Ordination diaconale dans le diocèse de Toulon
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Le mardi 22 mai 2018, un diacre a été ordonné selon le rit traditionnel par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Le superieur de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), l’abbé Philippe Laguérie, participait à cette cérémonie d’ordination en tant que diacre d’honneur.

En outre, Mgr Arrigo Miglio, archevêque et primat de Sardaigne, a rendu visite au siège de l’IBP à Rome.

 

 

 

Une édition positive pour le pèlerinage Chartres-Paris
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Moins nombreux que ceux du Pèlerinage Paris-Chartres, ils étaient tout de même 6000 à marcher vers Paris. Le Pèlerinage de Tradition s’est aussi déroulé dans un climat de ferveur, mais aussi d’attention de la part de l’extérieur. Après avoir quitté Chartres, les pèlerins ont marché dans les Yvelines pour enfin sillonner les rues de Paris.

À titre anecdotique, lors de la messe célébrée le dimanche de Pentecôte, le plus âgé des célébrants est né en 1984: il est ainsi venu au monde après la mise en place des pèlerinages traditionnels. Il existe donc tout une jeunesse qui n’a pas connu les circonstances climatériques des années 1980, notamment lors de la fameuse année 1988. Il y a surtout une génération de prêtres et de fidèles nés ou ayant vécu dans le sillage des du pèlerinage unique (c’était le cas jusqu’en 1988), puis des deux pèlerinages. Les fruits ont été importants.

Il faut aussi noter certains discours et signes. Alors que dans l’autre pèlerinage, le cardinal Sarah a été extrêmement tonique, délivrant un message ferme, Mgr Fellay a, lui aussi, fait preuve de hauteur. Dans son sermon du dimanche de Pentecôte, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X a souligné le rôle du Saint-Esprit dans l’Église et mis en garde contre les risques de zèle amer dans les circonstances ecclésiales actuelles. C’est un appel à prendre de la hauteur dans la situation présente.

Dans la perspective d’une réconciliation à terme avec Rome – au-delà même de la question de la personnalité de tel pape -, une telle démarche présente tout son intérêt, notamment en raison d’une augmentation significative des effectifs de l’autre pèlerinage. On pourrait donc penser qu’à terme deux pèlerinages ne seront pas de trop entre Paris et Chartres à cause de l’inévitable question de la “ventilation” des pèlerins du Paris-Chartres qui a rassemblé 15 000 personnes. Cette question finira par se poser un jour ou l’autre.

Photos reproduites avec l’aimable autorisation du site FSSPX.ORG.

L’unité entre les catholiques, c’est possible: la preuve par Argenteuil
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À Argenteuil, des catholiques de Tradition, encadrés par les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, ont été reçus à la basilique. Les pèlerins de l’UNEC avaient d’abord fait une procession – remarquée – dans les rues d’Argenteuil. Ils ont ensuite été accueillis  par le recteur de la basilique d’Argenteuil. Autour de la Sainte Tunique, qui est sans couture, il est possible d’unir les catholiques. Saluons ce geste positif qui démontre que la bonne entente est possible.

Nominations dans le diocèse de Paris
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Dans le numéro 1703 de Paris Notre-Dame daté du 25 janvier 2018, on apprend ainsi quelques nominations dans le diocèse de Paris de la part de son nouvel archevêque, Mgr Michel Aupetit. Certains de ces noms ne sont pas inconnus des lecteurs de Riposte catholique.

Tout d’abord, l’abbé Albert Jacquemin a été confirmé dans ses fonctions de vice-official, tout en étant nommé vicaire épiscopal pour l’officialité. Le chanoine Marc Guelfucci, curé de Saint-Eugène-Sainte-Cécile, a été nommé vicaire épiscopal pour les mariages  jusqu’au 31 août 2019 (il n’est donc pas désigné pour un an, mais bien pour deux ans); c’est une reconnaissance significative pour un canoniste compétent. Enfin, Mgr Patrick Chauvet a été nommé vicaire épiscopal pour l’usage de la forme extraordinaire du rite romain et pour le service de l’Imprimatur jusqu’au 31 août 2018. Il a notamment permis et accueilli la célébration pour les 10 ans du Motu Proprio Summorum Pontificum à la cathédrale Notre-Dame de Paris le 10 juillet 2017.

Gérer la situation des catholiques orientaux de France tout en évitant les confusions
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S’occuper des chrétiens d’Orient est une mission certainement délicate. Pour des raisons logiques liées à la présence de paroisses orientales sur le sol Français, l’Église de France s’est adaptée pour gérer cette situation. À l’exception des certaines communautés catholiques disposant d’une structure épiscopale spécifique – c’est le cas des arméniens catholiques, des maronites et des ukrainiens catholiques, qui disposent d’une éparchie -, les autres communautés sont placées sous la responsabilité de l’archevêque de Paris. Ce dernier est, en effet, l’ordinaire des catholiques des catholiques orientaux de France. Cette institution a été créée en 1954. Ainsi, Mgr Michel Aupetit a été nommé dans cette fonction en janvier 2018, juste dans le sillage de sa nomination comme archevêque de Paris. Il est assisté d’un vicaire général qui est, depuis 2014, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de L’Œuvre l’Orient. Ce dernier a été reconduit dans ses fonctions à la suite de la désignation du nouvel archevêque de Paris comme ordinaire des catholiques orientaux de France.

 

On ne peut que se réjouir de la présence de structures adaptées, pourvues par des personnes compétentes. En revanche, une difficulté est susceptible d’apparaître en raison d’un élément qui risque d’interférer dans la mission de l’intéressé : la qualité de directeur général de L’Œuvre d’Orient. Dans le passé, les vicaires généraux de l’ordinariat des catholiques orientaux de France n’étaient pas simultanément directeurs généraux de L’Œuvre d’Orient. Or la situation de Mgr Gollnisch est bien une première dans l’histoire de l’Église de France. Cette dernière a-t-elle fait le choix d’une « concentration » de tout ce qui a trait aux chrétiens d’Orient en France ?

 

L’ordinaire – donc, de fait, le vicaire général – est appelé à prendre des décisions sensibles pour la vie des catholiques de rite oriental. Ainsi, il nomme les curés des différentes paroisses catholiques orientales. En outre, comme l’indique le site de l’Église de Paris, « l’Ordinariat est en relation étroite avec la Congrégation romaine pour les Églises Orientales, ainsi qu’avec les Patriarches des Églises catholiques orientales qui résident dans les pays du Proche et du Moyen Orient. » Le vicaire général est donc conduit à prendre des mesures concrètes qui affecteront la vie des catholiques orientaux de France. Certes, s’occuper d’une association en contact étroit avec les chrétiens d’Orient peut faciliter les choses (contacts, etc.), mais la médaille a aussi son revers.

