Promouvoir la contraception pour être plus riche
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Promouvoir la contraception en Afrique « c’est garantir un meilleur avenir des jeunes ». Telle est le thème de la 5ème rencontre annuelle de Ouagadougou, dont le « but est d’accélérer l’utilisation des services de Planification Familiale » dans 9 pays d’Afrique francophone.

Une rencontre à l’occasion de laquelle l’épouse de Bill Gates s’est engagée aux côtés du planning familial.

Les termes sont assez clairs. Un enfant avant d’être un don est une charge. Nous pourrions objecter qu’être parent c’est être responsable et donc limiter son nombre d’enfants est un acte responsable. La question derrière cette responsabilité est de savoir si, effectivement, les méthodes proposées par le planning familial sont, elles, responsables. Or telle est bien l’écueil de cet organisme qui au contraire déresponsabilise et prône des méthodes irresponsables et immorales.

 

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Tribune – IVG – Le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception
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Nous vous le signalions hier, le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception.

 

Voici la tribune de Claire de La Hougue et Grégor Puppinck dans Valeurs Actuelles. Ils ont participé à la rédaction de l’ouvrage « Droit et prévention de l’avortement en Europe », LEH Edition, qui paraît cette semaine.

 

« La contraception permettrait d’éviter les grossesses non désirées et, en conséquence, les avortements ». Cet argument, qui a soutenu la politique des gouvernements successifs depuis l’adoption des lois Neuwirth et Veil, n’est pas confirmé par les données statistiques qui révèlent au contraire une corrélation proportionnelle entre taux de contraception et d’avortement.

Alors que des États dans lesquels la contraception est largement diffusée connaissent toujours un nombre élevé d’avortements, d’autres qui ont moins recours à la contraception, sont parvenus à contenir voire réduire considérablement ce nombre.

Parmi les pays d’Europe occidentale qui ont le plus fort taux de couverture contraceptive, dépassant 70 % des femmes en âge de procréer, figurent la France et les pays scandinaves, le record étant détenu par le Royaume-Uni qui dépasse 80%.

Or en France, non seulement le nombre d’avortements ne baisse pas mais il a tendance à augmenter : il est passé de 206 000 en 2003 à plus de 216 600 en 2013 selon l’INED ; dans la même période, le taux d’avortements, c’est-à-dire le nombre d’avortements pour 1000 femmes en âge de procréer, est passé de 14,2 à 15,3‰, voire même à plus de  18‰ en Ile-de-France.

Il en est de même en Suède où le nombre très élevé d’avortements continue à augmenter, passant de 17,2 ‰ à 20,2 ‰ entre 1983 et 2014, et atteint même 29,6 ‰ chez les 20-24 ans. Le Royaume-Uni a aussi un nombre et un taux d’avortements élevés (plus de 16‰ au total et 28,7‰ à 21 ans), et 38 % d’avortements répétés.

En revanche, des pays qui connaissent une moindre diffusion de la contraception ont un nombre d’avortements faible et en baisse. Ainsi, le taux d’avortement en Italie est l’un des plus bas d’Europe : il a été réduit de plus de moitié entre 1982 et 2013, le nombre d’avortements passant de 234 801 à 102 644 par an.

Il y a ainsi une corrélation entre taux de contraception et d’avortement. Cela s’explique par le fait que la majorité des femmes qui ont recours à l’avortement étaient sous contraception lorsqu’elles sont tombées enceinte.  En France, l’Inspection générale des affaires sociales observait en 2010 que « 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception, et dans 42 % des cas, cette contraception reposait sur une méthode médicale, théoriquement très efficace (pilule ou stérilet) ». Les chiffres sont comparables au Royaume-Uni.

Il apparaît ainsi que le développement de la contraception ne permet pas de réduire l’avortement en-deçà d’un seuil proportionnel au taux d’échec de la contraception. S’il y a effectivement moins de grossesses non désirées proportionnellement au nombre de rapports sexuels du fait de la contraception, le nombre de grossesses « non prévues » reste élevé et constitue un tiers des grossesses, bien que, dans 4 cas sur 10, les femmes concernées utilisaient une contraception à forte efficacité théorique. Parmi ces grossesses « non prévues », une plus grande proportion d’entre elles est interrompue par un avortement : quatre sur dix en 1975, contre six sur dix aujourd’hui, ce qui explique le maintien de l’avortement à un taux élevé. Le recours massif à la contraception accroît ainsi les comportements à risque, il exclut psychologiquement, mais pas biologiquement, le fait de devenir parent, et conduit à l’avortement.

