Prochaine Université d’été de Renaissance Catholique (Juillet 2020)
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Renaissance Catholique vous invite à sa 29è université d’été à Montligeon (61) du 11 au 14 juillet sur le thème : “Naissance d’une religion : l’écologie”

Renaissance Catholique

Saint-Louis de Port-Marly : les choses sont floues !
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A la suite de la publication du communiqué du diocèse de Versailles sur l’église Saint-Louis du Port-Marly, un lecteur nous renvoie la tribune de Jean-Pierre Maugendre sur le site de Renaissance Catholique intitulée “Sommes-nous donc des chiens ?” :

Nous nous en doutions mais nous en avons maintenant la confirmation, la certitude : nos évêques ne nous aiment pas !

Une application large et généreuse ? 

Jean-Paul II dans la lettre apostolique Ecclesia Dei afflicta (2 juillet 1988) puis Benoît XVI dans le motu proprioSummorum Pontificum (7 juillet 2007) avaient demandé aux évêques d’accueillir de manière « large et généreuse » les réclamations des fidèles souhaitant bénéficier de la célébration de la messe, et des sacrements, selon la forme extraordinaire du rite romain.

On ne peut pas dire que, sauf exceptions méritoires, cette demande ait reçu, en France, un accueil particulièrement chaleureux et enthousiaste. Ainsi dans le diocèse de Versailles, si de nombreuses régularisations canoniques ont eu lieu (Notre-Dame-des-Armées à Versailles, Saint-Louis à Port-Marly, Saint-Martin de Bréthencourt, etc.), il y a eu peu de créations de lieux de culte affectés au rite traditionnel et permettant une vie paroissiale régulière. Citons cependant deux chapelles, de taille au demeurant fort modeste : l’Immaculée-Conception à Versailles, attribuée à la Fraternité Saint-Pierre, et Saint-Germain du Chesnay, desservie par le diocèse. En trente années, cela n’a rien de particulièrement « large et généreux » !

À l’occasion du retour à l’église Saint-Louis du Port-Marly de la communauté, déplacée pour cause de travaux, et qui avait été accueillie pendant trois années à la chapelle des Franciscaines à Saint-Germain-en-Laye, Mgr Aumônier, évêque de Versailles, a fait lire en chaire ce dimanche 10 novembre un communiqué. Celui-ci prévoit que les messes du dimanche resteront célébrées, à Saint-Louis du Port-Marly, selon la forme extraordinaire mais qu’il existera, désormais, une messe anticipée du dimanche célébrée selon la forme ordinaire le samedi soir. Il est aussi annoncé qu’un protocole sera signé entre le diocèse et l’Institut du Christ-Roi pour le partage des lieux. Le chanoine Roussel doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait tout sacrifié pour que sa paroisse reste intégralement fidèle à la messe de la Tradition.

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Concernant la réouverture de l’église du Port-Marly, aucune date n’est annoncée, celle-ci devant être fixée par la mairie. On se perd en conjectures sur les raisons de cette indécision alors que les travaux de réfection de l’église sont achevés.

Quant à la communauté d’Ukrainiens catholiques qui devrait succéder aux fidèles traditionalistes à la chapelle des Franciscaines, elle brille par sa discrétion. Aucun prêtre responsable ne semble identifié. Aucune estimation des effectifs, dont l’ampleur rendrait impossible une cohabitation avec les fidèles actuellement présents, n’a été rendue publique.

Comme le disait la grand-mère de Martine Aubry : Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. 

Enfin, les grands absents de ce communiqué sont les Saint-Germanois, désireux, pour les plus anciens depuis douze ans, de bénéficier des bienfaits de la liturgie traditionnelle dans leur propre ville. On ne sache pas que Mgr Aumônier ait rencontré les anciens fidèles mais aussi les nouveaux convertis, revenus à l’Église grâce à la célébration de la messe traditionnelle dans leur ville. Mgr Aumônier aurait pu rencontrer Kévin, 25 ans, pratiquant sans conviction qui a découvert le chapelet, la prière personnelle et suit maintenant le catéchisme ; Susannah, 21 ans, depuis peu baptisée, avec son fils, et dont la propre mère, récemment convertie, a pu vivre ses derniers moments forts spirituels aux Franciscaines ; Clément, 21 ans, qui pratiquait un fois par an à Noël et qui a été enthousiasmé par la « messe en latin » qu’il a découverte, etc.

