Ted Turner prône la politique mondiale de l’enfant unique

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A Cancun, nous apprend LifeSite, alors que l’on cherchait par tous les moyens à refroidir la planète ou à l’empêcher de se réchauffer (brr, je grelotte ces jours-ci à Paris) le millionnaire Texan Ted Turner a trouvé la solution, à vrai dire pas originale dans le milieu mais annoncée ici avec le poids des dollars en plus.

Le fondateur de CNN a radicalisé encore son discours (déjà très fort de café pourtant, voir ici et ici) en proposant la mise en place d’une politique internationale de l’enfant unique similaire à celle que a cours en Chine. Il ajoutait – comble du cynisme – que dans ce cadre, les pauvres pourraient vendre leurs droits de fertilité et tirer ainsi profit du fait de ne pas procréer.

Il faut des solutions radicales, a-t-il insisté : « Si nous devons exister ici (en tant qu’espèce) d’ici à 5.000 ans,  nous n’allons pas y arriver à 7 milliards. »

Ce fan de la politique de l’enfant unique en Chine – dont il ose assurer qu’elle se mène sans contrainte et sans « mesures draconiennes » – n’est donc pas partisan de la contrainte, juste d’une espèce d’horrible loi du marché où l’intérêt primerait tout (et où les amendes, sans doute, atteindraient plusieurs fois les salaires annuels des contrevenants, comme cela se produit en Chine).

Ted Turner était l’invité d’un déjeuner organisé à l’initiative de l’économiste Brian O’Neill du Centre américain pour la recherche atmosphérique qui y présentait une étude sur l’impact de la démographie sur les émissions de gaz à effet de serre.

L’honnêteté oblige à dire que les propos de Turner, et même le thème de la conférence se situent en marge des discussions, car ils renvoient une mauvaise image des discussions sur le climat. O’Neill tenta ainsi d’édulcorer la proposition en affirmant qu’il suffisait de mieux diffuser la contraception pour commencer à faire baisser la population (chose à laquelle s’emploie Ted Turner avec son immense fortune).

The Globe and Mail rapporte que l’ancienne présidente irlandaise, Mary Robinson, qui semble avoir été présente au déjeuner sans doute en tant que membre du groupe des Global Elders (anglais signifiant les anciens, ou sages, universels), créé par Nelson Mandela afin de promouvoir la paix et les droits de l’homme dans le monde, trouvait ses propos trop radicaux et capables d’avoir l’effet inverse de celui recherché : « Si nous faisons tout cela dans le mauvais sens, nous pouvons diviser le monde. Beaucoup de gens du monde du climat pourraient communiquer très mal sur cela. »

Ben oui, c’est la manière qui la gêne, pas le fond.

© leblogdejeannesmits.

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