Tuer pour soigner : A Necker, on assume…

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J’aime bien ce blog pro-vie canadien : ciel-bleu.blogspot, où je viens de trouver cette information publiée en France par le gratuit Metro passée très largement inaperçue. Et pourtant… Le quotidien annonçait, le 23 avril, un documentaire sur les soins qu’il est possible d’apporter aux enfants in utero – ou de ne pas leur apporter, puisque l’avortement dit « médical » est autorisé en France jusqu’au terme de la grossesse.

« Ils ne sont pas encore nés mais ce sont déjà des petits patients. Grâce aux progrès de la médecine, il est possible aujourd’hui de déceler d’éventuelles malformations ou une maladie rare chez un fœtus. 

« Si on peut parfois le soigner et éviter des complications futures, il arrive aussi que la médecine soit impuissante face à ce qu’elle voit. “C’est la seule branche de la médecine où on considère que tuer un individu est un traitement. C’est un poids que nous acceptons de porter”, explique le professeur Yves Ville, chef de service à la maternité de l’hôpital Necker. »

Voilà qui a le mérite de la franchise. Glaçante…
Voici la source d’origine : c’est ici, avec un commentaire sur le caractère « déchirant » des décisions amenées par la découverte d’une anomalie grave sur le fœtus.
Le documentaire « Consultation in utero » de Juliette Cazanave n’est plus accessible en libre accès sur Arte mais on peut en avoir un aperçu ici. Où l’on nous explique que la nouvelle « souplesse » offerte par le diagnostic prénatal de plus en plus affiné et l’absence de délais légaux pour éliminer le bébé non conforme ouvrent la porte à de « cruels dilemmes ». « En filigrane, se pose la question de notre acceptation de l’anomalie. “Il y a des gens pour qui avoir une main en moins, c’est grave et d’autres pour qui ce n’est pas vraiment un problème”, souligner Alexandra Benachi, gynécologue obstétricienne à Necker. (…) “Si nous voulons maîtriser la nature, savoir et décider, peut-être faut -il en accepter les conséquences.” »

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