Cet ostracisme contraste avec la tonalité générale du bulletin officiel du diocèse : « Église catholique en Yvelines » ! Il y est abondamment question d’« Un diocèse missionnaire plus joyeux », de promouvoir une « Église métisse (…) désireuse de mettre en œuvre “ l’unité dans la diversité ” », de faciliter « l’accueil et l’ouverture aux périphéries », l’Église devant « faire signe » ??? Ainsi, très concrètement, la fête de Pâques 2019 a été l’occasion d’un goûter avec les musulmans de Chanteloup-les-Vignes et les Turcs de Carrières-sous-Poissy, actualisation de « l’accueil des migrants » largement évoqué par ailleurs. Comment « en même temps » appeler à « l’unité dans la diversité » et à « l’accueil des migrants » et refuser de recevoir et d’entendre des catholiques dont le seul tort est de vouloir prier comme leurs pères le firent pendant des siècles ? « Il a pu paraître beau et même sublime de se proclamer “ évêques des autres ”. “ Évêque des siens ”, pour être moins sublime et plus humble, est un éloge qui vaut la peine d’être recherché » (Alain Besançon).

Jules Isaac, en 1962, avait dénoncé ce qu’il appelait l’enseignement du mépris, c’est-à-dire, selon lui, l’attitude de l’Église vis-à-vis des Juifs pendant des siècles. Analogiquement, nous y sommes. Juchée sur un immense désastre spirituel, les vocations taries, les séminaires désertés et intellectuellement à l’abandon, les chrétiens divisés, le peuple déchristianisé, la majeure partie des évêques de France couvre ceux qu’elle appelle « les intégristes » de son mépris. Il n’y a dans le communiqué de Mgr Aumônier pas la moindre once de sympathie, de cordialité, ne parlons pas d’affection ou d’amour, pour les paroissiens du Port-Marly. Il y a la décision administrative d’un fonctionnaire ecclésiastique qui cependant, c’est la loi du genre, se conclut par un appel à l’unité.

Les conditions de l’unité

Louable exhortation que nous éclairerons par un texte de Jean Madiran paru en 1960 avec Imprimatur du vicaire général de … Versailles, sous le titre L’unité.

L’Esprit Saint qui fait l’unité ne vient pas en dehors de l’obéissance ; il n’y a pas d’unité hors de l’esprit filial. C’est en bonne part par esprit filial que beaucoup de laïcs sont attachés à la messe traditionnelle parce que « ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous » (lettre du pape Benoît XVI aux évêques accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum).

Il n’y a pas d’unité en dehors de la vérité. Depuis 60 années, la réforme liturgique souffre d’une part d’avoir été imposée avec une rare brutalité et d’autre part d’avoir été accusée dès sa conception par d’éminents cardinaux (Bref examen critique du Nouvel Ordo Missæ des cardinaux Ottaviani et Bacci) de « s’éloigner de façon impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte Messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du concile de Trente ». Cet Examen critique reste toujours en attente de réponse et le peuple chrétien n’a pas encore pansé toutes ses blessures.

Il n’y a pas d’unité dans le cours de l’histoire qui ne soit une unité crucifiée. Elle consiste à porter dans son cœur la croix de l’unité, les imperfections temporelles de l’unité, les blessures de l’unité, les déchirements et les désaccords. L’unité n’est pas un défilé dans une cour de caserne, elle est, aussi, la patience de souffrir avec le Christ ayant présent à l’esprit que « Le signe certain que nous gardons la plénitude de l’esprit, est de ne jamais admettre que nous puissions souffrir par l’Eglise autrement que nous pouvons souffrir par Dieu. »(H.Clérissac,op, Le mystère de l’Église).