 

L’Œuvre d’Orient est certainement une structure fortement liée au diocèse de Paris. Pour autant, elle n’est pas une structure canonique dont la mission est de gérer la vie des catholiques orientaux de France. À proprement parler, elle n’est pas un organe du diocèse de Paris qui aurait pour mission de s’occuper des catholiques orientaux de France. Elle reste, avant tout, une association visant à aider – dans le sens le plus large – les chrétiens d’Orient dans les différents pays où ils sont établis. Elle représente certainement le diocèse de Paris dans ce « volet » dédié aux chrétiens d’orient, mais elle n’a pas vocation à administrer la vie des catholiques orientaux de France. Le risque serait de confondre les deux aspects, alors qu’une saine clarification exigerait une distinction élémentaire. Adopter des actes s’inscrivant dans une juridiction canonique ne saurait être confondu avec la gestion d’une association.

 

Qui plus est, il existe d’autres associations susceptibles d’entrer en contact avec les paroisses catholiques orientales de France. Certaines ont un rôle plus discret, mais non moins réel. La qualité de directeur général de L’Œuvre d’Orient influencera-t-elle ces relations avec les autres associations ? La question est posée. Le soutien aux chrétiens d’Orient doit être aussi diversifié que possible tant les besoins sont exponentiels.

 

En tout état de cause, les conflits d’intérêts sont loin de se limiter à la politique ou à la sphère administrative. Ils concernent aussi la vie de l’Église. Aux chrétiens de s’interroger sur la portée de certaines pratiques. Voir d’en tirer les conséquences pour ne pas prêter le flanc à des critiques qui affectent la « société civile ».

Prises de soutane à Flavigny
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Le 2 février 2018, à Flavigny, lors de la fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la sainte Vierge, 16 séminaristes (12 Français, 1 Camerounais, 1 Canadien, 1 Italien et 1 Suisse) ont  reçu l’habit ecclésiastique des mains de Mgr Alfonso de Galarreta. Outre les familles des séminaristes, on pouvait noter la présence de séminaristes d’Écône et d’une trentaine de prêtres, mais également d’élèves des écoles tenues par la Fraternité Saint-Pie X.

Photos : reproduction avec l’aimable autorisation du site  fsspx.news

La JOC recourt aussi à l’écriture inclusive
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Il n’y a pas que les polémiques liées au MRJC qui soulèvent la question de l’orientation de certains mouvements liés à l’Action catholique. Dans l’une de ses récentes campagnes, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) n’hésite pas à recourir à l’écriture inclusive. Il ne s’agit plus de contester les points non-négociables, mais, cette fois-ci, l’orthographe la plus élémentaire qui, elle aussi, est structurante.

Voici quelques photos:

 

 

Bénédiction de l’hôtellerie de Chéméré-le-Roi
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Ce samedi 7 octobre 2017, il y avait beaucoup de Monde au couvent de Chéméré-le-roi. Dans ce petit village de la Mayenne, le couvent Saint-Thomas d’Aquin s’agrandissait d’une nouvelle hôtellerie, en cours d’achèvement. On pouvait retrouver toute la communauté de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier et des fidèles venus de toute la France. L’évêque de Laval, Mgr Scherrer, a procédé à la bénédiction. Mais avant de bénir les lieux, il a prononcé une allocution touchante. Il a cité ce que le pape Benoît XVI avait déclaré en 2011 aux chartreux de Calabre: “les monastères servent à purifier l’environnement d’une autre manière”. “Avec les prieurés, l’Église constitue cette Église des puits”, a également affirmé  l’évêque de Laval. Les nombreux amis de Chéméré-le-Roi ont pu visiter la nouvelle hôtellerie qui accueillera les retraitants, mais aussi des prêtres et des religieux. Tout évêque pourra même être accueilli. Des pierres qui prêchent ? Mieux que cela: un projet qui avance. Et sérieusement.

Voici quelques photos de cette mémorable journée :

En Marche jette le masque
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Ces derniers jours, on a pu entendre et voir certains députés élus dans le cadre de La République En Marche (LREM) prendre positions. Sur la question des points non-négociables, il ne fallait pas s’attendre à des surprises. Mais c’est toujours une clarification de voir où les intéressés vont. Veuillez juger.

À commencer par le grand organisateur lui-même, Emmanuel Macron, qui déclare, dans un tweet écrit  pour la Marche des fiertés, que “la France est arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons en fiers !” Le grand manitou vient de s’exprimer. Cela peut réveiller ceux qui avaient quelques doutes. Qu’ils se rassurent: la grande casse sociétale n’a pas l’intention de s’arrêter. Par ailleurs, on ne voit pas comment elle s’arrêterait: certainement pas par la disparition du PS et par l’effondrement de François Hollande. Avis aux bourgeois qui n’ont pas compris que prendre le portefeuille et le patrimoine comme l’étalon suprême des choix fait oublier les priorités. Le réel, lui, offre toujours un cruel, très cruel démenti.

De même, Sylvain Maillard, député élu au premier  tour dans la circonscription de Paris (1er, 2ème, 8ème et une grande partie du 9ème arrondissements de Paris), a fait allégeance par sa participation à la Marche des  fiertés ! On pouvait aussi reconnaître Stanislas Guérini, député LREM élu dans la 3ème circonscription de Paris (une moitié du 17ème arrondissement de Paris et une petite partie du 18eme arrondissement).

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Dans l’émission Face aux chrétiens, Stanislas Guérini s’était récemment déclaré en faveur pour l’ouverture de la PMA à toutes les femmes – y compris dans les couples de femmes – et ce, au nom de la lutte contre l’hypocrisie…

En marche vers le sociétal à tous crins ? Après l’euphorie post-présidentielle et l’onction législative des 11 et 18 juin derniers, le renouvellement des attaques anthropologiques ? Bref, tout se fait rapidement. “En même temps”, pour reprendre une expression fétiche… Mais sûrement. Hélas. Il ne faudra pas compter sur une opposition politique morcellée et discréditée par un rouleau compresseur terriblement efficace.