L’utilisation massive de la contraception, comme de toute autre technologie, donne l’illusion de contrôler la nature et de pouvoir éviter les conséquences naturelles d’une relation sexuelle. Dès lors, l’éducation sexuelle à l’école est inadaptée lorsqu’elle réduit le sens de la responsabilité à l’usage de la contraception et du préservatif. Enseigner qu’une sexualité responsable consiste principalement dans l’usage de moyens techniques permettant d’éviter d’avoir à assumer les conséquences naturelles de ses actes est une forme d’éducation à l’irresponsabilité.

Ce « paradoxe de la contraception » explique aussi pourquoi l’avortement augmente en particulier chez les jeunes qui auraient surtout besoin d’une éducation à la responsabilité. L’exemple d’autres pays européens montre que c’est possible.

Info – IVG – Le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception
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Le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception. La contraception ne permet pas de réduire l’avortement en-deçà d’un seuil proportionnel au taux d’échec de la contraception. Selon l’IGAS : 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception.

 

Source ECLJ (tweet en réponse à l’émission de RTLMatin ce 26 septembre 2016)

Info – Norvège – Premier procès pour le droit à l’objection de conscience
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En Norvège, le Docteur Jachimowicz a été licenciée pour avoir refusé la pose d’un stérilet par objection de conscience. Elle a entrepris cet été une action en justice pour contester cette décision. Il s’agit d’une première dans ce pays.

 

En décembre 2015, le Docteur Katarzyna Jachimowicz, médecin généraliste en hôpital « a été démise de ses responsabilités après avoir refusé de poser en stérilet à une femme ». Pour elle, « ce dispositif peut se révéler abortif puisqu’il empêche la nidation de l’embryon déjà conçu dans l’utérus ». Mais l’hôpital a refusé son argument. Pourtant, employée dans cet hôpital depuis 2010,« un accord avait été conclu avec ses confrères, prévoyant qu’elle n’orienterait pas ses patients vers l’avortement, ni vers des méthodes abortives ».

 

La loi norvégienne, modifiée récemment, « prive les médecins de la clause de conscience lorsqu’il s’agit de prescrire une méthode contraceptive quelle qu’elle soit », y compris l’insertion de Dispositif Intra Utérin « que le gouvernement norvégien ne considère pas comme ayant un effet abortif ».

 

Le Docteur Jachimowicz a reçu le soutien de plusieurs associations. Pour le Docteur Vegard Wyller, professeur à l’Université d’Oslo, ce cas d’objection de conscience est « typique » mais l’issu du procès est imprévisible : « si le médecin concerné reste en poste malgré ses opinions, cela signifie que l’État emploie une personne opposée aux idées libérales en matière d’avortement et de contraception. Si elle est licenciée, cela signifie que l’Etat contrevient à ses idéaux de liberté, et se montre discriminatoire et intolérant ».

 

Source Généthique

 

Une pétition est ouverte sur citizenGo pour la soutenir et soutenir e droit à l’objection de conscience

Brève – Ile-de-France : une lycéenne sur dix a déjà avorté
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Le nombre d’avortements est en forte hausse chez les jeunes. C’est ce que révèle la dernière enquête de la Smerep. Les étudiantes sont autant touchées que les lycéennes.

Pas moins de 6% des lycéennes françaises ont déjà eu recours au mois une fois à une interruption volontaire de grossesse (IVG) et parfois même deux fois pour certaines. Un chiffre qui grimpe lorsqu’il s’agit des jeunes adolescentes en Ile-de-France puisqu’une lycéenne sur dix y aurait déjà subi une IVG. C’est l’un des constats alarmants que dresse l’étude commandée par l’organisme de sécurité sociale étudiante Smerep. L’enquête, parue le lundi 5 septembre dernier, a été menée par OpinionWay auprès de 507 étudiants de toute la France et 707 en Ile-de-France et de 403 lycéens sur tout le territoire et 368 d’Ile-de-France.

Une lycéenne sur cinq a déjà eu recours à une contraception d’urgence

Ainsi, malgré les opérations de prévention, de plus en plus nombreuses dans les lycées et universités, plus d’une lycéenne française sur cinq déclare avoir déjà eu recours à une contraception d’urgence, autrement dit, à la pilule du lendemain. Et 7% d’entre elles y ont déjà eu recours deux fois et 2% plus de 5 fois. Un chiffre qui grimpe encore nettement lorsque l’on se concentre sur la population lycéenne francilienne : près d’un tiers des lycéennes d’Ile-de-France (31%) déclare avoir déjà pris la pilule du lendemain.

