Vietnam – Des chrétiens arrêtés en plein cours biblique
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Classé en 17ème position dans l’index mondial de la persécution, le Vietnam a adopté le 18 novembre dernier une nouvelle loi sur les ‘Croyances et religions’ limitant considérablement les libertés religieuses.

Les chrétiens y sont en effet victimes d’une persécution croissante qui se manifeste par des arrestations, ou par le vol de leur terre par les autorités. Ce sont les convertis, qu’ils soient d’origine bouddhiste ou animiste, qui font face à la persécution la plus forte, non seulement par les autorités, mais aussi par leurs familles, proches amis, et voisins.

À Hanoi, la semaine dernière,…

 

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Inde – Violences et abus envers les chrétiens à l’approche de Noël
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De nouvelles violences à l’approche de Noël suscitent la préoccupation et le trouble au sein de la communauté chrétienne indienne. Le 14 décembre, un groupe de quelques 30 militants hindouistes a attaqué un groupe de catholiques à Tikariya, village sis juste en dehors de la ville de Banswara, dans l’Etat du Rajasthan, frappant le Père Stefphan Rawat, les femmes et les autres membres du groupe. Les catholiques, comme ils le font traditionnellement, parcouraient les rues du village en chantant des chants de Noël, en une mini procession ayant débuté à la fin de la Messe. Les extrémistes, armés de bâtons et de matraques, les ont rejoints et roués de coup avec violence, au mépris de la liberté de culte garantie par la Constitution.

 

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Vietnam – La loi sur la religion est jugée très sévèrement par la presse asiatique
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Le texte définitif de la Loi sur les croyances et la religion, tel qu’il a été adopté par l’Assemblée nationale le 18 novembre dernier, est encore introuvable sur les sites gouvernementaux. Seule une version du projet de loi datant du 1er septembre 2016 est aujourd’hui en ligne sur divers sites officiels. 

C’est peut-être là une des raisons du peu d’échos que l’adoption de la loi a suscité à l’intérieur du pays. Il est vrai que la plupart des communautés religieuses et, en particulier, l’Eglise catholique avaient fait connaître leurs réactions, bien souvent négatives, avant que la loi ne soit adoptée par une majorité compacte de parlementaires.

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Les chrétiens, une cible privilégiée du régime nord-coréen
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A lire l’Index mondial de la persécution des chrétiens, dans son édition 2016, de l’ONG protestante Portes ouvertes, ou le rapport tout récemment publié de l’Observatoire de la liberté religieuse, de l’association catholique Aide à l’Eglise en Détresse, la situation des chrétiens nord-coréens qui figurent parmi les plus persécutés au monde, reste tragiquement semblable. Une récente étude réalisée par une ONG sud-coréenne affirme que 75 % des chrétiens nord-coréens arrêtés au nom de leur foi ne survivent pas aux persécutions mises en œuvre par le régime de Pyongyang…

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La visite du président du CFCM à Rome, « pour couronner cette dynamique de concorde que nous vivons en France »
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Le président du Conseil français du culte musulman, Anouar Kbibech était à Rome ce jeudi 3 novembre avec d’autres représentants des différentes religions. Pour lui, il s’agissait « de couronner cette dynamique de concorde que nous vivons en France entre catholiques et musulmans. »

Une démarche fortement symbolique et très politique pour « dédiaboliser l’islam » et lutter contre les amalgames qui voudraient réduire les musulmans à des terroristes. Une démarche fortement volontariste pour témoigner de ce que les chefs français des deux religions tentent de vivre à leur niveau : la concorde. Mais il serait cependant plus juste de bien limiter cette concorde à ce quelle est, un appel des responsables religieux à plus de respect mutuel et à voir au-delà des attentats ce qui peut rassembler.

Il me semble que cette restriction de la concorde exprimée par le président du CFCM, est plus proche de la réalité, car concrètement, les catholiques se révèlent de plus en plus hostiles aux musulmans, confusément mis dans le même bain que tous les terroristes islamistes.

 

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ONU – Le Saint-Siège défend la dignité humaine baffouée
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Le 31 octobre dernier Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, intervenait lors de la 71e session de l’Assemblée générale de l’ONU, sur le thème de la promotion et de la protection des droits humains.

Il a brossé un tableau relativement sombre du respect de la dignité humaine dans le monde. une dignité dont il a également rappelé les contours depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

La liberté de religion continue à être bafouée dans de nombreux pays. Le droit (cf notre note) à la vie des personnes à naître, des migrants, des victimes des conflits, des pauvres, des personnes âgées et de ceux qui risquent la peine de mort n’est pas considéré comme une priorité, a regretté le prélat philippin.

La compréhension intégrale des droits et de la dignité humaine requiert aussi la reconnaissance des droits sociaux, culturels, politiques et spirituels de toutes les personnes. Un élément constitutif de ce droit existe dans la liberté de pensée, de conscience et de religion, prévue par l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. « La liberté de changer de religion ou de credo » doit être garantie.

 

Et le prélat de constater que tel n’est pas le cas en de multiples endroits dans le monde. Il a également ajouté qu’au-delà des Etats, les religions doivent faire un travail d’acceptation du pluralisme.