Dénouement liturgique à Saint-Germain-en-Laye ?
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“10 ans après la promulgation du motu proprio de Benoît XVI, la paix liturgique va-t-elle enfin s’installer à Saint-Germain-en-Laye ?” C’est en effet la question que se pose le site Paix liturgique. En effet, la procession de la Fête-Dieu du dimanche 18 juin 2017, qui a rassemblé des fidèles des formes ordinaire et extraordinaire du rite romain, laisse supposer une solution à la question liturgique posée depuis dix ans. Des fidèles demandaient la célébration de cette forme extraordinaire. Il y a, pourtant, quelques signes de détente dans cette commune des Yvelines.
En effet, actuellement
la communauté traditionnelle de Port-Marly, dont l’église est actuellement en rénovation, est accueillie depuis le début 2017 en la chapelle des franciscaines de Saint-Germain-en-Laye. Lors des premières messes à la chapelle des franciscaines, le curé de Saint-Germain, le père Faure, avait tenu à souhaiter lui-même la bienvenue aux fidèles de Port-Marly – dont une grande part sont originaires de Saint-Germain – leur précisant qu’ils ne devaient pas se sentir « en exil » mais « en communion ». Un geste apprécié des fidèles.
Mais il y a eu des gestes positifs, le 18 juin dernier:
Au bout d’un semestre de coexistence sur le même territoire, la preuve la plus éclatante de cette communion a été donnée ce dimanche 18 juin lors de la grande procession organisée pour la Fête-Dieu entre la chapelle des franciscaines – où se célèbre donc actuellement la forme extraordinaire le dimanche – et l’église Saint-Germain, où se célèbre la forme ordinaire. Plus d’un millier de catholiques de Saint-Germain-en-Laye ont en effet accompagné le Saint-Sacrement dans les rues de la ville, suscitant l’émerveillement de nombreux badauds.
Il y a eu des signes particulièrement forts:
Comme en témoignent les photos (…), les enfants de chœur de Port-Marly ont entouré le Saint-Sacrement que portait le curé de Saint-Germain ; tandis que c’est le chanoine Guitard (chapelain de Port-Marly) qui a donné la bénédiction finale en l’église Saint-Germain. Il était difficile de donner meilleur témoignage d’unité et de coopération entre les deux communautés. Et ce, en accord parfait avec l’esprit du motu proprio de Benoît XVI qui invitait les prêtres célébrant le missel de Paul VI « à manifester de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien ».
Une question est donc posée, car la chapellenie doit retrouver son église de Port-Marly:
Qu’adviendra-t-il alors des familles de Saint-Germain-en-Laye qui, durant six mois, ont pu assister à la forme extraordinaire à la chapelle des franciscaines ? Tout naturellement, elles espèrent que la messe traditionnelle puisse continuer à être célébrée à Saint-Germain.
Un dénouement pourrait être trouvé à la requête encore non-satisfaite visant à ce que la forme extraordinaire du rite romain soit célébrée régulièrement à Saint-Germain-en-Laye:
Cela fait bientôt dix ans que des familles demandent l’application du motu proprio dans la ville. À l’époque, le premier argument avancé contre cette demande était l’absence de lieu de culte. Aujourd’hui, en dehors de la chapelle de l’hôpital (voir notre lettre 377 du 5 mars 2013), il y a donc aussi la chapelle des franciscaines qui pourrait continuer d’accueillir la célébration de la forme extraordinaire. La décision appartient bien entendu au seul curé de la paroisse Saint-Germain. Gageons qu’au moment de répondre aux demandeurs, il aura à l’esprit ces mots de Benoît XVI, dans sa Lettre aux évêques du 7 juillet 2007, accompagnant la publication du motu proprio Summorum Pontificum : « J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce motu proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Église n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité ; on a l’impression que les omissions dans l’Église ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. »
On ne peut que souhaiter une solution heureuse. En tout cas, les ingrédients de la réconciliation sont bien présents: des fidèles unis dans la ville de Saint-Germain-en-Laye et une chapelle disponible.
Le temps des consécrations
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Nous vivons entre ciel et terre, sans toujours nous en rendre compte. Pris par nos urgences du quotidien ou protégés pour un court moment par les hauts murs d’un monastère, nous avons tendance à sérier nos affaires matérielles et spirituelles, même si nous faisons au mieux pour unifier notre vie. Nous prions pour nombre de contingences pragmatiques, nous nourrissons notre âme autant que faire se peut, mais bien souvent nous oublions qu’à l’univers visible se mêle en permanence l’univers invisible des anges, des saints, des défunts et bien entendu de Dieu.

C’est un peu ce que semble nous rappeler l’actualité des dernières semaines avec la multiplication des consécrations. Depuis plusieurs années déjà, nous nous sommes réhabitués aux consécrations personnelles ou familiales, à Marie, au Sacré Cœur ou au Cœur Immaculé. Beaucoup regardaient cependant, avec le dédain du moderne sur les anciens, les consécrations de régiments, de pays ou d’entreprises. Pourtant, 2017, avec son centenaire des apparitions et du message de Fatima, semble redonner un souffle neuf à cette pratique souvent mal comprise et reléguée aux fioretti d’un passé obscur de l’Eglise.

 

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Regnum Galliae, regnum Mariae : le royaume de France est le royaume de Marie
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« Prenant la Très Sainte et Très Glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de Notre Royaume, nous lui consacrons Notre personne, Notre Etat, Notre Couronne et Nos sujets »

Regnum Galliae, regnum Mariae : le royaume de France est le royaume de Marie. Du voeu de Louis XIII aux apparitions de l’Ile-Bouchard, de Notre-Dame de Boulogne à Pontmain, de nombreux événements de notre histoire vérifient ce vieil adage.

Et en cette année d’élections présidentielles, il est bon de constater que nombre de nos concitoyens se tournent vers notre Reine du Ciel, confiant une fois encore notre terre de France à son Coeur Immaculé.

C’est l’occasion pour nous de revenir sur l’acte de consécration de la France à la Vierge Marie, dit « Vœu de Louis XIII », du 10 février 1638. Accompli par le roi de France en tant que roi, cet acte fut enregistré comme loi du royaume par le Parlement et ratifié par l’épiscopat et par le peuple français ; d’où son caractère à la fois royal et populaire.

 

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Regnum Galliae, regnum Mariae : le royaume de France est le royaume de Marie
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“Prenant la Très Sainte et Très Glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de Notre Royaume, nous lui consacrons Notre personne, Notre Etat, Notre Couronne et Nos sujets”

Regnum Galliae, regnum Mariae : le royaume de France est le royaume de Marie. Du voeu de Louis XIII aux apparitions de l’Ile-Bouchard, de Notre-Dame de Boulogne à Pontmain, de nombreux événements de notre histoire vérifient ce vieil adage.

