoyé à la clinique IVF Melbourne de Gujarat un embryon créé à partir de ses gamètes et d’un ovule acheté à une donneuse américaine. Il a eu le choix de sa mère porteuse, sélectionnée sur données fournies par courriel. Il lui suffira de se rendre en Inde pour signer les papiers légaux, après quoi le transfert aura lieu. En cas de réussite de l’opération, le client pourra se contenter d’un deuxième voyage en Inde après l’accouchement pour récupérer l’enfant.

L’envoi des embryons semble parfaitement au point : congélation des embryons que l’on conserve dans l’azote dans des pailles médicales qui sont transportées avec toutes les précautions nécessaires en l’espace de 3 ou 4 jours vers leur destination en Inde. Prix du transport : 850 à 1.000 euros selon le pays d’origine.   Et l’on économise le prix du transport pour deux personnes, et du séjour de 7 à 10 jours nécessaire à la mise en œuvre du processus, puisqu’il suffit d’un ou deux jours de séjour en Inde pour une seule personne. De plus, les futurs parents peuvent économiser les jours de congé qu’il leur faudrait prendre pour se rendre en Inde. Economie de temps, d’argent – et pourquoi pas de CO2 tant qu’on y est ?

© leblogdejeannesmits.

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