Source : le Figaro

Info – Ordre des pharmaciens – La clause de conscience inquiète Marisol Touraine
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La consultation des pharmaciens à propos de la clause de conscience (cf. L’Ordre des pharmaciens élabore son nouveau Code de Déontologie) a provoqué des remous, « symptômes évocateurs de tensions profondes », analyse Jean Yves Nau.

 

L’article du projet de code de déontologie qui alimente le débat est le suivant : « Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique ».

 

L’ « affaire a pris une dimension politique et idéologique » : Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et du droit des femmes, a réagit par voie de communiqué. Elle s’ « étonne » de cette initiative de l’Ordre. « Si cette consultation était suivie d’effet, elle ouvrirait clairement la possibilité pour les pharmaciens de refuser de délivrer la contraception d’urgence (pilule du lendemain), la pilule, le stérilet ou même le préservatif », craint-elle.

 

Lire l’article sur Généthique

Brève – USA – Une appli pour simplifier la contraception
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C’est pour venir en aide aux plus pauvres… Une nouvelle application vient de voir le jour, qui promet aux femmes américaines ayant des difficultés d’accès à la contraception pour toutes sortes de raisons de pouvoir l’obtenir facilement par Internet ou via un Smartphone. L’appli Lemonaid (un jeu de mots sur lemonade, ce qui veut dire limonade) leur promet de contourner les obstacles médicaux, financiers et de confidentialité qui peuvent les empêcher d’obtenir la pilule et d’autres formes de planning familial.

Pour cette génération de femmes, ce sera une vraie révolution, se réjouit la presse féminine.

Moins chère, simple, sans visite médicale, la contraception par Lemonaid

Lemonaid se propose de simplifier les choses et de réduire les coûts liés à la prescription de contraceptifs. Il s’agit notamment d’éviter la visite obligatoire chez le médecin. Pour la modique somme de 15 dollars américains, les femmes pourront obtenir une consultation en ligne, soit par « chat » soit par vidéo, et se voir proposer les contraceptifs à 9 dollars par mois pour celles n’ayant aucune couverture d’assurance maladie, évitant du même coup les frais d’une visite facturée bien plus cher.

 

Lire l’article sur Reinformation TV

Des religieuses forcées de payer les préservatifs des démocrates aux Etats-Unis
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Dans le Colorado, les Petites Sœurs des Pauvres doivent faire face au totalitarisme de l’État fédéral, sur la question de la liberté religieuse appliquée à la sécurité sociale. Cet ordre étant particulièrement impliqué dans les soins apportés aux personnes pauvres et âgées, les Sœurs se voient actuellement obligées de se conformer aux articles concernant les moyens de contraception. La supérieure provinciale a estimé que cela revenait à obliger les Sœurs à choisir entre « leur foi et leur engagement auprès des personnes âgées pauvres », car une telle loi imposait de dépenser en amendes des sommes faramineuses au lieu de les consacrer à la vocation première de l’ordre. Leur avocat, par ailleurs membre du Fond Beckett pour la Liberté Religieuse, a demandé à ce que soit appliqué aux sœurs les mêmes solutions qui ont été trouvées dans les autres cas, arguant notamment qu’il était absurde de penser que « le gouvernement le plus puissant au monde soit incapable de distribuer ces produits sans forcer des religieuses à y participer ».

Répression des consciences dans l’état de Washington
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L’état de Washington est accusé d’attenter à la liberté religieuse des citoyens en prévoyant des sanctions contre les pharmaciens qui refusent de vendre la « plan B pill », la pilule du lendemain locale, qui a des effets abortifs. Trois plaignants ont saisi par le biais de leur avocat la justice contre une mesure qui pourrait leur faire perdre leur licence de pharmaciens et donc le droit d’exercer. Le Fond Beckett pour la Liberté Religieuse a dit être confiant dans le fait que la justice « n’autorisera pas cette discrimination pure et simple contre la foi ». Les pharmaciens rappellent qu’ils ne font que suivre leur conscience, ce qui est autorisé dans tous les autres états du pays, et signalent systématiquement tous les établissements où ces contraceptions sont disponibles à ceux qui les demandent.