Conclusion

L’Église vit aujourd’hui une crise sans précédent, de cultes idolâtriques à la déesse Terre-Mère Pachamama dans les églises de Rome aux abus sexuels commis par des prêtres et couverts par la hiérarchie, sans oublier la remise en cause du célibat sacerdotal, l’effondrement de la pratique religieuse et de la morale chrétienne, etc. Dans ce contexte difficile, peut-être y a‑t-il des dossiers plus urgents à traiter et plus dignes de l’attention de Mgr Aumônier, que d’empêcher une communauté paisible de vivre sa foi catholique, avec les pasteurs qui ont su gagner sa confiance, au rythme de la liturgie immémoriale de l’Église ?

Jean-Pierre Maugendre

Comme nous l’écrit un autre lecteur, si la demande des fidèles de la paroisse de Port-Marly d’avoir une messe dans la forme ordinaire peut être entendue… celle des fidèles de Saint Germain en Laye (et de tous les autres groupes stables du diocèse de Versailles) d’avoir une messe dans la forme extraordinaire dans leur ville… doit l’être aussi !!

Les choses ne peuvent pas être à sens unique en demandant systématiquement des concessions aux mêmes !! Les fidèles de Port-Marly se sentent peut-être privés de leur paroisse depuis 50 ans… mais tous les fidèles attachés à la forme extraordinaire de France et de Navarre se sentent aussi exclus de leur paroisse depuis 50 ans !

Agenda: Fête du Livre de Renaissance Catholique
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Renaissance Catholique vous invite à sa 28è fête du Livre à Villepreux (78) le 8 décembre 2019.

Contre le règne du politiquement correct. Votre présence en compagnie de votre famille et de vos amis est indispensable ! Pour Noël, offrez des livres dédicacés.

10 h 30  Messe chantée

12 h 00  Ouverture des librairies, de la restauration et des boissons. Éditions Renaissance Catholique et Œuvre scolaire Saint-Nicolas. Livres pour la jeunesse. Livres d’occasion. Stands de produits du terroir d’amis producteurs, de vidéos, …

13 h 00  Une centaine d’auteurs attendus pour dédicacer leurs ouvrages. Ouverture de la garderie d’enfants.

Interventions et signatures :

Jean SÉVILLIA                   L’Église en procès

Rémi BRAGUE Des vérités devenues folles

Mathieu BOCK-CÔTÉ       L’empire du politiquement correct

Liste complète des auteurs et informations précises

19è session de formation de Renaissance Catholique pour les jeunes
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Renaissance Catholique propose sa 19è session de formation pour jeunes à Sées du 30 octobre au 3 novembre

Renaissance Catholique

A propos de la réforme de la Semaine Sainte
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Côme de Prévigny revient dans le dernier numéro de la revue de Renaissance Catholique sur la réforme de la Semaine Sainte par Pie XII. Ces dernières années, plusieurs paroisses ont repris les offices de le Semaine tel qu’ils étaient célébrés avant la réforme des années 1950 considérant, et ce n’est pas dénué de sens, que ses offices étaient plus en cohérence avec l’ensemble de la liturgie traditionnelle. A titre d’illustration, plusieurs communautés ont demandé à la Commission Ecclesia Dei de pouvoir reprendre l’ancienne Semaine Sainte (les moines du Monastère Saint-Benoit (La Garde-Freinet), ou la Fraternité Saint-Pierre qui a demandé pour une vingtaine de ses apostolats dans le monde ad experimentum pour 3 ans).

On le voit, une restauration ne peut se concevoir qu’avec doigté, dénué d’esprit polémique et exclusif, attentive aux pratique et aux coutumes locales car la variété paraît de mise pendant les jours qui précèdent Pâques. Certaines modifications semblaient nécessaires et pourtant quelques-unes paraissent véhiculer un parfum rappelant les réformes qui ont suivi. Une liturgie gelée pose toujours des problèmes et un développement organique, exempt d’esprit de rupture, sera peut-être envisageable un jour.

Nous en livrons un extrait ci-dessous, et nous encourageons nos lecteurs à commander à Renaissance Catholique ce numéro de sa revue (n°156 : Mars/Avril) :

Quelques photos de la Semaine Sainte à Fribourg (FSSP), à Gricigliano (ICRSP), à La Garde Freinet (Monastère Saint-Benoit)

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28è Université d’été de Renaissance Catholique
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Nos amis de Renaissance Catholique vous convient à leur 28è Université d’été sur le thème “Révoltes, révolutions, contre-révolutions !” du 11 au 14  juillet au Château de Bordes (58).

