Un cinquième des femmes jeunes ont utilisé la pilule du lendemain au Royaume-Uni

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20 % des femmes âgées de 18 à 35 ans ont eu recours à la pilule du lendemain au Royaume-Uni au cours de 2010, révèle une enquête menée auprès de 3.000 personnes par la Co-Operative Pharmacy. Bon nombre d’entre elles avaient eu un rapport sexuel « non protégé » alors qu’elles avaient consommé de l’alcool à haute dose ou un stupéfiant. Quelque 250.000 femmes, selon la projection de l’enquête, ont mêle utilisé une pilule du lendemain trois fois ou davantage au cours de 2010, étant entendu que parmi les sondées âgées de 18 à 21, une sur cinquante avoue avoir utilisé cette molécule très fortement dosée en hormones pour un « moyen habituel de contraception ».

Ces chiffres pourraient bien être plus importants encore chez les plus jeunes si l’on en croit Marie Stopes International, association qui diffuse la contraception et fournit des avortements : elle estime qu’une femme sur quatre âgée de 16 à 24 ans a déjà eu recours à la « contraception d’urgence ».

Mais l’association de pharmaciens qui ont commandité l’étude soulignent qu’une telle utilisation de la pilule du lendemain n’est pas sans danger : « Ces femmes soumettent leur santé à des risques inconsidérés », assur Mandeep Mudhar, chef de développement du National Health Service auprès de la Co-Operative Pharmacy. Il souligne notamment que la pilule du lendemain n’empêche pas la transmission de maladies sexuellement transmissibles ; de fait, les femmes interrogées avouent à raison d’une sur six avoir cotracté une MST. Près de 500.000 nouvelles infections sont de fait recensées en Grande-Bretagne chaque année.

Près de 50 % des femmes utilisent la pilule hormonale « quotidienne » qui, selon son dosage, peut prioritairement empêcher l’ovulation ou rendre l’utérus hostile à nidation, provoquant en ce cas un avortement très précoce en cas de fécondation. Pour la pilule du lendemain, très fortement dosée, le modus operandi est le même et beaucoup de ses utilisatrices ne sauront jamais si la pilule avalée au lendemain d’une aventure imprudente n’a pas abouti à supprimer une toute petite vie humaine, si l’leffet bloquant l’ovulation n’a pas fonctionné ou si l’ovulation a déjà eu lieu.

La NHS travaille maintenant sur la diffusion accrue des contraceptifs de longue durée, dont la popularité va déjà croissant, tout en recommandant de le pas omettre d’utiliser le préservatif pour prévenir les infections par MST.

La NHS trouve peut-être aussi la note salée, puisqu’elle dépense plus de 2 millions d’euros par an pour rembourser la « contraception d’urgence » : 250.000 prescriptions ont été remboursées en 2010, et un nombre encore plus important de femmes ont acquis les comprimés en vente libre.

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