Les Américaines commencent à rejeter les pilules contraceptives
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Une responsable du Centre d’Éthique et de politique publique et écrivain américaine Marie Rice Hasson a indiqué dans une interview pour un média catholique que le nombre de jeunes femmes qui rejetaient les méthodes de contraception pour contrôler leur fertilité était en forte augmentation. Ce rejet vient d’une prise de conscience de la violence des effets « secondaires » de ces pilules qui s’attaquent aux cycles naturels du corps féminin : « nous achetons du lait bio pour éviter les hormones, mais nous mettons de ces mêmes hormones dans notre corps avec la pilule ». L’auteur, catholique, a insisté sur le fait qu’il faut en finir avec la vision de la fertilité et de la grossesse comme un problème ou un risque, l’idée que « quelque chose en [vous] n’est vraiment bonne ».

Nouvelle avancée de la liberté religieuse contre la sécurité sociale pro-mort d’Obama
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C’est une demi-victoire pour la liberté religieuse : l’université de Wheaton dans l’Illinois, tenue par une organisation chrétienne, s’est vu accorder temporairement le droit de ne pas financer l’accès de ses employés aux produits contraceptifs. Ce jugement vient conforter les décisions qui avaient permis trois jours auparavant aux entreprises de ne pas financer l’avortement de leurs employées pour des raisons religieuses.

Victoire des sociétés pro-vie aux États-Unis
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La cour suprême de Washington, aux États-Unis, a jugé qu’il serait possible d’accorder à certaines sociétés privées des dérogations à certains éléments de la loi d’accès au soin promue par Barack Obama pour des raisons religieuses. La bataille fait rage depuis un certain temps entre le président et le camp pro-vie, qui juge inacceptable de payer pour des traitements rejetés par la doctrine morale de l’Église, comme l’avortement ou la contraception. Cette dérogation, qui permettait jusqu’ici à des organisations à but non lucratif, comme les églises, de ne pas être obligées de contribuer pour leurs salariés à l’accès à ces « traitements », pourra donc être étendue à certaines sociétés privées, ce qui oblige ironiquement par ailleurs l’administration d’Obama à trouver d’autres moyens de financer les instruments de la débauche et du meurtre de masse pour ceux et celles qui s’y adonnent. Cette victoire a été saluée comme un progrès pour la liberté religieuse.

L’Eglise interdit-elle la contraception?
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Ce que l’Eglise demande – au nom de la loi naturelle, en principe accessible à la raison humaine, même sans le secours de la Révélation, …

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Réponses catholiques

Renversant et affligeant : le soutien du cardinal Cushing à la légalisation de la contraception dans le Massachusetts en 1966 !
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En ce lundi de Pentecôte qui marque l’arrivée à Chartres du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté dont le thème était, cette année, « L’Évangile de la Vie », le texte que vous allez lire va vous renverser. Phil Lawler vient d’écrire pour CatholicCulture un article documenté terrifiant qui montre non pas la connivence mais la complicité active de l’archidiocèse de Boston dans la légalisation de la contraception au Massachusetts avec la bénédiction et les encouragements du cardinal Richard Cushing (1895-1970) qui fut archevêque de Boston de 1944 à 1970, et fut créé cardinal par Jean XXIII en 1958. La contraception devint légale dans cet État en 1966 grâce au concours de la hiérarchie catholique. Il faudra attendre encore deux ans, avec la publication d’Humanæ Vitæ, l’encyclique prophétique de Paul VI (1968), pour que la Magistère pétrinien mette de l’ordre doctrinal – à défaut d’être pratique – à de tels errements d’un cardinal de la Sainte Église qui expliquent, aujourd’hui encore, qu’il se trouvent des politiciens catholiques qui soient favorables à l’avortement… Vous en penserez ce que vous voudrez, mais j’estime qu’il y a un lien direct entre ces errements des années 1960 et la crise des abus sexuels du clergé qui allait exploser en janvier 2002 dans cet archidiocèse de Boston. Le laxisme doctrinal entraine toujours des catastrophes pour l’institution comme pour les âmes.

  • En 1966, le Massachusetts devint le dernier État des U.S.A. à légaliser la vente de contraceptifs. Quand le législateur de l’État vota l’abolition de la loi qui en interdisait la vente, la Planned Parenthood League du Massachusetts fêta l’événement et déclara que cette victoire était due à la coopération de l’archidiocèse de Boston.
Politiques contraceptives et avortement
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Les Etudiants pro-vie organisent ce vendredi à 20h une conférence avec Thérèse Hargot, philosophe et sexologue, sur les liens entre les politiques contraceptives et l’avortement. Rendez-vous à 20h au 37 rue des volontaires dans le XVème arrondissement de Paris.

