Référendum du 11 février : un cardinal de curie s’exprime

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Dans un entretien accordé à l’agence Ecclesia, organe officiel de l’Eglise catholique au Portugal, le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a dit clairement qu’il souhaite la victoire du non (traduction intégrale par mes soins) :

J’espère de tout cœur, comme homme, comme chrétien et comme Portugais, que mes compatriotes refassent lors du prochain référendum ce qui a été fait il y a neuf ans, lorsque le “non” l’avait emporté.

Pourvu que cette fois-ci encore, l’on dise oui à la vie et non à la mort, c’est-à-dire à l’avortement. La vie est le don le plus précieux que nous recevons de Dieu et elle ne peut être supprimée, ni à son début, ni lorsqu’elle arrive à sa fin naturelle.

Personne n’a le droit d’empêcher que la vie surgisse et qu’elle se développe. Faire cela, c’est commettre un homicide. Seul Dieu est le Seigneur de la vie, aucune créature ne peut s’arroger un tel droit.

Ecclesia demande alors si le cardinal estime important que l’Eglise s’exprime à ce sujet, même si elle est pour cela critiquée.

Je pense qu’il est extrêmement important que l’Eglise exprime clairement sa pensée sur le thème de l’avortement, c’est son devoir de le faire. Elle est au service de l’homme et de ses valeurs fondamentales, parmi lesquelles la plus grande est sans aucun doute la vie, dans sa dignité et dans son caractère sacré.

L’Eglise pècherait par omission si elle ne le faisait pas : les fidèles ont le droit d’être éclairés sur une matière qui est d’une importance vitale pour l’homme et pour la société d’aujourd’hui. A ce droit correspond, c’est logique, le devoir des pasteurs d’exposer, sans peur de subir la critique des défenseurs de la libéralisation de l’avortement, la vraie pensée de l’Eglise à ce sujet.

Ecclesia : L’avortement est-il une avancée de civilisation, comme l’affirment les défenseurs de sa libéralisation ?

La suppression de la vie d’être innocents ne pourra jamais être considérée comme une véritable avancée de civilisation. C’est une thèse inadmissible, tant du point de vue chrétien, que du point de vue purement humain.

Il faut éviter toute et n’importe quelle ambiguïté en une matière aussi délicate que celle-ci. Le vrai signe du progrès social et culturel serait l’élaboration et l’application d’une saine politique familiale qui aide à résoudre les nombreux problèmes que beaucoup de familles d’aujourd’hui recontrent dans leur vie de tous les jours.

Ecclesia a demandé enfin si le référendum a été suivi au Vatican.

Evidemment, le référendum qui va avoir lieu au Portugal est l’objet de conversations, ici, entre nous, comme il en va de tout ce qui concerne l’homme et la vie dans n’importe quelle partie du monde. Ainsi, les gens du Vatican ont accompagné ce référendum et nous espérons tous, ici, que gagne encore cette fois le « non » à l’avortement.

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