Informations et inscription à l’Université d’été

L’indignation que suscitent aujourd’hui les violences qui émaillent la révolte des Gilets jaunes témoigne d’une étrange amnésie. Car né de la Révolution française, le régime politique dans lequel nous vivons et auquel se réfèrent nos dirigeants comme à un idéal insurpassable est en réalité l’archétype d’un ordre nouveau accouché dans la douleur et dans le sang. Notre fête nationale elle-même commémore une émeute marquée par la trahison de la parole donnée, l’assassinat des innocents, l’exhibition des dépouilles sanglantes de ses adversaires.

Jacqueries, révoltes et révolutions jalonnent, de manière sporadique et sanglante, l’Histoire de la France. Souvent d’origine fiscale, ces mouvements ont parfois échoué, étouffés par une brutale répression. D’autres ont accouché de changements radicaux des modes de gouvernement et des cadres de vie sociale. La révolte devient alors Révolution.

La réforme d’une société se fait-elle, pour autant, toujours dans la douleur et la violence, aucune classe dirigeante ne renonçant, de son plein gré, à son pouvoir et aux avantages qui les accompagnent ? La Contre-Révolution ne peut-elle être qu’une Révolution en sens contraire ?

Philosophes, historiens, journalistes, universitaires et témoins qualifiés vous attendent à la 28e Université d’été pour, une fois encore, décrypter l’actualité et discerner les célèbres « signes des temps ». Du jeudi 11 au dimanche 14 juillet 2019, l’université d’été se tiendra au Château des Bordes, Urzy (58 – Nord de Nevers), dans une très belle propriété familiale à la campagne.

Renaissance Catholique

Renaissance Catholique a 30 ans
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Renaissance Catholique fête ses 30 ans… Nous vous invitons à lire le bilan de l’action de cette dynamique association ainsi que l’appel de Jean-Pierre Maugendre :

30 ans déjà !

Chers amis, chers bienfaiteurs,
30 ans déjà !

30 ans que nous œuvrons à la réforme intellectuelle et morale dont notre pays a tant besoin.

30 ans que notre conviction est que la réforme des esprits, des cœurs et des intelligences précède celle des institutions. Le drame de cette action c’est que se déroulant dans le secret des cœurs et des intelligences elle est moins visible, spectaculaire et tangible que la construction d’un hôpital ou d’une école. Elle nous semble cependant indispensable voire vitale.

Il existe néanmoins des éléments pour mesurer les moyens et les fruits de notre action. Ainsi 27 universités d’été nous ont permis d’accueillir plus de 10000 participants puis de diffuser à plus de 25000 exemplaires représentant 6 000 pages et 18 volumes les contributions de plus de 150 conférenciers différents. Contre le totalitarisme de la pensée unique ces travaux constituent une somme sans équivalent au service de la défense de l’identité chrétienne de la France contre l’utopie mondialiste et l’islamisme militant.

Depuis 18 ans cette action de fond est complétée par une session spécifiquement dédiée aux jeunes gens et aux jeunes filles, qui se déroule régulièrement lors des vacances de la Toussaint.

Notre Fête du Livre, le second dimanche de l’Avent, rassemble chaque année plus de 100 auteurs et près de 2000 personnes, constituant ainsi un outil majeur de diffusion de nos idées.

Notre site internet – www.renaissancecatholique.org – vient d’être rénové et met en ligne régulièrement articles de fond et nouvelles de notre association.

Notre association-sœur l’Œuvre Scolaire Saint Nicolas vient de publier un cinquième manuel scolaire, Manuel d’informatique pour les Classes primaires.

Une belle oeuvre qui contribue à faire rayonner le Christ Roi sur nos âmes !

