Tribune – L’intégrisme n’est pas une maladie de l’Islam, c’est l’intégralité de l’Islam
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Il faut regarder la réalité en face : l’islam est en France, il y est bien installé, et durablement. Il concerne déjà 10 % de la population, et par la simple évolution démographique, son importance ne peut que croître.

Le moment est donc venu de parler de l’islam en abandonnant les clichés bien-pensants dont on nous abreuve depuis des décennies : religion du livre, religion de tolérance, de paix et d’amour…

– L’islam est un système politique totalitaire : il régit tous les aspects de la vie privée et de la vie publique, en détail et sans dérogation possible.

– L’islam est une religion dominatrice : les Chrétiens et les Juifs ne sont tolérés que comme dhimmis (protégés), se reconnaissant inférieurs aux musulmans et leur payant tribut.

– L’islam est une religion con­quérante : son ambition est d’instaurer un califat mondial. Pour un musulman, le monde se divise en : terres d’islam où la loi coranique doit s’appliquer ; terres de conquête, appelées à devenir terres d’islam par le djihad. Cer­taines de nos cités sont déjà terres d’islam. La France et l’Europe sont terres de conquête.

– L’islam est réfractaire à toute évolution. La Bible a été inspirée par Dieu et transcrite par des hommes qui ont pu être faillibles. D’où les nombreuses exégèses, chrétiennes ou juives. Au contraire, le Coran a été dicté par Allah à Mahomet. Son texte est intangible et éternel, à tel point que seule la version en langue arabe fait foi.

– L’islam est incompatible avec la démocratie : pour les musulmans, les lois d’Allah sont supérieures à toutes les lois édictées par les hommes.

On invoque parfois la règle de nulle contrainte en religion pour faire croire que l’islam est en faveur de la liberté de conscience. Or, cette règle dit simplement qu’il n’y a nulle contrainte pour un individu à entrer dans l’islam. En revanche, le musulman qui abjure sa religion est passible de la peine de mort.

Anne-Marie Delcambre, spécialiste de l’islam, écrit dans « L’Is­lam des interdits » (2003) :

« Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. Il est la lecture intégrale des textes fondateurs. L’islam des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique qui colle à la norme. »

Mais le discours officiel persiste à s’appuyer sur le « pas d’amalgame », et fait référence à « l’islam modéré de la majorité de nos compatriotes »…

 

RAYMOND CROELLA

Source Les 4 Vérités

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Tribune – Assassinat du P. Hamel et christianophobie
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Depuis janvier 2015, on compte plus de 230 morts en France dus au terrorisme islamique qu’on n’a pas réussi à endiguer ! Georges Fenech, président de la commission d’enquête sur les attentats, est bien placé pour faire un constat déplorable de non-anticipation des événements par le gouvernement. En revanche, l’islamisme est toujours plus prompt à s’adapter à la situation ambiante et se donne chaque jour un peu plus les moyens d’accomplir son funeste dessein. Ce qui vient de se passer avec l’odieux assassinat du Père Hamel visait à toucher la religion catholique et venait après de nombreux actes christianophobes. Là encore, il y a eu « défaut d’anticipation » et, pourtant, on aurait bien dû s’alarmer quand, tous les jours et depuis des années, des églises, des cimetières ou autres endroits sont attaqués, profanés, vandalisés, volés comme ne peut l’ignorer notre gouvernement.

 

Le 20 janvier dernier, Bernard Cazeneuve confirmait la réalité des faits en avançant 20 % de hausse des profanations en un an. Autre chiffre révélateur, les actes anti-chrétiens représentent 80 % des délits anti-religieux, toutes religions confondues – ceci, sans parler des attaques aux personnes. Pourtant, on n’en parle guère dans les médias. J’ai pu le constater quand des faits malveillants se sont produits dans l’église proche de mon domicile. Dans l’ensemble, les médias sont plus réactifs à parler des actes islamophobes pour lesquels on parlera de racisme. Pour les actes anti-chrétiens, on nous fera le coup d’irresponsables qui ne pensaient pas à la gravité de leurs actes. Concernant les personnes, il n’y a pas de recensement sur les « attaques » physiques et morales. Pourtant, beaucoup d’ecclésiastiques font les frais de mauvais procès et sont décrétés parfois coupables avant d’être jugés. Le déchaînement médiatique qu’a eu à subir Mgr Barbarin l’a suffisamment démontré : il fallait qu’il paie pour les actes de pédophilie imputés à des membres de l’Église dans un passé ancien et récent. Et les bobos-gauchos de s’en donner à cœur joie pour se payer des cathos ! Est-ce qu’on imaginerait actuellement, par exemple, une pièce de théâtre comique se moquant de l’islam et de ses crimes ? Sûrement pas, car ce serait se rendre coupable de faire de « l’amalgame » ! Par contre, au nom de la liberté d’expression, on a le droit de ridiculiser tout ce qui est catholique…

 

