Ukraine : l’enquête interdite

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Irina Bogomolova, membre du Parquet de Kiev, vient d’être démise de ses fonctions alors qu’elle venait d’ouvrir une procédure d’enquête dans toutes les maternités d’Ukraine à la suite d’allégations d’exploitation de nouveau-nés en vue d’y récupérer des cellules souches et des organes. Selon le Daily Telegraph de dimanche elle a affirmé que son éviction avait eu une motivation politique, les autorités voulant dissimuler l’amplitude de ce trafic. Elle a précisé qu’elle soupçonnait la corruption d’avoir atteint les plus hautes sphères, permettant ainsi de stopper net une investigation générale.

L’affaire a pourtant été prise au sérieux par le Conseil de l’Europe qui doit entamer en février une enquête à propos d’allégations selon lesquelles des nouveau-nés ainsi que des prématurés ont été tués pour fournir en « matériaux » le marché noir qui alimente les programmes de recherche médicaux et cosmétiques. Certes une première enquête européenne n’avait pas abouti en 2004, faute de preuves, mais il semble qu’on dispose maintenant de témoignages de jeunes mères affirmant qu’elles ont donné naissance à des enfants vivants qui leur ont été enlevés sur-le-champ. Et s’il s’agit d’une rumeur, elle se trouve alimentée par un nombre troublant de documents, comme la vidéo d’une exhumation sur un terrain hospitalier qui a permis la mise au jour de 30 cadavres de bébés qui semblent avoir été démembrés.

Selon la fédération ukrainienne des familles nombreuses 300 cas de disparitions de nouveau-nés ont été répertoriés.

Source : ici.

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