Sara Lawrence : un enfant plutôt qu’un titre de Miss World

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A 22 ans, un titre de Miss Jamaïque en poche et un capital sympathie dont elle a pu mesurer le poids lors de sa participation à la compétition « Miss World » en Pologne où elle finit 6e, fin 2006, Sara Lawrence avait de multiples raisons d’être satisfaite de son sort.
Patatras : au terme de ce que ses parents ont appelé une « indiscrétion » (en termes moins gazés : une faute morale), et le comité d’organisation, une « erreur de jugement », Sara s’est trouvée enceinte. Aucune Reine de beauté n’a le droit de conserver sa couronne dans cet état. Il y avait une porte de sortie, une solution pour ne pas renoncer à l’année champagne qui allait prendre fin en août (le bébé était annoncé pour septembre 2007) : l’avortement.
Eh bien, Sara Lawrence a dit non. Il y a une semaine, elle s’est présentée spontanément devant le comité organisateur du concours Miss Jamaica pour lui remettre sa couronne, ses invitations, ses voyages, ses engagements en faveur des orphelins du sida.
« Je renonce à ma position de Miss Jamaica World 2006, ayant pris la décision profondément personnelle de faire face à mes responsabilités, en tant qu’une personne qui s’attend à devenir mère plus tard cette année. »
La jeune femme est pleinement soutenue par le père de son enfant, et aussi par ses parents qui ont déclaré « regretter son indiscrétion » mais qui ont tenu à l’asssurer de leur volonté de l’aider et de la guider « pendant cette période difficile ».
Elle a déclaré lors d’une interview à un quotidien jamaïcain, The Observer : « Il est de mon devoir moral de faire ce que je crois éthiquement correct et de suivre ce que je crois dans mon cœur être juste. »
Après ses études à Immaculate Conception High School (école catholique que je salue bien bas au passage…), Sara Lawrence a obtenu une bourse d’excellence pour étudier la biologie dans une faculté féminine de Virginie (USA). Elle espère pouvoir y poursuivre ses études, après la naissance de son enfant, en vue de devenir gynécologue-obstétricienne.
D’anciennes Miss Jamaïque ont commenté ces péripéties : pour Cindy Breakespeare (Miss World 1976), « le fait de mettre une nouvelle vie au monde est clairement aujourd’hui sa plus grande joie et son engagement le plus important ». Miss World 1993, Lisa Hanna, estime quant à elle : « Les enfants sont une bénédiction et je lui souhaite tout ce qu’il y a de meilleur. »
Il y a des jours, comme ça, où l’on se dit que tout n’est pas pourri…

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