A ce sujet, nous voudrions préciser un point important.

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Info – Singapour : un adolescent emprisonné pour avoir offensé les musulmans et les chrétiens
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Le 29 septembre dernier, un tribunal de Singapour a condamné Amos Yee, un adolescent singapourien de 17 ans, à six semaines de prison ferme et 2 000 dollars d’amende (1 300 euros), pour avoir « offensé les sentiments religieux des musulmans et des chrétiens » dans plusieurs vidéos postées sur Internet (voir ici et ici). En 2015 déjà, Amos Yee, né dans une famille catholique, baptisé dans la religion catholique mais revendiquant haut et fort son athéisme, avait été condamné à quatre semaines de prison pour avoir fait des remarques jugées offensantes envers les chrétiens.

Selon différents acteurs de la société civile locale, cette affaire illustre à nouveau le climat général de restrictions envers la liberté d’expression à Singapour. Les débats sur des sujets sensibles tels que la politique, le racisme ou la religion sont surveillés de près par les autorités singapouriennes et soumis à une législation très répressive en cas de débordement. Le gouvernement n’a aucune tolérance pour les insultes raciales ou religieuses. Ainsi, le Sedition Act est une loi qui criminalise tout discours « qui tend à promouvoir des sentiments de malveillance et d’hostilité entre les différentes races ou les classes de la population de Singapour ».

L’année dernière, Amos Yee avait été inculpé notamment pour avoir enfreint la section 298 du Code pénal qui, au chapitre 224, stipule qu’on ne peut faire de remarques contre une religion avec l’intention délibérée de heurter les sentiments religieux des croyants de cette religion. Peu de temps après le décès de Lee Kuan Yew (Premier ministre de 1959 à 1990 et fondateur du Singapour moderne), l’adolescent avait mis une vidéo sur YouTube intitulée « Lee Kuan Yew est enfin mort ! » (« Lee Kuan Yew Is Finally Dead »), dans laquelle il pestait contre ce dernier, mais aussi contre les chrétiens. Une vingtaine de personnes avaient alors porté plainte contre lui, il avait été reconnu coupable devant les tribunaux et condamné à quatre semaines de prison. Ayant déjà passé cinquante jours en détention préventive, il fut remis en liberté le jour de sa condamnation. Dans sa vidéo, avec l’outrance de son jeune âge mais non sans talent et beaucoup d’humour, Amos Yee avait comparé Lee Kuan Yew à Jésus, en disant que les deux étaient « avides de pouvoir et malicieux : ils ont trompé les gens en se faisant passer pour des êtres à la fois plein de compassion et gentils. Leur impact et leur héritage finalement ne dureront pas car de plus en plus de gens découvrent qu’ils racontaient n’importe quoi. »

A l’époque, le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, avait déclaré dans un entretien avec l’hebdomadaire américain Time Magazine que « la religion est une bonne chose à condition que nous soyons en mesure de combler les différences entre nos diverses croyances, à condition de faire des concessions mutuelles, à condition de bien s’entendre ensemble et de ne pas offenser l’autre par un prosélytisme agressif, en dénigrant les autres religions, en étant séparé et, par conséquent, en ayant des soupçons les uns sur les autres, ce qui peut facilement se produire ». Les « autorités sont ouvertes à la critique », avait-il ajouté, mais la « capacité d’exercer la liberté d’expression vient avec des limites ».

Quatre mois après avoir été condamné pour cette première infraction à la loi, Amos Yee récidiva en ciblant cette fois-ci les musulmans dans une vidéo où on peut le voir maltraiter le Coran et en citer des passages pour en ridiculiser le contenu. Le jeune homme de 17 ans a continué à défier les autorités et, par la suite, a refusé de se présenter à deux reprises au commissariat de police. En septembre dernier, Amos Yee, qui refusait jusqu’ici les accusations qui pesaient sur lui, a fini par plaider coupable et a donc été condamné à six semaines de prison et 2 000 dollars d’amende. « Il a, à plusieurs reprises, délibérément choisi de faire du mal en utilisant des mots injurieux et outrageants et des gestes profanes pour blesser les sentiments des chrétiens et des musulmans. Ses remarques méprisantes et irrévérencieuses ont tendance à générer des troubles sociaux et saper l’harmonie religieuse dans notre société », a déclaré le juge le 29 septembre dernier, dans les attendus accompagnant la sentence.

Ce deuxième procès s’est déroulé en présence d’observateurs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et de l’Union européenne. « En poursuivant Amos Yee pour ses commentaires, quel qu’en soit le côté scandaleux, Singapour a malheureusement mis les bouchées doubles en poursuivant une stratégie qui viole clairement la liberté d’expression », a commenté Phil Robertson, directeur adjoint de la division Asie de Human Rights Watch.

En 2015, des intellectuels singapouriens, des artistes et des militants pour les droits de l’homme avaient critiqué le traitement sévère imposé par le gouvernement à l’adolescent. Dans une lettre ouverte au Premier ministre, 77 signataires avaient écrit : « Nous pouvons prétendre encourager l’indépendance de la pensée et la créativité [NDLR : un des objectifs affichés des autorités singapouriennes pour soutenir la croissance économique], mais si nos actions révèlent une incapacité à tolérer les non-conformistes, les jeunes vont voir nos exhortations à prendre la parole comme de simples platitudes. »

Avec une population de 5,5 millions d’habitants, Singapour compte 18 % de chrétiens et environ 15 % de musulmans.

