Pour qui travaillent les femmes ?

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Quelle est la proportion de nos revenus qui alimentent les caisses de l’Etat et autres instances d’assurance obligatoire ? Enorme : souvent près de la moitié des salaires, toutes charges salariales et patronales comprises ; à cela il faut ajouter les taxes directes et indirectes (aucune famille n’échappe à la TVA, ni à la taxe sur les produits pétroliers), et les taxes locales pour tous et l’impôt sur le revenu pour beaucoup, et j’en passe bien sûr.

Il est devenu très difficile pour une famille « normale » de subsister sans l’apport d’un deuxième salaire. Celui de la mère. Obligée à travailler, souvent conduite à limiter le nombre de ses enfants.

Et pour payer quoi ? Les prélèvements obligatoires citées ci-dessus !

Ou, comme l’écrit ici David Warren, éditorialiste à Crisis Magazine (dans un article intitulé « Motherhood ») : quelle que soit la force de l’instinct de procréation, « il semble avoir été emporté par les politiques étatiques qui rendent obligatoire le modèle des familles à deux salaires, en portant le poids de la taxation à un tel niveau que dans la plupart des pays de l’OCDE, l’un des revenus sert à faire vivre la famille, et l’autre à faire vivre le gouvernement ».

Je n’y avais jamais pensé !

Dans cet article, David Warren commente la chute dramatique de la fécondité dans les pays développés à partir d’un document de l’OCDE qui cherche à déterminer les solutions politiques (ou plus exactement les politiques de subventions publiques pour soutenir la démographie, au moyen de taxes de plus en plus lourdes) de nature à combattre la dénatalité.

Il conclut : « Sur cet arrière-plan esquissé plus haut, une proposition de premier plan commence à se préciser. La maternité est la clef pour se battre en catholiques dans les tranchées laïques. La clef, parce que nous possédons en vérité le secret qui permettra de sauver l’Occident de l’extinction. C’est notre affaire de contester directement les pré-supposés économiques, idéologiques et bureaucratiques qui ont détourné la maternité de sa gloire et de ses conquêtes pour en faire une grise question économique.

Via Lifesite.net.

2 comments

  1. cathosympa

    Oui ! et même plus, en obligeant la mère à travailler, on soustrait ses enfants à son éducation : direction la crèche, puis la maternelle, puis… bref, toutes ses structures où l’enfant va être éduqué par d’autres que ses parents (qui rentrent “claqués” le soir par ailleurs…). Il y a aussi, je pense, une volonté déclarée de vouloir abattre l’idée de puissance paternelle… dans son propre foyer.

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