Exemple récent: à Couhé dans la Vienne, une pièce « J’y croix pas » avait pour projet de faire ricaner sur le dos de l’Église. Sur les affiches distribuées, un curé et une soeur étaient représentés dans un cœur. On imagine le programme… Cette provocation n’a pas été du goût de certains (c’est ce qu’on désirait!). Occasion donnée également à un journaliste d’écrire un petit article à double sens: «Une comédie cible des intégristes ». Pour lui et pour moi, ce n’était assurément pas la même lecture ! On ne s’étonnera donc pas après toutes les attaques, souvent mesquines, que doivent supporter les catholiques que ceux-ci réagissent. Et les médias de se réjouir d’annoncer alors que 56 % des Français ont une mauvaise image de l’Église catholique. Ils sont, à l’opposé, beaucoup plus mesurés quand ils s’agit de parler de la religion islamique, intouchable. Ils chargent à fond la religion catholique comme pour atténuer les crimes de l’islam. Rien d’étonnant donc à ce que la christianophobie gagne du terrain en France. La responsabilité en revient pour partie aux médias subventionnés qui s’autorisent à dire ce qu’ils veulent sans souci d’objectivité et aussi au manque de courage et de capacité d’un pouvoir sur le déclin. Dans les médias français, le pire en matière de christianophobie n’a cependant pas encore été atteint, comme cela l’a été en Espagne où une caricature sur TVE montrait une croix transformée en arme dirigée vers un homosexuel (suite à la tuerie d’Orlando)… On connaît pourtant la religion du coupable : l’islam (qui n’est pas l’islam)! Je « croix » que ça em… vraiment certains que le christianisme soit une religion d’amour et de paix qui n’a pas de sang sur les mains ! Alors, on s’autorise à lui prêter le pire…

 

 

Source Les 4Vérité hebdo

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La ligne éditoriale de Riposte catholique cherche à sortir de la “langue de buis”, peu propice à la recherche de la vérité.  C’est pourquoi nous publions volontiers des tribunes libres. Nous précisons cependant que ces tribunes publiées sur Riposte Catholique n’engagent que leurs auteurs. Nous les proposons à nos lecteurs en tant que contributions au débat et à la réflexion. La Rédaction

Analyse – Les prosélytismes, un tabou qui dérange
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Les éditions du CNRS publient un ouvrage sur les prosélytismes, sous-titré, les nouvelles avant-gardes religieuses.

Prosélystisme

Voici la présentation qu’en donne le communiqué de promotion.

Attentats en France, extension spectaculaire de l’évangélisme et du salafisme, repli des communautés juives, fronde catholique contre le mariage pour tous, recrutement de djihadistes sur Internet, laïcité « universelle » contre foulard confessionnel… la question religieuse électrise la sphère politique et sociale. Cette actualité brûlante place la question du prosélytisme au cœur des combats politiques et sociaux d’aujourd’hui. Des débats où les trois grandes religions apparaissent à l’avant-garde.

Outre le fait que les directrices du recueil sont des spécialistes de l’Islam et de l’Afrique plus que de l’Occident, outre le présupposé fondamentaliste de la ligne, il est intéressant de voir combien, vu de l’extérieur, le prosélytisme est un fourre-tout indifférencié qui amalgame évangélisation, conversion forcée, conquête islamique et intégrisme de tous genres. Il est assez curieux, par exemple d’inclure les juifs dans un ouvrage sur le prosélytisme, sauf, comme l’auteur de l’article à assimiler “désaffiliation” à du prosélytisme.

Vous l’aurez compris, encore un ouvrage scientifique (annoncé tel en tout cas), qui considère le monde des religions comme un objet d’étude sociologique global, selon des trames de lectures indifférenciées et donc non adaptées.

Nous avions déjà souligné une timide prise de conscience de ce phénomène chez les sociologues. Cependant, l’étiquette CNRS, donne une sorte de blanc-seing, à ces approches qui, si elles sont systémiques et peut-être rigoureuses, n’en sont pas moins totalement inadaptées.

Il est impossible de mettre sous le vocable “prosélytisme” tous les mouvements ou actions visant à faire des prosélytes. Et ce n’est pas avec des amalgames, commodes pour le scientifique et le journaliste, qu’il sera possible de rendre la vérité d’une situation concrète et cuisamment existentielle pour les fidèles.

La véritable question qui dérange est le “retour du religieux”. Un retour que le milieux scientifique et idéologique athée ne peut comprendre, dans la mesure où il le mesure avec un baromètre inadapté.

La foi, même quand elle est rationnelle, est avant tout existentielle. Sa compréhension, et les ressorts de sa puissance active n’entrent pas dans des cases analytiques. Les études scientifiques ne parviennent pas à l’appréhender, parce qu’ils l’ont expurgée de son cœur même. La foi n’est pas une donnée de la vie sociale, elle englobe l’intégralité de la vie sociale et donc de la personne. Et de fait, elle en est le principe actif, ce que les athées ne peuvent intégrer et que l’enfouissement post Vatican II a contribué à expulser du quotidien.

Le prosélytisme, nécessairement multiforme, n’est pas une avant-garde religieuse, il est la suite naturelle de la foi. En ce sens, il y a autant de prosélytismes que de fois différentes dans le monde. Ainsi compris, foi et prosélytisme s’intègrent différemment dans la société, puisque la foi repose sur une conception du monde qui guide tout autant la vie du croyant que sa manière de susciter de nouveaux adeptes.

Voir l’évangélisation comme un prosélytisme conservateur de survie pour gagner des fidèles est tout aussi étranger au christianisme qu’imaginer des imams missionnaires n’est dans la nature même de l’Islam.

En réalité, les chercheurs du CNRS et d’ailleurs se raccrochent aux dernières branches de leurs certitudes face à un monde qui leur échappe, pour avoir exclu le religieux de leurs données fondamentales.

 

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