Soutenir Renaisse Catholique

Photos L’Université d’été 2016
27e Fête du livre de Renaissance Catholique le 9 décembre à Villepreux (78)
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À l’approche de Noël, comme chaque année, Renaissance Catholique réunit plus de 100 auteurs pour vous dédicacer leurs livres le dimanche 9 décembre à Grand’Maisons, à Villepreux (78)
Grand Messe chantée sur place
Nouveautés, Librairie jeunesse, Livres d’occasion
Stands de produits du terroir
Restauration, Garderie

CONFÉRENCES

Eric ZEMMOUR, Destin Français. Quand l’Histoire se venge
Philippe DE VILLIERS, Le Mystère Clovis
François-Xavier BELLAMY, Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel

Autres renseignements

Terres de Mission : la Bénédiction de l’église conventuelle de Chémeré-le-Roi
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Nous recommandons à nouveau vivement l’émission Terres de Mission de TV Libertés. L’émission de dimanche 7 octobre revient sur trois sujets imports : l’accord controversé entre le Saint-Siège et la Chine (Jeanne Smits), à partir de 12min40 la bénédiction du cloître et de l’église conventuelle du Couvent Saint Thomas d’Aquin (Fraternité Saint-Vincent Ferrier) le 29 septembre 2018 (RP Augustin-Marie Aubry) et à partir de 21min00 la session de formation des jeunes organisée par Renaissance Catholique (M Villepelet).

TV Libertés

Session de Renaissance Catholique pour les jeunes de 17 à 23 ans
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Comme les années, Renaissance Catholique propose sa session pour les jeunes de 17 à 23 ans pendant les vacances de la Toussaint. Dans le sillage de l’Université d’été de Renaissance Catholique, cette session est un grand succès depuis plusieurs années et permet de donner aux jeunes quelques clefs importantes pour être les charbons ardents dont notre monde a tant besoin. La session aura lieu cette année du 1er au 4 novembre à Sées (Ornes).

Renseignements Renaissance Catholique

A propos de l’obéissance
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Jean-Pierre Maugendre soulève le sujet complexe de l’obéissance dans l’Eglise… L’histoire récente de l’Eglise nous montre qu’il faut la considérer sous plusieurs angles et qu’il ne peut y avoir une réponse unique. Nous vous invitons à lire l’ensemble de cette riche réflexion sur le site de Renaissance Catholique,  sujet qui nous semble toujours intéressant à aborder.

De légitimes résistances à l’autorité défaillante
La résis­tance aux direc­tives des auto­ri­tés légi­times, qui ne servent pas la trans­mis­sion ou la sau­ve­garde du dépôt de la foi, n’est jamais une révolte ins­pi­rée du libre exa­men pro­tes­tant. Elle est une sou­mis­sion réflé­chie, intel­li­gente et ferme au don­né révé­lé dont l’autorité légi­time est la gar­dienne et la ser­vante, non la maî­tresse. Le Christ lui-même le pro­clame : « La parole que vous enten­dez n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé » (Jn XIV, 24).