Et en cette année d’élections présidentielles, il est bon de constater que nombre de nos concitoyens se tournent vers notre Reine du Ciel, confiant une fois encore notre terre de France à son Coeur Immaculé.

C’est l’occasion pour nous de revenir sur l’acte de consécration de la France à la Vierge Marie, dit «Vœu de Louis XIII», du 10 février 1638.

 

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« La religion amène la guerre. Si on laisse les religions prendre les devants en France on va à la guerre civile »
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« La religion amène la guerre. Si on laisse les religions prendre les devants en France on va à la guerre civile » lançait ce matin Malek Boutih, député PS de la 10ème circonscription de l’Essonne, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

Comment ne pas donner raison au soutien de Manuel Valls, au regard de l’Histoire et de l’actualité ? Oui les guerres au nom ou à cause des religions sont légions. Ces guerres u’elles se veulent sainte, juste, défensive ou récupération politique, ces conflits qu’ils soient fratricides ou non sont une réalité, douloureuse et violente.

Peut-on pour autant être si manichéen et tout à la fois réduire la religion à la guerre et mettre les guerres sur le dos de la religion même si elle semble parfois être le motif principal, ou du moins avancé ? Evidemment non, la vie n’est pas un couple blanc et noir, mais bien plus une palette d’infinies nuances de gris.

Les guerres civiles, la France en a connu quelques unes et en couve probablement une prochaine. Mais, si l’on excepte des événements, finalement relativement ponctuels au regard de l’Histoire, de véritables guerres civiles à cause de la religion, il n’y eut que celle qui opposa Catholiques et Protestants au XVIème-XVIIème siècles, guerres desquelles il convient de démêler le religieux du politique, dans un contexte international, notamment germanique, qui fit de la religion une vraie question de domination politique des princes en face de l’empereur.

L’autre guerre de religion en France fut celle que mena la Révolution contre l’Eglise catholique. Or cette guerre n’était pas faite au nom de la religion, mais contre elle de la part du pouvoir nouvellement proclamé et au motif (entre autre) que l’ancien pouvoir était ancré dans la foi catholique.

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La Pologne seconde fille aînée de l’Eglise ?
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La Pologne aurait de quoi ravir à la France le titre de fille aînée de l’Eglise, si l’antériorité historique n’enracinait définitivement la France dans ses prérogatives.

Le pays de saint Jean-Paul II est en tout cas assurément le nouveau bras armé de la foi. Tant de combats pour la vie, pour la foi menés par ses gouvernements depuis la chute du communisme en font le héraut du catholicisme en Europe et dans le monde.

Si le catholique ne peut que s’en réjouir, le Français ne peut s’empêcher un regard comparatif avec la France. Le Sacré Cœur voulait expressément que le royaume lui soit consacré. La Pologne a accueilli en corps constitué la royauté du Christ, le 19 novembre dernier.

 

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Crèches pour tous : défendons nos traditions !
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Nous sommes heureux de relayer l’initiative “crèches pour tous”, de vous faire connaître son site, et ne pouvons que vous encourager à y répondre en envoyant à cette adresse les photos des crèches, publiques ou privées…

Cette campagne est naturellement ouverte à tous ceux, croyants ou non, qui souhaitent aider la France à retrouver ses racines ou simplement qui trouvent que Noël est une belle fête familiale qui mérite d’être célébrée par tous.

 

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“La France a-t-elle encore un rôle à jouer au Moyen-Orient ?” Conférence exceptionnelle le 15 décembre
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CONFERENCE EXEPTIONNELLE

Jeudi 15 décembre – 20h00 – Paris (15e)

Chrétiens d’Orient, Syrie, Daesh, Turquie, Russie… Comment résoudre la crise au Proche-Orient ? Quel rôle pour la France ?

Alignement systématique sur les États-Unis, refus de négocier avec la Syrie de Bachar-al Assad ou la Russie de Vladimir Poutine, absence de vision stratégique de long terme, la France semble confondre diplomatie réaliste et incantation morale. Petit à petit, elle semble s’éloigner de sa vocation historique de protection des minorités chrétiennes d’Orient et de son rôle de contrepoids et équilibre face à l’hyperpuissance américaine. À quelles conditions peut-elle retrouver son rôle et son prestige dans l’Orient compliqué ? A-t-elle une carte particulière à jouer dans la nouvelle donne géopolitique marquée par le retour de la Russie sur la scène internationale et l’élection de Donald Trump aux États-Unis ? Comment incarner cette diplomatie ?

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Diocèse de Lyon : l’omerta se fissure
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Il y aura bientôt un an qu’éclatait ce qu’on appelle « l’affaire Barbarin ». Elle a ébranlé le diocèse de Lyon et résonné jusqu’au sommet de l’État et du Vatican. Elle est loin d’être terminée. Un nouveau pas vient d’être franchi ces jours derniers. Nous ne parlons pas de la cérémonie de repentance célébrée il y a peu. Cérémonie qui avait quelque chose de pitoyable, tant par l’attitude de son initiateur que par le sentiment de malaise qu’elle a engendré.

Quelque chose de bien plus intéressant vient de se produire. Des prêtres de Lyon ont pris la parole publiquement et dans les médias (voir ici et )

Dans l’ensemble, et pour des raisons que nous exposerons brièvement, le silence du clergé lyonnais avait été jusque-là assourdissant. Face à la marée médiatique, pas une prise de position, pas une pétition de soutien à celui qui devrait être leur « frère et père ». On avait connu, en d’autres temps, ce clergé si fier de son indépendance et de sa liberté de parole, plus disert et plus réactif. Motif ? Un profond malaise, tant sur la forme que sur le fond. D’une part, le fait était connu bien au-delà des frontières, même françaises, que le cardinal avait fait, à force de morgue et d’indifférence vis-à-vis de ses prêtres, le vide autour de lui. Seule une garde rapprochée d’obligés tentait encore de faire croire qu’elle y croyait. En vain. De l’autre, tout le monde savait que des « cadavres » trainaient dans les placards, et que rien n’avait été fait, pour tenter de trouver des solutions. Ils serraient les dents en attendant la catastrophe. Lorsqu’elle s’est produite, tout le monde, de gauche à droite, s’est tu. Par indifférence et par honte, sachant que, de toute, façon, l’éminent prélat mis en cause une fois parti, de gré l’âge venant, ou de force, c’est eux qui auraient à porter, au quotidien, le poids du déshonneur et de la suspicion. Certains, sur place, ont même été jusqu’à dire que l’épreuve avait rapproché un clergé connu pour ses profondes divisions.

Que disent ces prêtes lyonnais, et pas des moindres ?