Thibaud COUPRY

Sommet de la jeunesse de l’ONU au Mexique : pornographie et culture de mort
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Je vous disais ici la semaine dernière que le Forum global de la jeunesse à Leon, capitale du Guanajato (Mexique) avait été un modèle de désorganisation où les jeunes visiteurs avaient été plus intéressés par les gadgets distribués que par les conférences et les tables rondes.

Mais quels gadgets ? Le rapport hebdomadaire de C-Fam de ce vendredi matin revient sur le Forum global interactif qui aura tout de même, au bout d’une semaine d’installation, vu le passage de quelque 5 000 personnes, et décrit les stands proposés aux jeunes sous le patronage de l’ONU au titre de la « santé » et de « l’éducation sexuelle ».

Terrence McKeegan, en reportage pour l’organisme de veille catholique, a vu « des douzaines de stands avec des objets ou des présentations sexuellement explicites, voire pornographiques ». La Fédération internationale du planning familial, « plus important fournisseur d’avortements du monde entier » distribuait une brochure intitulée Healthy, Happy, and Hot (« en bonne santé, heureux, et chaud »), destinée à encourager les jeunes séropositifs à jouir pleinement de leur sexualité, sans forcément se sentir obligés de révéler leur état à leur(s) partenaire(s), et en sachant bien qu’en cas de grossesse non désirée, il y a toujours la possibilité d’avorter sans danger…

Un autre exposant, RECREA, distribuait des préservatifs sur fond de photos pornographiques et d’exposition de modèles en caoutchouc de sexes masculins et féminins. Il y avait bien sûr des stands gays, des stands pour apprendre le maniement du préservatif, un stand qui vendait exclusivement des cartes postales pornographiques.

A l’occasion de ce Forum, le FNAUP a annoncé qu’il souhaitait qu’il voulait rediriger les fonds qu’il consacre à des programmes d’éducation sexuelle faisant uniquement la promotion de l’abstinence, vers des programmes axés sur la contraception et le safe sex, en visant prioritairement non plus les 25-60 ans comme c’est le cas aujourd’hui, mais les jeunes de 18 à 24 ans et même, de manière beaucoup plus soutenue, les 6-17 ans.

Jeanne Smits

ONU : l’Année internationale de la jeunesse au service de la subversion
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Fidèle à sa tâche de veille sur les manœuvres des institutions internationales comme l’ONU pour faire progresser la culture de mort, C-Fam (Catholic Family and Human Rights Institute) vient de dénoncer l’utilisation de l’Année internationale de la jeunesse par des agences onusiennes pour promouvoir le « droit à la santé sexuelle et reproductive » auprès des adolescents.

C’est un travail qui peut paraître ingrat et ardu : l’ONU lance volontiers ses initiatives en insistant sur des « valeurs » qui semblent pouvoir être partagées par le plus grand nombre. Quitte à donner dans la tarte à la crème : ainsi le thème de cette année onusienne pour la jeunesse – « Dialogue et compréhension mutuelle » : que dire là-contre ? Comment dénoncer sans paraître méchant et étriqué ses nobles buts : la promotion de la santé et du développement, la réduction de la mortalité maternelle, les dégâts de la drogue et les conséquences des conflits armés, et j’en passe ?

Il faut en effet aller au fond des choses pour voir ce qui se cache derrière ces objectifs, et toute l’opiniâtreté et l’expérience d’une groupe de personnes convaincues qui depuis des années travaillent auprès de l’ONU pour permettre au grand public de ne pas ignorer les procédés qui permettent à des fonds et des militants internationaux d’aller sur le terrain subvertir ce qui reste de moralité publique. Je vous avais proposé ici une traduction de la maîtresse-conférence du directeur de C-Fam, Austin Ruse, qui explique les ressorts discrets de ces programmes internationaux, elle est à relire. Lire la suite !

Etats-Unis : les “pro-vie” contre la famille traditionnelle
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et les valeurs conservatrices ?

Here are parents of every race, class and background valiantly trying to offset an intrusive media’s corrosive impact in the lives of their children, as they cope with a public school system that reinforces the media’s socially destructive messages. As though in partnership with these negative forces, along come the pro-lifers, who validate youthful sexually promiscuous behavior, by celebrating its inevitable outcome and consequences. They have not only helped to normalize illegitimate childbirth, but have raised it to the status of saintliness. Instead of a Scarlet Letter, Hester gets a heads up and encouragement to repeat her folly.

A propos de Bristol Palin, la fille de Sarah :

(…) The pro-life Auster asks the question of the day: “Was it right to have this unmarried, pregnant 17-year-old girl at the Republican convention holding hands with her boyfriend on national and global television, thus normalizing an out-of-wedlock sexual relationship and pregnancy at the highest level of our national life?”