Source : Eglises d’Asie

Info – Inde : Rencontres entre chrétiens troublées par des extrémistes hindous
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Une rencontre sur l’Evangile a été interrompue par la violence et un kiosque présentant des exemplaires de la Bible et du matériel chrétien dévasté. Telles sont les dernières violences perpétrées par des extrémistes hindous à l’encontre de chrétiens indiens. Ainsi que l’a appris Fides, dans le cadre du premier épisode, une rencontre domestique promue par un pasteur pentecôtiste, Daniel, au sein du district de Shimoga, dans l’Etat du Karnataka, a été interrompue par des extrémistes hindous qui se sont plaints d’un présumé prosélytisme et ont appelé la police laquelle, arrivée sur place, a procédé à l’arrestation du pasteur et des fidèles.
Le second épisode a eu lieu à Dharward, toujours dans l’Etat du Karnataka, au cours de la fête du Krishi Mela. A cette occasion, parmi les étals, était également présent un kiosque dans lequel les chrétiens parlaient librement aux badauds, annonçant la Bonne Nouvelle et présentant la Bible imprimée en hindi. Une vingtaine d’extrémistes hindous sont arrivés sur place et ont commencé à se rendre coupables d’actes de vandalisme, agressant les bénévoles et détruisant les Bibles.
Dans le cadre d’un entretien accordé à Fides, Sajan K. George, responsable du Conseil global des chrétiens indiens (GCIC), a condamné les violences à l’encontre des chrétiens, remarquant que « les éléments radicaux troublent l’ordre social et religieux et entendent causer des tensions intercommunautaires au sein de la société. Prier voire même distribuer des exemplaires de la Bible ne constitue pas un acte criminel et il s’agit d’une liberté garantie par la Constitution ».

Source : Agence Fides

Entretien – Arabie Saoudite – Pas de liberté religieuse pour les Chrétiens
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Camille Eid est professeur à l’Université de Milan et spécialistes des Églises du Moyen-Orient. Il a accordé à Catholic Radio & Television Network un entretien sur la situation des chrétiens en Arabie saoudite pour le programme « Where God Weeps » (là où Dieu pleure). Voici la traduction de quelques extraits de cet entretien qui a été publié intégralement sur le site de la filiale en Grande-Bretagne d’Eternal Word Television Network (EWTN).

 

Comment les chrétiens vivent-ils leur foi en Arabie saoudite?

En secret. Il est interdit de posséder une Bible, des images pieuses ou des chapelets. Si on en trouve sur vous à l’aéroport, ils sont immédiatement confisqués. [… ] Ils disent que les chrétiens peuvent prier en privé, mais qu’est-ce que “privé” veut dire ? Est-ce que cela veut dire tout seul ou en famille ? Quand plus de deux personnes, ou plusieurs familles prient ensemble en privé dans leurs maisons, la police religieuse peut faire une descente et arrêter tout le monde.

Que se passe-t-il si un chrétien est pris avec un chapelet dans sa poche ou portant une croix ?

 

Si c’est dans une poche, personne ne peut le voir. Cependant si on vous trouve portant une croix, tout musulman – et pas seulement la police – peut vous l’arracher. Vous serez ensuite arrêté et vous risquez d’être expulsé du royaume. Ils vous traîneront en prison et, après quelques jours, on vous remettra un visa de sortie. Et terminé.

Quelles sont les autres activités chrétiennes tombant sous le coup de la loi?

Toute manifestation publique d’une autre foi que la musulmane tombe sous le coup de la loi. Ils savent bien que des Américains, des Français et des Italiens célèbrent les messes de Noël et de Pâques dans leurs ambassades: puisque celles-ci ont un statut d’extra-territorialité, la loi ne peut leur être appliquée. La police, toutefois, rôde autour des ambassades pour les surveiller. Il n’existe aucune église, aucun temple, aucune synagogue dans le royaume. […]

Nous avons évoqué la discrimi­nation. Nous avons évoqué la persécution. Jusqu’où cette dernière peut-elle aller?

Jusqu’à la mort. Nous avons eu le cas du martyre d’une jeune fille saoudienne qui s’était convertie au christianisme. Son frère l’a découvert. Elle avait écrit un poème au Christ. On lui a coupé la langue. Elle disparut et on la retrouva morte. Son nom était Fatima Al-Mutairi, et cela s’est passé en août 2008. Cette même année, nous avons eu deux descentes de la police religieuse : des hommes, des femmes et des enfants – certains de moins de 3 ans – ont été arrêtés. Nous avons eu beaucoup d’informations de cas de torture. Avant d’être expulsés vers leurs pays, ces Philippins, ces Indiens, ces Érythréens sont torturés en prison par la police.