L’un d’eux explique comment, pendant des années, il a, avec d’autres, été « pris dans l’étau du mensonge et le couvercle de plomb du silence imposé », au nom de « l’honneur de l’institution, et peut-être la tranquillité des familles ». Que l’institution s’est surtout préoccupée « de s’assurer de l’indéfectible loyauté de ses serviteurs, jusqu’au silence devant l’abjection ! », avant de rechercher la vérité.

L’autre, prêtre de Lyon en ministère hors du diocèse, va plus loin et ne mâche pas ses mots. Pour lui : « les excuses du Primat des Gaules tiennent davantage de la “gesticulation” », de la communication de façade. Il fait part de ses doutes quant à l’honnêteté de la démarche du cardinal. « Cette demande de pardon n’est-elle qu’une gesticulation de plus, se demande-t-il. « S’il s’est vraiment trompé et qu’il en est enfin convaincu, l’archevêque devrait présenter sa démission au Saint Père […] Sans aucune de ces décisions, il sera évident que nous assistons à une manipulation de plus ». On sera d’accord avec lui pour souligner que toute cette repentance, toutes ces déclarations, toutes ces décisions n’ont eu pour seule et quasiment unique motivation la panique provoquée par l’action médiatique. Ce n’est nullement accabler l’autorité ecclésiale que de constater que les victimes ont pesé pour rien tant que leurs plaintes n’ont pas été relayées par les médias. Ce n’est pas une interprétation. C’est un fait. Il est tragique.

Il a fallu un an, mais, avec ces déclarations, la langue de buis vole en éclat. Le rideau de fumée mis en place par les brillants communicants de l’Église de Lyon s’envolent. Est-ce un mal ? Franchement, après des années d’omerta, je ne crois pas. Beaucoup, en leur for intérieur, usés par des années de « silence imposé », doivent se dire : « Enfin » ! On peut avec raison continuer à s’interroger sur les motivations de ceux qui, en arrière-main et pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’amour du Christ et de son Église, jettent de l’huile sur le feu. Il n’empêche. Nous payons aujourd’hui le prix de l’hypocrisie, de la lâcheté et de la compromission avec le monde, de ceux qui auraient dû nous défendre contre les loups de l’intérieur comme de l’extérieur. Ne dites pas « ils ne savaient pas », ce serait ajouter le mensonge au reste.

Si ces faits pouvaient servir de leçon à tous ceux qui, aujourd’hui encore, refusent de regarder la vérité en face et continuent à s’enfermer dans leur suffisance et leur insuffisance, tout cet horrible gâchis n’aurait pas été totalement vain.

Gaston Champenier

Mum Dad Kids il manque 45000 signatures en France
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L’initiative citoyenne européenne (IPE) Mum Dad & Kids se félicita de pouvoir annoncer d’avoir atteint le seuil minimum de signatures dans sept États membres de l’UE. En plus de la Pologne, de la Grèce, de la Slovaquie et de la Finlande, les seuils minimaux respectifs de l’ICE pour la protection du mariage et de la famille dans l’UE sont maintenant atteints et même dépassés en Hongrie, en Croatie et en Lettonie. Cela signifie que 7 mois après le début de la collecte des signatures, l’un des deux critères d’une ECI réussie a été accompli. L’autre est de recueillir un nombre total d’au moins 1 million de signatures.

« Nous sommes ravis de voir que nous avons atteint le nombre de quotas minimaux nécessaires pour déclarer notre initiative valable. Comme on peut le constater par les résultats actuels, il existe un fort soutien pour le mariage et la famille en Europe. Je suis fière de constater que tant de citoyens sont prêts à exprimer leur soutien de manière publique », a déclaré Edit Frivaldszky, présidente du comité des citoyens Elle a poursuivi par un appel à l’action : « Nous espérons maintenant que cela va envoyer un signal d’encouragement à d’autres citoyens à faire entendre leur voix en faveur du mariage et de la famille par notre initiative !

 

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“Qu’est-ce que la France ?” – IV° Rencontres Philanthropos le 10 décembre à Paris
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IV° Rencontres Philanthropos à Paris

Qu’est-ce que la France ?

 

Est-elle une réalité spirituelle, située dans le ciel des Idées ? Se réduit-elle à la collection de ceux qui ont la nationalité française – ou qui résident sur son territoire ? La question fait-elle encore sens à l’heure de la mondialisation, alors que les États se jugent comme des entreprises, moins pour leur mémoire que pour leurs innovations, à travers les chiffres de leur dette et de leur croissance ? Qui, d’ailleurs, peut encore se soucier d’être vraiment français quand il s’agit désormais de devenir un cyborg et de remplacer la langue par des algorithmes et des smileys ?

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L’Eglise, corps électoral
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Bien entendu la « surprise attendue » de l’élection de Donald Trump a mobilisé l’actualité catholique cette semaine. Entre le message du président-élu assurant que les catholiques trouveraient un appui dans son administration, l’accueil prudent du Vatican dans un discret « wait and see » et les réactions enthousiastes ou consternées des fidèles, comme de la hiérarchie catholique, le moins que l’on puisse dire est que le trublion américain n’est pas passé inaperçu. Un engagement réaffirmé pour le respect de la vie et un discours musclé sur l’immigration, constituent un cocktail qui bouleversé les catholiques dans leur habitude de classer un peu rapidement les uns et les autres au point de ne plus savoir où situer les priorités.

Mais les Etats-Unis ne sont pas les seules élections qui mobilisent les épiscopats nationaux. Depuis des semaines, les conférences épiscopales multiplient les déclarations ou les initiatives. En Afrique, les évêques se sont massivement engagés contre les corruptions en tous genres, ont appelé à discerner le mieux possible dans les choix électoraux. Bien entendu les pauvretés sous toutes leurs formes ont fait l’objet de tous les soins, donnant au passage une indication précise sur les formes de pauvreté pays par pays. Ainsi, au Malawi, nous découvrons les violences faites aux albinos. Au Kenya, l’épiscopat a présenté au président son manuel anti-corruption. Le Chili pour sa part est inquiet pour la démocratie. Les évêques chiliens ne sont pas les seuls à encourager les électeurs à se rendre aux urnes dont la désaffection est pour eux une menace pour la démocratie. A l’inverse, c’est bien pour protester qu’un évêque du Nicaragua a expliqué son abstention, comme 78 % des électeurs du pays.