Republicans, says Auster, have put conservatives in a position where no negative judgment can be expressed about out-of-wedlock pregnancy. Not only have they done this, they offer up congratulations to the expectant Mom. Since when,” he asks, is it good news that a 17-year-old high school student will be caring for her new born,” while still in school?

And why are the circumstances presented to the public by Palin considered acceptable? Auster contends, Because Bristol’s baby is not being aborted. The non-abortion turns the unmarried pregnancy and the upcoming teen-age marriage into a blessed event! … This is the way these Christian conservatives are responding – because of the moral reductionism that effectively eliminates all moral evils except for the evil of abortion.”

(…) Pro-lifers apparently use the “conservative” label only as a convenience, which also explains their affiliation with the Republican party. It’s a marriage of convenience. Hardly any more conservative in their outlook on most issues than their liberal counterparts, pro-lifers have overtaken the party, in order to have a base from which they can effectively promulgate their intransigent stance against abortion. And this is the only item on their cultural agenda.

Ce post est certes provocateur mais la réflexion mérite d’avoir lieu : l’avancée dans les mentalités – toute relative en France, réelle aux Etats-Unis – des arguments pro-vie a lieu au détriment du mariage. Ayez un enfant hors mariage et même dans le milieu “tradi”, c’est à peine si on ne vous starifiera pas, au motif que vous n’avez pas avorté ! Or, il n’y a jamais autant d’avortement que lorsque les gens ne s’engagent pas ensemble, solennellement et dans la durée pour ensuite accueillir la vie. La précarité affective est l’ennemi n°1 de l’enfant à naître. Le retour en force du mariage chez les jeunes est LA condition à une réduction importante et durable du nombre d’avortements. Qu’on se le dise, la culture de vie ne se limite pas à la lutte contre l’avortement. Elle passe aussi par la promotion du mariage, de la chasteté en général (continence avant le mariage, respect, fidélité et ouverture à la vie pendant).

Thibaud COUPRY (merci à RB)

Malthusianisme et pensée unique au “Spectacle du Monde”
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Un lecteur nous signale que Le Spectacle du Monde pose à ses lecteurs la question suivante (en colonne de gauche) : « La planète est-elle trop peuplée ? ».

Et n’offre que ces deux choix :

1. « Oui, car il n’y a déjà pas assez de ressources pour tous »

2. « Non, seules l’Asie et l’Afrique doivent maîtriser leur démographie »

Autrement dit : dans les deux cas, le lecteur doit considérer qu’il y a surpopulation…

Arthur Leroy

Sabine Faivre : “le PCD souhaite promouvoir la culture de la vie dans la sphère politique”
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Riposte-catholiqueLe pass contraception risque d’être généralisé dans les régions socialistes. Pourquoi s’agit-il selon vous d’une mauvaise idée ?

S_faivre Sabine Faibre, secrétaire nationale “vie, famille et santé” du Parti chrétien démocrate (PCD) – C’est une mauvaise idée car la stratégie utilisée, qui vise à réduire le nombre de grossesses non désirées, n’a jamais marché. Notre pays connaît un taux record d’utilisation de la contraception et parallèlement, un nombre toujours aussi élevé d’avortements.

Jamais on n’a autant parlé de contraception et jamais le taux d’avortement chez les mineures n’a été aussi élevé. Le PCD pense que la question de fond réside dans l’éducation : l’éducation à une affectivité et une sexualité responsable, qui ne cherche pas à opposer sexualité et procréation. Le discours actuel véhicule une idée tronquée de la sexualité, considérée sous un jour exclusivement sécuritaire et hygiéniste. Or la sexualité est par nature ENGAGEANTE pour l’individu, elle ouvre sur la possibilité de donner la vie, et c’est cela qui fait que c’est un acte à la fois beau et d’une très grande “portée”. C’est cette vérité qu’il ne faut cesser d’annoncer, à temps et à contre temps.

– Que préconiseriez-vous à la place ?

Le PCD préconise de développer des moyens pédagogiques qui promeuvent le respect de la dignité de l’hommet de la femme, ainsi que l’ouverture à la vie. Plusieurs associations de conseil familial et conjugal, reconnues par l’Etat, oeuvrent déjà dans ce sens dans les établissements scolaires. Il est nécessaire de faire entendre aux jeunes un autre discours que “mettez des capotes” ou “protégez-vous” : ces slogans ne répondent pas à leurs véritables attentes, qui sont surtout celles de l’amour qui dure et de l’éducation à la beauté. La sexualité est le plus souvent présentée sous un jour négatif, alors que c’est tout le contraire : la sexualité est belle et c’est parce qu’elle engage l’homme totalement qu’elle ne peut être excercée sans discernement ni responsablité.

