Royaume-Uni : de plus en plus de femmes utilisent des implants contraceptifs

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Une enquête des services de la santé britannique révèle que le nombre de femmes utilisant des implants hormonaux contraceptifs a quintuplé au cours des cinq dernières années. La NHS Information Centre assure que le nombre d’implants est passé de 16.600 en 2005 à près de 82.000 cette année, séduisant de plus en plus de jeunes femmes et d’adolescentes. Elles sont près de 10 %, dans le groupe des 16 à 19 ans utilisant une forme de contraception, à déclarer préférer l’implant qui demeure efficace pendant 3 ans, contre 1 % il y a cinq ans.

La NHS cite des médecins disant tout le bien qu’ils pensent des implants, plus efficaces que le préservatif ou la pilule – notamment sur le plan économique. Il faut certes compter 90 livres sterling (environ 105 euros) pour l’insertion, mais leur durée de vie de 3 ans et les économies réalisées sur l’avortement, voire les soins prénataux en font un choix plus intéressant…

Sur les 887.500 femmes interrogées lors d’une visite à une clinique de santé sexuelle, 81.900 étaient « équipées » d’un implant, dont la moitié âgées de 24 ans ou moins. 25.000 avaient moins de 20 ans, et parmi celles-ci, 4.500 avaient 15 ans ou moins…

« Infiniment » plus efficaces pour empêcher une grossesse que le préservatif, et « 100 fois » plus efficaces que la pilule (selon un conseiller dans une clinique de santé sexuelle à Bristol cité par The Guardian), les implants sont de plus en plus populaires notamment grâce à la promotion qui leur est faite par les infirmières scolaires, et par la NHS qui les estiment plus économiques.

D’aucuns s’inquiètent de ce que cette contraception quasi-permanente n’induise des comportements à risques par rapport aux maladies sexuellement transmissibles (MST) que la contraception hormonale n’empêche pas – pour être précis, il faudrait même souligner qu’elle l’aggrave en rendant la femme plus vulnérable à la contamination, mais ça, on ne vous le dira jamais du côté des « contracepteurs ». Mais « les femmes assez responsables pour choisir cette forme de contraception seront également assez intelligents pour utiliser un préservatif pour empêcher la contamination », assure Kate Guthrie, gynécologue à Hull.

De façon générale, les méthodes de contraception de longue durée sont à la hausse au Royaume-Uni, d’après l’étude : 25 % des femmes – contre 18 % en 2005 – y ont désormais recours. Il s’agit, outre les implants, des stérilets (systématiquement abortifs) et des injections hormonales.

L’étude ne parle pas des effets secondaires des implants qui vont de l’absence totale de règles pendant plusieurs années aux saignements quotidiens et de la prise de poids spectaculaire aux dépressions accompagnées de crises d’angoisse et de pulsions suicidaires.

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