Contextes différents, problématiques propres, il n’en demeure pas moins que tous les épiscopats entrent dans l’arène politique et parfois de façon très engagée et militante pourrions-nous dire. L’Europe est globalement plus timidement intervenue alors que des sujets « brûlants » reviennent périodiquement dans les différents hémicycles nationaux ou européens. Ainsi, les évêques de France, au-delà de la lettre aux habitants de France, ne sont pas entrés dans les débats autour de la primaire de la droite et du centre, laissant le champ libre aux laïcs, qui se plaignent souvent d’être laissés à eux-mêmes dans le concert des propositions électoralistes.

 

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Front commun ?
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Mgr Wintzer ne brille habituellement ni par la clarté de son style, ni par la netteté de ses déclarations. Originaire de Normandie, comme son nom ne l’indique pas, il est culturellement rompu à la pratique du ni oui, ni non. Promu au siège de Poitiers à une succession très difficile, sa nomination avait soulevé beaucoup d’espoirs. Il semble qu’il se soit ensablé dans les méandres du Clain, et qu’il ne sorte pas son pauvre diocèse des impasses dans lesquels son prédécesseur l’avait engagé avec la superbe et la morgue que l’on sait. On ne peut pas totalement reprocher un tel échec à cet évêque « de moyenne quoique d’honnête grandeur », tant la situation était désespérée. Il n’empêche, de fermeture de séminaire en éloignements des prêtres dissidents, de déclarations alambiquées en silences complices, sous son pontificat l’échouage se transforme inexorablement en naufrage.

Ses propos, en guise de commentaires aux prises de position liturgiques du cardinal Robert Sarah, n’avaient guère – c’est un euphémisme – contribué à « réorienter » ses diocésains et ses lecteurs. Ses ultimes déclarations sur la politique française laissent interloqué.

Passons sur le style. Comment mieux s’emberlificoter les pieds dans les tapis de son Évêché ? Difficile de faire mieux dans le pas de deux, pour reprendre d’une main ce que l’on suggère d’avoir donné de l’autre sans l’avoir fait, tout en donnant à penser que l’on n’a pas dit ce que l’on a déclaré. Ces entrechats donnent le tournis. Comme le disait finement un commentateur : « il s’agit bien d’un évêque français, qui aime la mer calme, et transpire à l’idée qu’une vague si petite soit-elle, ne vienne l’ébranler ». Passons aussi sur la langue, monument de langue de buis, molle, imprécise, contournée. Nous ne sommes pas d’étroits censeurs, mais il y a de quoi s’interroger sur le sens de certaines propositions : « … les élections du printemps 2017 donneront à chaque électeur une capacité à décider d’un changement… », « ils… formulent des attentes » ; « on scellerait la perversité d’un système qui renvoie ou bien chacun à lui-même ou bien les gens dos à dos ». On dirait du François Hollande dans le texte. À aucun moment, il n’est possible de savoir s’il parle en sociologue, en moraliste, en théologien ou en pasteur… On constate une accumulation biscornue de « ils », de « ceux qui », l’abus du passif contraire aux usages de la langue française, etc. Passons, passons.

 

À nouveau, les déclarations de Mgr Wintzer laissent sans voix. Rien de vraiment faux, rien de vraiment choquant… sauf à considérer que cette accumulation d’à-peu-près, de demi-aveux, de sous-entendus obscurs, finit par embrouiller totalement la question. En définitive, pourquoi cette attention réservée à un seul parti explicitement désigné ? Pourquoi cette pudeur à l’encontre des autres ? Ils mériteraient, eux aussi, l’attentive sollicitude de nos pasteurs, eux dont les principes et les pratiques, connues de tous, mériteraient bien des mises en garde aussi nettes. La justice, c’est « à chacun selon son dû », et non pas l’acharnement sur le bouc émissaire. Or, seul le FN fait nommément l’objet des foudres épiscopales. Encore une fois, pourquoi ? Qui choisit? Est-il le seul à « être passé maître », à jouer sur les peurs, le seul parti pour lequel voter serait une « tentation » ? Allons, tout ça n’est pas sérieux et sent le parti pris.

 

Si « l’Évangile sera toujours une instance critique vis-à-vis de soi-même ; avant de faire porter aux autres une responsabilité, il appelle à considérer la poutre qui obstrue son œil », alors, « on a envie de dire », pour parler comme le successeur de saint Hilaire : « Messeigneurs, de Poitiers ou d’ailleurs, commencez par vous appliquer cette sage maxime à vous-même ! Ne rajoutez pas de chaos au chambardement. Sur l’Europe (Lagleize), le terrorisme (Pontier, Maillard), la liturgie et la politique (Wintzer), et tant d’autres problèmes, si vous n’avez rien à dire – ce qui semble visiblement le cas – balayez devant votre porte et restez discrets ».

Le silence est d’or, les cours sont en hausse, profitez-en !

Gaston Champenier

« Impensable », le mot de trop
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Cet article a été rédigé au lendemain des attentats de l’été 2016. La vague compassionnelle passée, il ne choquera plus personne… heureusement. Si les évêques se mettaient à faire du scandale, à chasser les marchands du Temple, à prêcher à temps et à contre-temps, où irait-on ?