– Au quotidien, comment le PCD défend-t-il la culture de vie ?

Entretiens Le PCD souhaite promouvoir la culture de la vie dans la sphère politique ; son premier pilier est le respect de la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, et la préoccupation du plus faible. De ce pilier découle la vision politique du PCD : en effet le respect de la vie et du plus faible se décline dans tous les autres domaines de la vie publique : écologie, économie, justice etc. Tous ces thèmes que nous défendont s’enracinent dans la doctrine sociale de l’Eglise.

Concrètement, nous oeuvrons à promouvoir des lois qui vont dans le sens de la vie, nous soutenons les initiatives allant dans ce sens (comme la Marche pour la vie, à laquelle nous étions présents mais
sans étiquette partisane : en effet nous pensons que cette Marche doit dépasser largement les clivages politiques ou religieux). Nous interpellons le gouvernement sur les sujets fondamentaux dès que nous
le pouvons. Cette stratégie a porté ses fruits dans plusieurs domaines: statut du beau-parent repoussé sine die, non homologation par Education Nationale du Baiser de la Lune, développement des soins palliatifs et refus de l’euthanasie…

Nous essayons d’être également une force de propositions et un lieu de formation : ainsi notre rapport national bioéthique, issu d’un travail collectif de 2 ans, réunit plusieurs signatures d’experts ainsi que de responsables associatifs pour proposer des pistes respectueuses de la vie à tous les députés en vue de la révision des lois de bioéthique. En 2010-2011, nous amorçons un cycle de formation à destination des cadres du PCD sur les fondements de la pensée sociale chrétienne. Mais il faut reconnaître que nous aurions besoin d’être plus nombreux ! Notre défi est de nous faire connaître, de former les cadres de notre parti et nos militants, et surtout, de rassembler largement autour du projet politique que nous portons, qui est le seul à pouvoir, à mes yeux, répondre pleinement à la crise de sens que traverse notre société.

– Quelles sont les raisons d’espérer, face au déferlement actuel de la culture de mort ?

Les raisons d’espérer sont multiples car partout, dans toutes les sphères de la société, agissent des hommes et des femmes de bonne volonté qui oeuvrent pour le bien commun. Regardons la richesse du
travail des associations engagées auprès des femmes enceintes en difficulté; leur travail est remarquable, à tous points de vue – ces associations pallient en fait les carences de l’Etat et oeuvrent dans des conditions souvent précaires à l’accompagnement moral et matériel de jeunes mamans en grande détresse. Ces associations sont une lueur au milieu de la nuit.

Mais maintenant, il faut que l’Etat prenne ses responsabilités : comment parler de libre choix lorsque seul l’avortement est proposé face à une grossesse imprévue ? C’est la raison pour laquelle Christine Boutin a adressé un courrier à François Fillon demandant la création d’une mission parlementaire sur ce sujet et ce, afin d’évaluer (en particulier) les moyens aujourd’hui mis en oeuvre par l’Etat pour accompagner les femmes dans leur choix de garder leur enfant.

– Comment expliquez-vous le vote partagé (1 pour, 1 contre, 1 abstention) des députés PCD à l’Assemblée nationale le 23 février dernier ?

Le PCD a eu une ligne claire et alerté sur les risques encourus : lettre ouverte à tous les députés, argumentaire et CP ont simultanément été diffusés. Nous n’avons pas distillé le doute sur la cohérence du vote ni sur les raisons de fond.

Nous supposons que l’éparpillement du vote tient surtout à ce que certains députés ont pu penser que la résolution n’ouvrait la porte qu’à un exercice de droit comparé pour faire un bilan régulier mais sans automaticité. Ce qui était le discours de la plupart des intervenants en séance. L’avenir dira quelle sera la realité. S’il s’agit d’une comparaison faite globalement, nous serons aussi en situation d’en tirer des conclusions…

> Sabine Faivre est l’auteur de La vérité sur l’avortement aujourd’hui aux éditions Téqui (160 pages, 10 euros)

Thibaud COUPRY

Franck Margain, conseiller régional PCD d’Ile-de-France : “nous nous opposerons au pass contraception”
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Il nous en dit plus sur le projet socialiste de généraliser le “pass contraception” à toutes les régions :

Par “contraception raisonnée”, Franck Margain nous a signalé en fin d’entretien qu’il entendait également “régulation naturelle des naissances”.