 

Source Christianophobie Hebdo

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Sur la question de la liberté religieuse et de sa non réciprocité on pourra lire la conférence du RP Basile, osb

Info – Corée du Nord : un rapport dénonce les abominations commises contre les chrétiens
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L’ONG britannique de lutte contre la persécution des chrétiens, Christian Solidarity Worldwide (CSW), vient de publier un rapport accablant et effrayant sur le sort des chrétiens en Corée du Nord. En voici un extrait :

« Les chrétiens ne pratiquent généralement leur religion qu’en secret. S’ils sont surpris à la pratiquer, ils sont arrêtés puis, la plupart du temps, envoyés dans des camps de prisonniers (kwanliso). Parmi les crimes qui sont commis dans ces camps [ou ailleurs] à leur encontre, on peut signaler : assassinat extrajudiciaire, extermination, réduction à l’esclavage/travaux forcés, transfert de force de population, détention arbitraire, torture, persécution, disparition, viol, violence sexuelle, et autres actes inhumains. Des faits documentés ont signalé des cas de chrétiens liés sur des croix fichées sur des bûchers auxquels le feu est mis, des chrétiens écrasés sous des rouleaux compresseurs, des chrétiens jetés depuis des ponts puis piétinés »

Source : CSW, 23 septembre et Observatoire de la christianophobie

Info – Thaïlande : Préparation du Mois missionnaire dans la crainte de l’application de mesures contre le blasphème à l’encontre du bouddhisme
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« Au cours de cette phase, sous un pouvoir militaire, la société, et en particulier les jeunes, se plaint du manque de liberté et de pluralisme. Il n’est pas possible de critiquer le gouvernement. Mais nos activités pastorales ne sont pas troublées ou modifiées ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le père Peter Watchasin, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Thaïlande, en parlant de la manière dont l’Eglise se prépare actuellement à vivre la Journée missionnaire mondiale du 23 octobre prochain.
Selon un certain nombre d’observateurs, la nouvelle constitution de Thaïlande, approuvée le mois dernier, risque de miner l’harmonie religieuse dans le pays à cause d’une disposition qui impose à l’Etat de promouvoir le bouddhisme Theravada, religion majoritaire au sein de la nation. Ce qui préoccupe surtout parmi les minorités religieuses chrétienne et musulmane, est la possible application de dispositions concernant le « blasphème ».
En effet, la nouvelle constitution prévoit, en son article 67, que « l’Etat établit les mesures et les mécanismes visant à prévenir la profanation du bouddhisme sous toutes ses formes et encourage la participation de tous les bouddhistes en ce qui concerne l’application de tels mécanismes et mesures ». Par conséquent, tout acte interprété comme une menace ou un outrage au bouddhisme peut faire l’objet d’intervention et de répression de la part de l’Etat.
Pour éviter de potentiels problèmes causés par une interprétation extensive de cette disposition, le Premier ministre, Chan-o-cha Prayut, dans une ordonnance prise le 22 août, a confirmé que l’Etat « protège toutes les religions reconnues » et soutient « toutes les fois qui contribuent au développement de la nation » sans violer la loi et les principes d’unité nationale.
Le gouvernement entend ainsi prévenir le déclenchement de conflits religieux au sein de la société. Dans une telle situation, « la communauté catholique – conclut le Père Watchasin – ne s’occupe pas de questions politiques mais continue à mener ses activités. Nous préparons actuellement le mois d’octobre missionnaire, après que l’Eglise ait vécu son Synode spécial en 2015. A la lumière de cette assemblée, en tant que catholiques, nous sommes à la recherche de nouveaux chemins permettant d’incarner l’Evangile dans le pays et de le vivre au sein de la société, dans l’économie, dans le monde politique afin de contribuer au bien commun de la nation ».

Source : Agence Fides

Info – Vietnam : à Saigon, les autorités locales exproprient une pagode de l’Eglise bouddhiste unifiée et en expulsent les religieux
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Après une longue période d’attente, et de vives tensions, la pagode Liên Tri du deuxième arrondissement de Saigon vient d’être expropriée par la force, ce 8 septembre. La pagode était l’un des rares établissements religieux encore sous la direction de l’Eglise bouddhiste unifiée, une communauté qui rassemble religieux et fidèles ayant refusé d’être inféodés au régime actuel. C’est le vénérable Thich Không Tanh, un religieux dissident, qui est le desservant officiel de la pagode.

En 1995, avec le patriarche Thich Quang Do, il avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir, selon l’acte d’accusation, saboté la politique d’union nationale et utilisé la liberté démocratique pour porter atteinte aux intérêts de l’Etat.

Tout récemment, le 11 septembre 2016, vingt-quatre groupes et associations appartenant la société civile vietnamienne ont publié un manifeste protestant vigoureusement contre l’agression commise par les autorités urbaines contre la pagode bouddhiste. Entre autres sanctions, elles demandent que le Vietnam soit placé par les Etats-Unis sur la liste des pays « particulièrement préoccupants en matière de liberté religieuse ».

Source : Eglises d’Asie

Info – Vietnam – Inquiétudes quant à la liberté religieuse
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Au Vietnam, un projet de loi sur les croyances et la religion rencontre l’opposition de l’Eglise catholique. Elaboré en toute discrétion par le Bureau des affaires religieuses, il avait été présenté en avril 2015 aux responsables religieux du pays, lesquels avaient alors fait part de leurs réticences. Une nouvelle mouture de ce projet a été présentée le 15 août dernier à Hanoi. Dans une note envoyée à la conférence épiscopale, l’évêché de Bac Ninh, dans le nord du pays, dénonce un texte «archaïque», même si quelques progrès sont à noter.