Dans les années 1970, c’est à une véri­table révo­lu­tion doc­tri­nale, litur­gique et dis­ci­pli­naire qu’assistèrent, incré­dules, les laïcs du bout du banc, avant de mas­si­ve­ment le déser­ter. Par voie d’autorité, les caté­chismes tra­di­tion­nels furent inter­dits au pro­fit de par­cours caté­ché­tiques sou­vent hété­ro­doxes, tou­jours indi­gents. En 1983, le car­di­nal Rat­zin­ger, alors pré­fet de la Congré­ga­tion pour la doc­trine de la foi, dans deux confé­rences pro­non­cées l’une à Lyon, l’autre à Paris, dénon­ça « la ten­dance actuelle de subor­don­ner la véri­té à la praxis » qui abou­tit à « un anthro­po­cen­trisme radi­cal ». Il rap­pe­la « les quatre com­po­santes clas­siques » de tout caté­chisme : « Ce que le chré­tien doit croire (Sym­bole), espé­rer (Notre Père), faire (Déca­logue) et dans quel espace vital il doit l’accomplir (Sacre­ments et Église) ». Cela, alors que se mul­ti­pliaient les par­cours caté­ché­tiques niant la Résur­rec­tion du Christ, son Ascen­sion cor­po­relle dans les cieux, la vir­gi­ni­té per­pé­tuelle de Marie, la réa­li­té sacri­fi­cielle de la messe, etc. Ain­si, pen­dant des années, il fut ensei­gné comme défi­ni­tion de la messe dans le Nou­veau mis­sel des dimanches (béné­fi­ciant du Nihil obs­tat et de l’Impri­ma­tur épis­co­pal) : « Il s’agit sim­ple­ment de faire mémoire de l’unique sacri­fice déjà accom­pli ». Il ne s’agit plus là de la défi­ni­tion d’une messe catho­lique mais de celle d’une cène pro­tes­tante. Il est un fait que la réforme litur­gique a été impo­sée de manière par­ti­cu­liè­re­ment bru­tale. En quelques mois, l’usage du Nou­vel Ordo devient obli­ga­toire, prêtres et laïcs durent renon­cer à ce qui était la trame de leur vie depuis des décen­nies. Des prêtres en mou­rurent de cha­grin, déchi­rés entre les exi­gences de la foi et celles de l’obéissance. Les plus chan­ceux obtinrent de leur curé ou de leur supé­rieur l’autorisation de célé­brer la messe de leur ordi­na­tion, sine popu­lo, à 5 h du matin dans des cryptes gla­ciales. L’usage du latin fut sup­pri­mé, les autels retour­nés, la com­mu­nion dis­tri­buée dans la main, la pré­sence réelle relé­guée, au mieux, dans une cha­pelle laté­rale, les abso­lu­tions col­lec­tives rem­pla­cèrent la confes­sion auri­cu­laire, etc. Les chan­ge­ments litur­giques appa­rurent à beau­coup comme la mani­fes­ta­tion la plus visible d’un chan­ge­ment de reli­gion. Les témoi­gnages, sur ce sujet, des conver­tis du pro­tes­tan­tisme sont impla­cables : « Je suis bien pla­cé pour flai­rer la chose, le tour de passe-passe qui s’opère pour faire glis­ser la messe romaine sur le plan luthé­rien de manière que le fidèle peu éclai­ré et peu aver­ti ne s’aperçoive pas de la sub­ti­li­té. Mais vous savez que la caque sent tou­jours le hareng et, quand je vois à la télé­vi­sion une église où se dit ce genre de messe, le hareng recon­naît la caque ». (Julien Green, Lettre au Père Dodin, 31 mars 1974).

Les résul­tats sont là, obser­vables par tous après un demi siècle d’obéissance aux direc­tives épis­co­pales : un effon­dre­ment bru­tal de la pra­tique reli­gieuse, une igno­rance abys­sale géné­rale des véri­tés de la foi, une bana­li­sa­tion des rela­tions sexuelles hors mariage même par­mi les élèves des « meilleurs » lycées dits catho­liques. Là contre, quelques familles, quelques prêtres ont posé un acte héroïque de résis­tance appa­rente qui était en réa­li­té un acte d’obéissance à l’enseignement de l’Église, à sa doc­trine et à sa litur­gie. Ils ont conser­vé l’usage du caté­chisme tra­di­tion­nel et de la messe codi­fiée par saint Pie V. Mgr Lefebvre a été le point de cris­tal­li­sa­tion de ce malaise. Qui nie­ra cepen­dant la fécon­di­té de cette résis­tance aux­quelles les com­mu­nau­tés Eccle­sia Dei doivent leur recon­nais­sance cano­nique, l’Église la libé­ra­tion de la célé­bra­tion de la messe selon la forme extra­or­di­naire du rite romain, sans oublier le labeur apos­to­lique, mené depuis cin­quante années, par les prêtres de la Fra­ter­ni­té Saint-Pie X, plus de 600 à ce jour. Notons enfin, que les réformes conci­liaires se heur­tèrent au « sen­sus fidei » du peuple chré­tien dont un docu­ment de la Com­mis­sion théo­lo­gique inter­na­tio­nale de juin 2014 vient de rap­pe­ler qu’il est l’instinct sur­na­tu­rel que les fidèles ont pour la véri­té de l’Évangile. Guillaume Cuchet, dans son ouvrage Com­ment notre monde a ces­sé d’être chré­tien, observe que « les milieux pro­gres­sistes au sein du catho­li­cisme ont sou­vent eu des taux de trans­mis­sion de la foi plus faibles que leurs homo­logues conser­va­teurs ». Ces familles consti­tuent le cœur de ce qu’un récent numé­ro de Famille Chré­tienne appe­lait « la famille tri­den­tine », obser­vant à la fois leur vita­li­té mis­sion­naire, dont témoigne le pèle­ri­nage de Pen­te­côte, et leur fécon­di­té en terme de voca­tions sacer­do­tales et reli­gieuses.