TC

Raquel Welch dénonce la révolution sexuelle
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Oh, pas totalement. La sex-symbol des années 1970 s’est exprimée, crûment, sur CNN dans une tribune étonnante – citée ici par LifeSite où elle est vraiment très loin d’épouser les soi-disant valeurs du jour.

En fait d’épousailles elle y évoque plutôt celles avec son premier mari, Jim Welch, et sa première grossesse, survenue à 19 ans. La jeune actrice pense à sa carrière, le non moins jeune papa à son enfant et il saura trouver les mots et l’amour pour aider sa femme à le « garder ». Lire la suite !

La culture de vie est un bloc
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Réflexion reçue par courriel :

Le 17 janvier prochain aura lieu la 6e Marche unitaire « pour la Vie ». Bel événement, qui mérite d’être soutenu ! Petite réflexion à ce propos.

1/ La culture de Vie est un ensemble : dans cette lutte contre la culture de mort, les sujets de l’avortement ou de l’euthanasie sont « porteurs » : il y est question de « mise à mort ». Mais cette lutte comprend d’autres aspects plus délicats à manier, par exemple par contraception, le divorce-remariage, le concubinage, etc.

2/ Un enjeu sociétal, mais aussi individuel : ce qui est en jeu, ce sont les âmes. La loi peut pousser vers la vertu, vers le Bien, ou bien au contraire inciter à la débauche, au Mal. Les meurtres par avortement ou euthanasie sont clairs. Pour nos âmes, la matière de ces actes est grave, donc ils peuvent conduire à l’état de péché mortel, donc à la damnation (rappelons ici que seul le Bon Dieu juge les personnes). Sujet moins clair parfois, la débauche est également un acte « grave » et peut donc également conduire à ce même état de péché mortel et donc à la damnation. « Tu ne commettras pas de meurtre » dit le Décalogue, et également « Tu ne commettras pas d’impudicité ».

Lutter d’abord contre l’avortement, sujet « porteur », peut être une bonne tactique. Mais cela ne doit pas faire oublier le sens du combat.

En d’autres termes, marcher contre l’avortement, se donner bonne conscience, puis retourner chez soi en concubin ou en adapte de la contraception par exemple, c’est se tromper soi-même, et peut-être en tromper d’autres.

Notre premier devoir d’état consiste en notre sanctification, et non à essayer de changer une loi. L’effort pour changer une mauvaise loi est un bel effort. Mais il n’a de sens que s’il facilite la sanctification (individuelle et collective). Marcher pour changer une loi dont nous ne sommes pas responsables : pourquoi pas ? Mais dans la hiérarchie des devoirs d’état, cela passe après notre effort pour mettre en ordre notre vie, surtout si elle consiste en un « scandale publique » comme on disait naguère. « Tant de gens veulent changer le monde, mais ne veulent pas changer eux-mêmes ».
Jeunes marcheurs, ou moins jeunes, soyons cohérents : la culture de Vie est un bloc.

Arthur Leroy

Le “pass subversion” de Ségolène
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On apprend que “les premiers pass contraception ont été délivrés par une infirmière scolaire d’un lycée de Poitiers. La Région a reçu les premiers chèques du pass contraception, à rembourser aux professionnels de santé”, a indiqué Ségolène Royal.

La présidente de la région Poitou-Charentes avait annoncé le 13 novembre 2009 l’envoi dans une centaine de lycées de sa région de 1 400 “pass contraception”, en dépit de l’avis négatif du ministère de l’Education.

La rectrice de l’académie de Poitiers, Béatrice Cormier a demandé par courrier aux proviseurs des lycées de ne pas les distribuer. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, s’est prononcé contre. Mais
prépare un décret qui vise à permettre aux jeunes filles mineures de pouvoir consulter le médecin de leur choix, anonymement et se faire prescrire des contraceptifs sans l’accord de leurs parents.

On ne voit pas vraiment la différence si ce n’est que dans le premier cas, c’est gratuit alors que dans le second cas, il y a remboursement obscur et sans doute a posteriori.

Dans les deux cas, l’autorité des parents sur leurs enfants est niée. Dans les deux cas, c’est le contraire de l’amour vrai qui est proposé aux jeunes. Qui méritent mieux. Par exemple d’entendre parler de chasteté, d’engagement pour la vie, de respect de l’autre, d’ouverture à la vie, de fidélité…

A ce sujet, lire la réaction de Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate, lors de l’annonce de Ségolène Royal en novembre dernier.

Arthur Leroy

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