Des termes trop vagues, sujets à discussion

Le principal grief tient à la trop grande prééminence accordée à l’autorité du pouvoir local sur la protection des droits du citoyen. Le fait que toute activité religieuse doive en outre être «enregistrée auprès des autorités compétentes», entrave, selon cette note, la liberté et la pratique religieuse.

 

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Tribune (publiée post mortem) – Les relations sino-vaticanes
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Depuis le début de l’année, Riposte Catholique a publié diverses tribunes sur la controversée question des relation entre le Saint-Siège et Pekin. En 2015, le Père Yu Heping,  déclaré suicidé depuis par les autorités chinoises livrait ses réflexions qui n’ont été publiées en anglais que l’été dernier. Eglise d’Asie donne une traduction française de ces réflexions au cœur d’une actualité toujours en émoi sur cette question et recemment encore émaillée de “révélations” ou suppositions diverses. 

 

 

Depuis le début des années 1980, les médias à l’étranger s’intéressent de près aux relations entre la Chine et le Vatican. Tout échange entre les deux parties, tout incident attire l’attention des journalistes, qui dissertent à l’envie sur l’évolution de la situation. Ces dernières années, et surtout depuis 2008, la Chine a nommé plusieurs évêques illégitimes – car non reconnus par le pape – ; jamais depuis les ordinations épiscopales illicites du grand Jubilé de l’an 2000, Pékin n’avait nommé autant d’évêques ordonnés sans l’aval de Rome.En 2010, la Chine a aussi organisé « la VIIIème Assemblée des représentants catholiques chinois ». Ces événements ont eu pour conséquence d’abaisser les relations sino-vaticanes à un point bas, le plus bas atteint au cours de ces dix dernières années. Cependant, d’après les rapports et analyses médiatiques faits à partir de la seconde moitié de l’année 2014, la Chine et le Saint-Siège auraient tous deux assouplis leurs positions respectives. Aujourd’hui, ils discutent assez régulièrement et, à en croire les bruits qui circulent, leurs échanges pourraient même aboutir à l’établissement de relations diplomatiques. Où qu’ils mènent, ces échanges restent appréciables et louables. De fait, seuls une relation vraie et des échanges constructifs entre les deux parties permettront d’aboutir à une situation gagnant-gagnant. Au sujet des enjeux de leur relation et des perspectives d’avenir, j’aimerais évoquer quelques pistes de réflexion et de discussion.

Tout d’abord, il est évident que les motivations de la Chine et du Saint-Siège à établir le contact et engager un dialogue, dans un effort commun de parvenir à des relations diplomatiques, ne sont pas identiques. Le gouvernement chinois s’attache à mesurer l’influence de la religion sur l’idéologie et ce que l’établissement de relations diplomatiques avec le Saint-Siège lui apporterait comme gain sur la scène internationale. Il pèse le pour et le contre de telles relations. Le Saint-Siège, quant à lui, espère surtout que ces relations permettront à l’Eglise catholique en Chine d’obtenir une authentique liberté religieuse.

 

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Tribune – Islam, burkini et traditions françaises
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Le 26 août, le Conseil d’État a suspendu un arrêté pris le 5 août précédent par le maire de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, pour interdire « le port de tenues qui sont regardées comme manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse lors de la baignade et, en consé- quence, sur les plages qui donnent accès à celle-ci ». Cet arrêté fut attaqué par la Ligue des droits de l’homme, organe bien connu de la gauche radicale depuis des décennies (très largement subventionné par nos impôts) et par le non moins tristement célèbre Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF, subventionné, entre autres, par la Commission européenne et par le milliardaire mondialiste Georges Soros). Bref, par des officines de l’anti-France ! Signalons, avant d’aller plus loin, que le CCIF considère officiellement que la fermeture de mosquées salafistes ou l’expulsion de personnes impliquées dans le terrorisme islamique est de « l’islamophobie »… Mais, surtout, « padamalgam » ! Toujours est-il que, derrière cet arrêté du maire de Villeneuve-Loubet, la trentaine de communes ayant pris de semblables arrêtés va mécaniquement être frappée par la jurisprudence du Conseil d’État. Celle-ci, dans la mesure où elle donne raison aux provocateurs islamistes, ainsi qu’à ces associations spécialisées dans la haine de l’identité française, est une mauvaise nouvelle.

 

Cependant, c’est aussi une décision logique. Le maire ne pouvait prendre son arrêté qu’en vertu de ses pouvoirs de police lui permettant d’empêcher un trouble à l’ordre public. Porter un « burkini » ne porte pas nécessairement atteinte à l’ordre public. Et le juge des référés du Conseil d’État conclut laconiquement « qu’aucun élément produit devant lui ne permet de retenir que des risques de trouble à l’ordre public aient résulté [du port du burkini par certaines femmes]. En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes […] ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée. »

 

Cette défense des libertés fondamentales que beaucoup reprochent au Conseil d’État est aussi, malgré tout, une bonne nouvelle: ce n’est pas aux pouvoirs publics de décider comment nous devons nous habiller. Mais, surtout, cette décision judiciaire va forcer les décideurs politiques à se saisir du véritable problème : non pas une mode vestimentaire, mais bel et bien la compatibilité des valeurs islamiques avec les nôtres. Pour le moment, les islamistes gagnent à tous les coups : soit on les laisse faire et ils font avancer la charia dans l’espace public ; soit on les en empêche, et ils peuvent dire à tous les musulmans de France que les Occidentaux décadents veulent contraindre les musulmanes à se baigner à peu près nues.

