ObamaCare : la contraception gratuite et la peine des mères (2)

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En réponse à la tribune dans CNN d’Alan Sonfield du Guttmacher Institute (post précédent), LifeSiteNews publie aujourd’hui la réaction d’une infirmière diplômée, mère de neuf enfants, Jenn Giroux. Elle est depuis peu la directrice exécutive de HLI America, le nouveau programme de Human Life International destiné à éduquer l’Amérique sur les dommages physiques, émotionnels et spirituels de la contraception, et les beautés de la maternité. C’est un texte qui met en évidence bon nombre de faits généralement occultés à propos des contraceptifs et notamment de la pilule, en démontant chacun de ses arguments. Je vous en propose ma traduction.

Sonfield prétend que l’accès à la contraception va de pair avec des bienfaits médicaux, sociaux et économiques incalculables. C’est l’inverse qui est vrai.

Les résultats incontestables d’études médicales confirment que le recours à la pilule augmente le risque et l’incidence du cancer du sein, du cancer cervical et du cancer du foie chez les femmes. Avant la pilule et l’usage massif de la contraception on connaissait cinq maladies sexuellement transmissibles. Aujourd’hui on en compte plus de trente. Les soins seront-ils gratuites pour les 50 millions et plus d’hommes et de femmes américains qui sont enregistrés comme présentant un herpès génital incurable (source : Statistique et surveillance des MST, Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies). Et quid de la santé de jeunes filles sans méfiance qui aujourd’hui utilisent des contraceptifs hormonaux pendant quatre années pleines avant leur première grossesse menée à terme ? Est-ce pour elle un « bénéfice pour la santé » de présenter un risque accru de 52 % de développer un jour un cancer du sein (Mayo Clinic Proceedings)  Je ne le crois pas.

Côté social, il résulte clairement du comportement avoué de ceux qui ont précocement accès à la contraception qu’ils entament les relations sexuelles plus tôt. Si M. Sonfield ne s’était pas borné à citer des études sélectionnées de son employeur, il aurait révélé que la recherche de Guttmacher elle-même confirme que 60 % des femmes recourent à l’avortement en raison d’une contraception ratée. C’est pourquoi, toujours et sans exception, plus de contraception entraîne plus d’avortements. La contraception constitue le système d’alimentation de l’avortement – et Guttmacher, comme le Planning familial et Obama, le savent.

Et combien ironique est la mention des objectifs « Personnes en bonne santé 2010) pour justifier la promotion de la contraception (dont plusieurs formes sont connus comme étant abortives). Sur le plan social, un rapport récent de chercheurs de la Wharton School of Business confirme que les mères sont plus malheureuses aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été. Il affirme : « Si la pilule améliorait la maternité, alors on s’attendrait à ce que les mères soient plus heureuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1972, avant la chute spectaculaire de la natalité qui alla de pair avec la diffusion de la contraception. Au contraire, entre 1972 et 2006, le bonheur des mères américaines a chuté de façon tout aussi spectaculaire. » Voilà qui aide à identifier le phénomène très répandu de « regret post-contraceptif » que ressentent des femmes dans leur cœur, partout aux Etats-Unis, pleurant les enfants que Dieu voulait pour elles et que très consciemment elles ont empêchés ou avortés.

Avec plus de 50 millions d’avortements surgicaux, plus quelque 250 millions d’avortements estimés résulter de la contraception hormonale, et près de 20 millions de nouveaux cas individuels de MST documentés chaque année aux Etats-Unis, il est temps que les partisans du propre organisme de recherche du Planning familial, le Guttmacher Institute, soient tenus pour responsables devant les contribuables de dire les faits réels.

Des femmes et des jeunes filles ne doivent pas être entraînés à tort dans un style de vie contraceptif qui entraîne plus de coûts médicaux et de douleur émotionnelle que de bénéfices qu’il prétend apporter. Il est temps qu’on focalise de nouveau l’attention sur la plus importante ressource des Etats-Unis : les enfants.

M. Sonfield osera-t-il le contester ?

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