Énième étape du tour de France de la terreur : égorgement d’un prêtre dans une église de province au petit matin d’un jour d’été ordinaire, par deux islamo-racailles que la police s’est empressée d’abattre comme les chiens enragés qu’ils étaient devenus.
Larmes, prières, et compassion, jusque dans la campagne électorale américaine. Compassionate business as usual. On finit par s’habituer. Les mêmes perroquets – ici plus densément cléricaux – pérorent et larmoient en direct… Une impression de déjà-vu et de lassitude.
La Conférence des Évêques de France s’est vu dans l’obligation de fournir un communiqué, par la voix de son président. C’est la loi du genre. L’éminent archevêque de Marseille ne se laisse pas aller à quelque exclamation de rage ou de frustration, provoquée par l’impéritie des autorités, leur absence d’autocritique, ou quoi que ce soit du même genre. Pas de « sainte colère » contre l’apathie des Français musulmans incapables de faire la police dans leurs rangs, colère injuste mais qui soulagerait ou manifesterait un peu d’empathie avec le « réel ».
C’est bien pire. Voyez-vous-mêmes. Citation : « De Cracovie, où j’ai appris le drame impensable et horrible de Seine Maritime… » Au sens littéral, pour l’évêque de Marseille, le drame est « impensable ». Dans la pensée-réflexe du premier évêque de France, ce qui vient de se passer est « impensable ». Il ne peut être question, à propos de ces faits, de réflexion. Le malheur tombe du ciel, Fatum incompréhensible et aveugle écrasant la France. Renonçons à comprendre. Subissons… le choc, la sidération, … sans rien dire.
Il y a des mots pour lesquels on est dénoncé, condamné et puni, mis au banc de la société et de l’Église, mais là, rien. L’archevêque de Marseille, en un instant particulièrement solennel et dramatique, renonce à ce qui fait l’essence de l’homme, son éminente dignité d’être pensant, avant même d’être un disciple du Logos, sans que personne ne trouve cela choquant ou indigne. Quand on constate qu’il faut que ce soient des Michel Onfray, des Alain de Benoist, des Camel Bechikh, autrement dit des païens étrangers à l’Église, ou des Philippe Maxence, Guillaume de Tannouarn, Louis-Marie de Blignières, plus ou moins marginaux ou réprouvés, qui tiennent les discours sensés et vrais que nous attendons en vain de la part de nos pasteurs, il faut se pincer.
Un instant, sous les voutes de Notre-Dame de Paris, il a semblé que nous allions sortir de cette ahurissement consenti. Rendormez-vous, ce n’était qu’une illusion. Il fallait d’ailleurs voir les visages hilares du sinistre ministre de l’intérieur et d’un ancien premier ministre pour comprendre que tout cela n’était pas sérieux. De vagues allusions au contexte social ont un instant titillé les édiles venus célébrer non la mort et la résurrection mais le « vivre-ensemble », et engranger au passage quelques dividendes électoraux. Le souffle de la Manif pour Tous est passé… et puis s’est évanoui. Ah, si, tout de même, quelques propos plus fermes sans quoi tout ceci n’aurait servi à rien : la dénonciation du complotisme et de la tentation de fermer les frontières. Pour le dire en langage clair : tout cela est la faut du FN ! Bravo, Éminence. Quel courage politique ! Le cardinal Vingt-Trois, tout le monde le sait dans la capitale, a en pratique déjà cédé la main. Un autre tient sa plume. Soyons rassurés, le candidat in petto à la succession n’a rien à craindre. Il a donné au système, par la voix de son maitre, tous les gages qu’on attend de lui. « Mes frères, en vérité je vous le dis, ce que le pays a le plus à craindre aujourd’hui c’est le complotisme et la fermeture des frontières. Ainsi soit-il ». D’ici à dire que le Brexit serait la cause de tous nos maux, que Daesh roulerait pour Marine, il n’y a qu’un pas que nos excellences franchiront lorsqu’on les sifflera pour le faire. Patience, patience, ils ne nous décevront jamais.
Le vieux cheval de retour, Christian Delorme, est toujours à la manœuvre, pataugeant dans le confusionnisme et l’à-peu-près islamophile avec une obstination que seul son âge avancé peut excuser. Les émoustillés « Padreblogueurs » ne sont pas en reste. Leurs belles gueules se pressent dans les médias pour entonner leurs chansonnettes bisounourso-versaillo-jmjistes sur l’air de « Amour, toujours… ». On n’est plus dans le « vivre ensemble » ni dans la citoyenneté, on est passé du social au pieux, mais l’enfumage demeure. Élever le regard ? Approfondir la vue ? Pas du tout. L’important, c’est l’amour. Bravo, les p’tits gars, vous irez loin.

Gaston Champenier

Tribune – La France ne redeviendra la France que si elle retrouve sa vocation de priante et de suppliante
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En cette fin septembre, la France se rappelle au Ciel. Une neuvaine est lancée au plus haut des Cieux, portée par saint Michel, une autre sourd de l’archidiocèse de Reims qui fête, le 1er octobre, Remi son patron. Après la grande neuvaine de l’an dernier, restent donc les « petites neuvaines » qui fleurissent sur cette vieille terre de France. Et Dieu sait qu’elle en a besoin !

Mais Dieu sait aussi que pour que nous ne nous attribuions pas des mérites indus, il nous faut quémander, quémander, quémander sans cesse. La France est meurtrie. Meurtrie dans son cœur de Fille aînée de l’Eglise, meurtrie dans son âme d’évangélisatrice des peuples, par la désertion de ce peuple égaré, tenté par le veau d’or de l’humanisme athée, devenu athéisme « humanicide », par le tranchant parricide de l’orgueil.

Pourtant, cette terre bénie de Dieu, visitée par son Fils, par sa Mère, par ses archanges, terre refuge des compagnons du Christ, Madeleine, Lazare, Joseph d’Arimathie, terre native du plus grand nombre de saints, cette terre tuméfiée par le reniement de ses enfants demeure, aux yeux du monde, la terre prophétique de la chrétienté, la terre d’espérance du renouveau de la civilisation du Christ. En témoignent les assauts qu’elle subit de l’extérieur par les hordes fanatisées du démon qui, sur son sol, sont venus sacrifier le Christ officiant, à l’autel de Saint-Etienne-du-Rouvray. En témoignent les assauts du dedans menés par une idéologie mortifère qui se veut la nouvelle voix prophétique de la France et ajoute aux plaies du Christ sacrifié les plaies de l’Egypte insoumise.

Comment se fait-il qu’une terre qui a tant reçu de Dieu, une terre donnée par son roi à Notre Dame, soit aussi abandonnée ? Qu’avons-nous donc fait ? Qu’ont fait nos aïeux « pour mériter ça » ? Dieu oublierait-il d’avoir pitié, comme se plaint le psalmiste ? Tout cela ne serait-il que juste retour de nos infidélités ? Peut-être…. Car, comme le dit saint Cyprien de Carthage, Dieu châtie pour t’avertir et te corrige pour t’éduquer.

Le malheur qui s’abat sur le juste, longtemps incompris dans la Bible, est une épreuve qui vérifie la qualité de la foi, nous dit saint Pierre, mais aussi, comme le rappelle le livre d’Esther, il est un avertissement pour celui qui s’approche de Dieu. C’est une purification, une invitation à l’humilité et à l’écoute, prémices de la contemplation.

Le malheur qui s’abat sur les méchants est avant tout une conséquence de leur éloignement de la main protectrice de Dieu. La mal est une des conséquences de notre refus de Dieu. Nous écartant du droit chemin, nous tombons dans le précipice de la souffrance, nous nous livrons nous-mêmes au pouvoir de Satan. En nous coupant de Dieu, nous nous fermons à ses grâces, à ses appels à la conversion. Et il faut souvent à Dieu bien des efforts pour se faire entendre dans le brouhaha peccamineux qui nous enveloppe. Dans sa sagesse, il a beau appuyer là où ça fait mal, pour nous révéler notre erreur, rien n’y fait et il nous faut bien souvent atteindre le fond du gouffre pour enfin percevoir le murmure discret mais insistant de l’Esprit qui dit « viens ».