 

Il faut lire ce qui circule sur les réseaux sociaux musulmans pour constater à quel point l’unité nationale a régressé au cours des dernières semaines. Au point que l’on peut se demander si certains ne travaillent pas à créer les conditions de la guerre civile (M. Soros, en particulier, est réputé doué en cette matière et les révolutions « de couleur » qu’il a largement financées en Europe de l’Est en témoignent…).

 

La réponse purement laïciste n’est pas non plus satisfaisante. D’abord, parce que l’on ne va pas raser toutes nos églises pour éviter de « heurter » les non-catholiques par cette présence religieuse dans l’espace public. Et, surtout, parce que le problème est fondamentalement identitaire. Les islamistes s’engouffrent dans une brèche que les politiciens des dernières décennies ont délibérément creusée. En déracinant les Français, en pratiquant à outrance la repentance, ils ont créé un vide identitaire que l’islam remplit fort bien. Il est temps de nous défendre : nous sommes chez nous et ceux qui veulent agir selon d’autres valeurs ou traditions que les nôtres peuvent le faire en privé, pas en public. Alors que ceux qui agissent selon les valeurs et traditions françaises peuvent naturellement le faire en public. Nous avons d’autant moins de scrupules à avoir que les pays musulmans ne sont pas spécialement réputés pour leur « accueil de l’autre ». Il n’y a pas une seule église en Arabie saoudite. Célébrer la messe y est passible de la peine de mort. Nous sommes loin de ce régime, en France, et c’est heureux. Mais je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas imposer à toutes les personnes présentes sur notre sol de respecter nos traditions. Cela vaut, en particulier, pour le statut de la femme. Mais cela vaut aussi pour tous les sujets d’opposition entre l’islam et nous.

 

Guillaume de Thieulloy

 

Source Les 4 Vérité Hebdo

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Réaction – Islam, exigeons la réciprocité
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Je ne crois pas me tromper en affirmant que la grande majorité des Français en ont « ras-lebol » du lèche-babouches que nos dirigeants pratiquent auprès des émirs du Golfe persique. Il existe pourtant une solution fort simple pour mettre un terme à toute entreprise de mainmise islamique sur notre territoire: exigeons la réciprocité! Autorisation de construction d’une église en pays wahhabite ou salafiste, en échange de la même autorisation d’une mosquée chez nous. Je ne suis pas du tout certain que nos « amis, rois du pétrole » accepteraient ce « deal », mais, au moins, ils nous fourniraient une excellente raison de nous opposer à leur stratégie!

 

André Trégnier

Source Les 4 Vérités Hebdo

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Dans son étude sur la liberté religieuse selon Vatican II, le Père Basile, précise qu’en effet la liberté religieuse suppose la réciprocité.

 

 

Réponse au Figaro – Constantin et la liberté religieuse
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En parcourant le Figaro du 13 juin 2016, nous découvrons p. 21, dans la rubrique « ENTRE GUILLEMETS » cette mention : 13 juin 313 : édit de tolérance de l’empereur Constantin, qui autorise le christianisme

En dessous le visage de Constantin d’après semble-t-il une gravure du XIXe s. et à droite cette citation de Chateaubriand (qui n’engage que lui) « Avec Constantin se forme l’Eglise proprement dite ».

Tout cela est un peu vite dit et continue de véhiculer la surexploitation de ce qu’on nomme « l’édit de Milan » qui fut fort célébré en 2013 avec tous les lieux communs et l’imprécision que l’on sait. Aussi la rédaction de cyrano.net a demandé à Françoise Thelamon, de préciser pour ses lecteurs ce qu’il en est vraiment.

 

L’Empire romain, alors considéré comme universel (oikoumènè), est dirigé à la fin du IIIe siècle par un collège de quatre empereurs, système de gouvernement fort sous-tendu par une idéologie enracinée dans la religion traditionnelle et les valeurs romaines : la tétrarchie.
L’hostilité à l’encontre de ceux qui refusent la religion traditionnelle se traduit par un édit contre les manichéens en 297, puis par des mesures à l’encontre des chrétiens d’autant qu’une forte hostilité à leur égard régnait dans l’intelligentsia païenne. Des mesures frappèrent les militaires qui refusaient de participer aux rites en l’honneur des dieux et des empereurs. En 303-304, quatre édits frappèrent les chrétiens s’en prenant aux fonctionnaires, aux responsables des Églises puis aux simples fidèles : ordre est donné à tous de sacrifier sous peine de condamnation aux travaux forcés puis à mort. La persécution fit de nombreuses victimes particulièrement dans la partie orientale de l’Empire.

