Mexique : un évêque met en garde contre les « testaments de vie »

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Le risque aujourd’hui est peut-être moins l’euthanasie directe, évidente aux yeux de tous, que l’euthanasie sournoise, déguisée. Au Mexique, Mgr José Martin Rabago de Leon, Guanajato, vient de mettre en garde ses fidèles contre les dangers d’une législation sur les « testaments de vie » actuellement en voie d’adoption dans cet Etat. Modelé sur des lois existant déjà dans plusieurs pays anglo-saxons, et en France sous le nom de « directives anticipées », ce texte permet à chaque individu de signaler quels sont les traitements qu’il refuse en cas de maladie en phase terminale, s’il n’est pas en mesure de le faire à ce moment-là.

A priori – et c’est ainsi que le patient ordinaire le comprend – il s’agit de refuser toute forme d’acharnement thérapeutique, tout traitement extraordinaire que l’état du malade ne justifierait pas, ou alors au prix de souffrances inutiles.

Mais le risque existe, signale l’archevêque, de voir les testaments de vie utilisés pour imposer des euthanasies déguisées, en ne marquant pas clairement la limite entre l’« orthothanasie », qui consiste à ne pas soumettre les malades en fin de vie à des soins extrêmes, et l’euthanasie qui est le fait de les tuer intentionnellement. « L’application de l’orthothanasie exige certainement des éléments médicaux et juridique très précis pour éviter tout abus, et pour empêcher qu’elle ne se transforme en une sorte d’euthanasie déguisée ».

Pour cela il faut que le législateur sache s’entourer de bons experts et qu’il trouve « une formulation assurant le respect du caractère sacré de la vie humaine et de la dignité des gens ».

Le risque, a ajouté un porte-parole du diocèse, est de pouvoir refuser tout traitement en cas de maladie, entraînant une forme de suicide.

De fait aujourd’hui la pratique de la sédation palliative et du refus des soins ordinaires (l’eau et la nourriture) sont en train de brouiller les frontières entre l’euthanasie et les soins proportionnés.

Source : LifeSite.

© leblogdejeannesmits.

1 comment

  1. De toute façon, que reste-t-il à vivre à ces personnes qu'on garde en vie artificiellement de toute façon?

    C'est vraiment à se demander de quoi se mêlent ces prélats et ce qu'ils tiennent tant à préserver hormis le dogme construit…

    À quand une sérieuse considération humaine au-dessus du dogme? C'est comme si tout cet aspect, et le premier en cause – était évacué au nom d'on ne sait quoi au juste… La volonté de Dieu?

    Dites-moi que ce n'est pas sérieux!?

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