Ce qui est vrai de chacun l’est collectivement d’une nation. Petit à petit, la France s’est coupée de Dieu, s’est laissé enfouir sous le fatras du péché, aveugler par l’orgueil de sa suffisance. Ce faisant, ses oreilles se sont bouchées et ses yeux sont devenus aveugles, tandis que ses mains se sont fermées. Alors, conformément à la prophétie intemporelle du Magnificat, les riches repartent les mains vides et les puissants sont tombés de leur trône. Des décennies durant, la France a cessé de crier vers le Ciel. Fin des adorations, des processions du Saint Sacrement, suppression de la prière à saint Michel à la fin des messes sont autant mains riches qui se sont fermées, n’attendant plus rien de Dieu.

La France ne redeviendra la France que si elle retrouve sa vocation de priante et de suppliante. Le peuple de France est reconnu comme un peuple spirituel et contemplatif, il lui faut retrouver son âme d’orant. Se perdre dans l’activisme est une des nombreuses chausse-trappes du démon. C’est par sa vocation spirituelle et contemplative que la France redeviendra ce doigt tendu vers le ciel, cette nation prophétique. C’est de ce prophétisme priant que la Fille aînée de l’Eglise pourra à nouveau être éducatrice des peuples. Je ne dis pas qu’il ne faut pas agir. Je dis qu’il faut agir dans la prière. Je ne dis pas que nous agissons trop, je dis que nous ne prions pas assez. C’est de l’adoration, de ce cœur à cœur intime avec le Christ qu’un feu nouveau embrasera la France. Du reste n’est-ce pas ce que le Sacré Cœur ne cesse de demander ? Une conversion de chacun au Cœur Sacré pour que la France puisse enfin honorer cette demande du Christ qui attend cette consécration à son Sacré Cœur.

Mais accepter de tout remettre au Christ est dépouillant. Dépouillant parce que c’est lui laisser le choix des règles du jeu et du temps. Dépouillant parce que cela suppose une plus grande humilité, une plus grande confiance et abandon total. Mais comment pouvons-nous croire que nous ferions mieux que Lui ?

Nous sommes entre Ciel et terre. Le combat que livre le démon à la France est trop violent pour que nous puissions croire y arriver sans Dieu. Mais Dieu attend notre prière pour creuser en nous le désir du salut, pour nous rendre humbles face à la victoire qu’il promet afin que nous ne retombions pas, comme tant de fois le peuple hébreu, dans nos vieux démons, oubliant le Seigneur dès le péril passé.

Pour espérer revoir le Christ régner sur la France, il faut d’abord que toute sa terre irradie de prière. Mais nous manquons tellement de foi, d’espérance… et de patience !

Discours du pape – Attentat de Nice – «On ne peut répondre aux assauts du démon que par les œuvres de Dieu»
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Traduction en français du discours du Pape

Mes chers frères et soeurs, je m’excuse de parler italien, mais mon français n’est pas bon (paroles prononcées en français)

C’est une grande émotion pour moi de vous rencontrer, vous qui souffrez dans votre corps ou dans votre âme parce qu’un soir de fête la violence vous a frappés aveuglément, vous ou l’un de vos proches, sans considération d’origine ou de religion. Je veux partager votre peine, une peine qui se fait encore plus vive lorsque je pense aux enfants, parfois aux familles entières, dont la vie a été arrachée à l’improviste et de façon si dramatique. Soyez tous assurés de ma compassion, de ma proximité et de ma prière.

Chères familles, j’invoque Notre Père du ciel, notre Père à tous, pour qu’il accueille vos défunts bien-aimés auprès de lui afin qu’ils trouvent sans tarder le repos et la joie de la vie éternelle. Pour nous chrétiens, le fondement de notre espérance c’est le Christ mort et ressuscité. L’Apôtre Paul nous l’affirme : « Si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui  la mort n’a plus aucun pouvoir» (Rm 6,8-9). Que la certitude de la vie éternelle, qui est aussi celle de croyants d’autres religions, soit une consolation pour toute votre vie, et un puissant motif de persévérance afin de continuer courageusement votre route ici-bas.

Je prie aussi le Dieu de miséricorde pour toutes les personnes blessées, parfois atrocement mutilées dans leur chair ou dans leur âme, et je n’oublie pas toutes celles qui n’ont pas pu venir ou qui sont encore hospitalisées. L’Église vous demeure proche et vous accompagne avec son immense compassion. Par sa présence à vos côtés en ces moments si lourds à porter, elle demande à Dieu de vous venir en aide et de mettre en votre cœur des sentiments de paix et de fraternité.

Le drame qu’a connu la ville de Nice a suscité, de toutes parts, de belles initiatives de solidarité et d’accompagnement. Je remercie toutes les personnes qui, sur le moment, ont porté secours aux victimes, ou qui aujourd’hui encore, et pour longtemps sans doute, se dévouent à soutenir et accompagner les familles. Je pense, bien sûr, à la Communauté catholique et à son Evêque, Monseigneur André Marceau, mais aussi aux services de soins et au monde associatif, en particulier, à l’association Alpes-Maritimes Fraternité ici présente, qui rassemble des représentants de toutes les confessions religieuses, ce qui est un très beau signe d’espérance. Et je me réjouis de voir que chez vous les relations interreligieuses sont bien vivantes, ce qui ne peut que contribuer à panser les blessures de ces dramatiques événements.

En effet, l’établissement d’un dialogue sincère et de relations fraternelles entre tous, en particulier entre ceux qui confessent un Dieu unique et miséricordieux, est une urgente priorité que les responsables, tant politiques que religieux, doivent chercher de favoriser et que chacun est appelé à mettre en œuvre autour de soi. Alors que la tentation de se replier sur soi-même, ou bien de répondre à la haine par la haine et à la violence par la violence est grande, une authentique conversion du cœur est nécessaire. C’est là le message que l’Évangile de Jésus nous adresse à tous. On ne peut répondre aux assauts du démon que par les œuvres de Dieu qui sont pardon, amour et respect du prochain, même s’il est différent.

Chers frères et sœurs, je vous assure encore une fois de ma prière et de toute la tendresse du successeur de Pierre. Je prie aussi pour votre cher pays et pour ses responsables afin que soit édifiée sans relâche une société juste, pacifique et fraternelle. En signe de ma proximité, j’invoque sur chacun de vous le secours de la Vierge Marie et l’abondance des Bénédictions divines.

 Le Seigneur bénisse vous tous (paroles prononcées en français)

 

Source Radio Vatican

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