En 311, à la veille de sa mort, Galère qui passe pour le plus fanatique et le plus acharné des persécuteurs mit fin à la persécution et octroya aux chrétiens la liberté religieuse.

 

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Conférence – La doctrine de Vatican II sur la liberté religieuse
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A l’occasion d’une session de formation organisée par l’Iistitut Ethique et politique Montalembert, le Révérend Père Basile, moine du Barroux, spécialiste de la liberté religieuse, est intervenu sur le thème

LA DOCTRINE DE VATICAN II (1962-1965), SUR LA LIBERTE RELIGIEUSE

Avec son aimable autorisation nous vous proposons de retrouver en pdf, ci-dessous, l’intégralité de son intervention.

Parmi les nombreuses notions que le RP Basile développe, nous en citerons une : en matière de liberté religieuse, la non réciprocité de l’Islam est un point capital à prendre en compte.



Info – Jan Figel, une bonne nouvelle pour la liberté religieuse en Europe
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L’Europe, en se dotant d’un envoyé spécial pour la liberté religieuse et de conviction en Union européenne, a choisi Jan Figel.

Actuel président du mouvement démocrate chrétien de Slovaquie, Jan Figel est un chrétien convaincu.

 

Source La Croix

Info – Élections Irlande – Les priorités des évêques
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Les évêques catholiques d’Irlande du Nord ont lancé un appel à l’occasion des élections législatives de ce jeudi 5 mai, abordant de nombreux sujets de sociétés : la pauvreté, la protection de l’environnement, la liberté religieuse… Dans une lettre pastorale intitulée «Un meilleur avenir : vers une culture de la vie, du soin et de l’espérance pour tous», les prélats soulignent le désir d’offrir «quelques indications et priorités pour la recherche du bien commun à la lumière de la Doctrine sociale catholique».

 

Parmi ces priorités, les évêques appellent d’abord à combattre la pauvreté qui touchent les enfants. Le niveau de pauvreté infantile, disent-ils, devient vraiment «préoccupante», avec 101 000 enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Sur le plan politique, l’épiscopat en appelle à «des mécanismes de dialogue transparents et réguliers entre les institutions et les champs sociaux et politiques», telles que les associations professionnelles, bénévoles et religieuses. Insistant sur la défense de la vie, les évêques irlandais rappellent qu’il «n’est jamais moralement acceptable de soutenir une politique qui porte atteinte à l’inviolabilité sacrée du droit à la vie d’une personne innocente».

Autres priorités abordées par les évêques, la sauvegarde de la Création, mais aussi la protection de la famille et du mariage comme une union entre un homme et une femme, comme l’écrit le Pape dans son encyclique “Amoris Laetitia”.

L’épiscopat s’est aussi penché sur le thème délicat de la liberté religieuse, et du drame des Chrétiens qui sont «le groupe le plus persécuté dans le monde» dans l’indifférence générale.

 

Source Radio Vatican

Brève – Atteintes à la liberté religieuse – Les pays les plus virulents
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«La liberté religieuse à l’étranger a subi des assauts sérieux et soutenus depuis 2015». C’est le constat de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale au sein du Département d’État américain, qui vient de publier son rapport annuel 2016. En tête de liste des pays qui répriment le plus les croyants : la Birmanie, la Chine, l’Érythrée, l’Iran, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite, le Soudan, mais aussi le Turkménistan et l’Ouzbékistan.

 

Source Radio Vatican

Info – Education – Les Etats ne peuvent poursuivre un but d’endoctrinement
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Mgr Janusz S. Urbanczyk, représentant permanent du Saint-Siège à l’OSCE, est intervenu lors de la Réunion de haut niveau de l’OSCE pour le 20e anniversaire des recommandations de La Haye au sujet des droits à l’éducation des minorités nationales, le 20 avril 2016.

Le diplomate a souligné quatre points principaux.

Le Saint-Siège tient à souligner l’importance de l’identité religieuse des minorités nationales. Il a le devoir particulier d’insister sur le rôle de la religion, non pas pour des raisons purement partisanes ni parce qu’il ne s’intéresserait pas aux autres aspects du problème, mais parce qu’il sent que la religion a laissé, et continue de laisser, une marque dans l’histoire, l’identité, la culture et la vie sociale de nos sociétés et communautés.

 

L’éducation, en particulier à l’école, joue un grand rôle dans la promotion de la tolérance religieuse et de la non-discrimination parce qu’elle touche aux racines du phénomène. Se mélanger avec des étudiants qui appartiennent à des religions différentes est en soi d’une grande aide pour comprendre l’unité de l’humanité. En outre, il est important que les écoles enseignent les différentes religions et permettent à tous les étudiants de manifester et d’exprimer simplement et ouvertement leur croyance. La connaissance de la religion de l’autre peut réduire les malentendus et les stéréotypes nocifs.

 

Les droits parentaux n’impliquent pas seulement le droit des parents de choisir les écoles de leurs enfants, différentes de celles établies par les autorités publiques, ou les droits de fonder et de diriger des institutions éducatives alternatives ; cela exige aussi des États qu’ils fassent en sorte que les enfants ne soient pas forcés à suivre des leçons qui seraient incompatibles avec les convictions de leurs parents.

 

il faut garder à l’esprit que les États ne peuvent pas poursuivre un but d’endoctrinement et qu’on ne peut pas forcer les enfants à participer à des cours qui sont incompatibles avec les convictions de leurs parents. Par conséquent, il est préférable que de tels enseignements soient facultatifs et, lorsqu’ils sont obligatoires, que les États participants offrent des possibilités non punitives et non discriminatoires de ne pas y prendre part.

 

Lire l’intégralité de l’intervention sur Zenith.

 

Pour aller plus loin : Éduquer ?

Le saint Siège défend la liberté d’expression et de religion à l’ONU
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“Pour le Saint-Siège, la liberté de religion et la liberté d’expression sont appelées à coexister en tant que droits humains fondamentaux.”

 

C’est en substance le discours de Mgr Richard Gyhra, chargé d’Affaires (ad intérim) de la Mission permanente du Saint-Siège auprès des Nations Unies et des autres Organisations internationales à Genève.

 

“Les études et les statistiques indiquent une réalité assez grave et triste lorsqu’elles montrent que les limites à la liberté de religion ou de croyance et les abus contre celle-ci continuent d’augmenter dans de nombreux pays”, a ajouté le prélat.

 

Cette tendance est très alarmante pour le Saint-Siège puisqu’elle semble indiquer un manque de volonté politique de la part des différentes Institutions de la communauté internationale pour traiter les causes d’une telle violence et que le chemin est encore long devant nous, dans le domaine de la compréhension mutuelle et du dialogue. Souvent, les réactions publiques à ces événements malheureux et violents creusent un fossé encore plus grand entre ces deux droits, en les séparant davantage comme si c’était des droits opposés ou par nature antithétiques. Au contraire, ces libertés, comme pour tous les droits, doivent être comprises dans le cadre du caractère universel et indépendant de tous les droits humains fondamentaux.

Précisant la distinction entre liberté et licence il rappelle :

“Le danger existe, cependant, quand les droits de l’homme sont compris à partir d’une approche qui considère la liberté comme une license ou une autonomie complète, l’exercice de la liberté sans aucune référence à l’autre ou à l’ « obligation » qui correspond au droit.”

Mgr Richard Gyhra a ensuite pointé du doigt la volonté d’une uniformisation superficielle.

“Minimiser le rôle essentiel de la religion dans toutes les sociétés ne sera pas la réponse aux défis actuels trouvés dans l’interaction de ces deux libertés. Nous vivons dans un monde soumis à la « mondialisation du paradigme technocratique » (2), qui vise consciemment à une uniformité unidimensionnelle et cherche à éliminer toutes les différences et les traditions dans une quête superficielle d’unité.”

 

“La liberté de religion ou de croyance est un droit fondamental qui façonne la manière dont nous interagissons, seuls ou en communauté, avec nos voisins dont les opinions religieuses diffèrent des nôtres. La liberté religieuse est ancrée dans le respect de la liberté de conscience. Par sa nature même, elle transcende les lieux de culte et la sphère privée des individus et des familles et cherche à construire le bien commun de toutes les personnes.”

 

En conclusion, jouir de la liberté de religion ou de croyance est un droit humain fondamental qui ne peut pas être simplement écarté, comme si nos sociétés avaient dépassé toute croyance ou tout sentiment religieux.

Source Zénith

Des religieuses forcées de payer les préservatifs des démocrates aux Etats-Unis
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Dans le Colorado, les Petites Sœurs des Pauvres doivent faire face au totalitarisme de l’État fédéral, sur la question de la liberté religieuse appliquée à la sécurité sociale. Cet ordre étant particulièrement impliqué dans les soins apportés aux personnes pauvres et âgées, les Sœurs se voient actuellement obligées de se conformer aux articles concernant les moyens de contraception. La supérieure provinciale a estimé que cela revenait à obliger les Sœurs à choisir entre « leur foi et leur engagement auprès des personnes âgées pauvres », car une telle loi imposait de dépenser en amendes des sommes faramineuses au lieu de les consacrer à la vocation première de l’ordre. Leur avocat, par ailleurs membre du Fond Beckett pour la Liberté Religieuse, a demandé à ce que soit appliqué aux sœurs les mêmes solutions qui ont été trouvées dans les autres cas, arguant notamment qu’il était absurde de penser que « le gouvernement le plus puissant au monde soit incapable de distribuer ces produits sans forcer des religieuses à y participer ».

Nouvelle tentative de restriction de la liberté religieuse aux Etats-Unis
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La Conférence des Évêques Catholiques des États-Unis a condamné un nouvel ordre exécutif du président Barack Obama qui vise à interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Tout en rappelant que le catéchisme de l’Église catholique prohibe la haine envers les personnes touchées par des attractions vers des personnes de même sexe, les évêques américains ont avancé qu’il y avait dans ce nouveau texte bien plus que l’interdiction des discriminations. Plusieurs des clauses criminalisant la simple désapprobation portée sur des actes homosexuels tendent en réalité à faire de cette nouvelle mouture une atteinte flagrante à la liberté d’opinion. Comme de nombreuses fois depuis le début des mandats de Barack Obama.

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