 

27è université d’été de Renaissance Catholique
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La 27è université d’été de Renaissance Catholique aura lieu entre le 21 et le 24 juillet sur le thème “La révolution silencieuse”. Elle aura lieu à Saint-Laurent sur Sèvre avec un pèlerinage sur la tombe de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et une journée au Puy du Fou. Il faut souligner la grande qualité, comme chaque année, des interventions (voir programme ci-dessous) et des intervenants.

Programme (au 20 mars) 

La religion du multiculturalisme

Après la démocratie : gouverner contre le peuple, gouverner sans le peuple

Les Droits de l’Homme contre les Nations

Le mépris de la vie au service de l’hédonisme

L’impasse de la laïcité

Le transhumanisme nouvelle frontière

Ce qui s’est passé en Mai 68

L’impuissance au pouvoir

La dictature des juges

La gouvernance européenne contre les peuples

Résister

Cinescénie et journée au Grand Parc du Puy du Fou

Renaissance Catholique

Agenda: La Fête du livre de Renaissance Catholique à Villepreux le 10 décembre
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Un lecteur nous invite à diffuser les informations pour la prochaine fête du livre de Renaissance Catholique :

26e Fête du Livre, dimanche 10 décembre à Grand’Maisons (Villepreux, Yvelines), dimanche 10 décembre de 11h à 19h.

Notre 26e Fête du Livre se tiendra dimanche 10 décembre de 11 h à 19 h à Grand’Maisons (Villepreux au nord de Versailles, à 20 km à l’ouest de Paris).

Nous vous attendons nombreux : contre le règne du politiquement correct. Votre présence en compagnie de votre famille et de vos amis est indispensable !

Pour Noël, offrez des livres dédicacés.

11 h 00 Messe chantée
12 h 00 Ouverture des librairies, de la restauration et des boissons. Stands de produits du terroir d’amis producteurs. Salle dédiée au livre jeunesse. Livres d’occasion. Éditions de Renaissance Catholique et de l’Œuvre scolaire Saint-Nicolas.
13 h 00 Plus de 100 auteurs attendus pour dédicacer leurs ouvrages. Garderie d’enfants.

Interventions et signatures :

  • Laurent DANDRIEU Le pape et le suicide de la civilisation européenne
  • Jean-Louis HAROUEL Les droits de l’Homme contre le peuple
  • Patrick BUISSON Progrès, République, démocratie : la fin des mythes ?

Renaissance Catholique (liste des auteurs annoncés)

Session de formation pour les 17 – 25 ans à Riaumont du 28 octobre au 1er novembre
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Session de formation pour les 17 – 25 ans à Riaumont du samedi 28 octobre au mercredi 1er novembre 2017 par Renaissance Catholique

Répondre aux défis du monde moderne

Le progrès scientifique galopant, la pieuvre internet, la culture de mort, les manipulations génétiques, l’écologie, la montée du terrorisme dans un monde toujours plus inquiet… autant de nouveaux défis auxquels l’homme contemporain est confronté, sans qu’il lui semble possible de trouver des réponses toutes faites, tant la situation actuelle lui semble inédite, voire désespérée.

C’est pour tenter d’éclaircir nos consciences de jeunes français et chrétiens, que Renaissance Catholique nous propose quatre jours de formation d’amitié et de prières, sur le thème Répondre aux défis du monde moderne

D’où vient la modernité ? Les robots prendront-ils le pouvoir ? La planète est-elle trop peuplée ? Demain la guerre mondiale ? L’Église s’est-elle convertie à la modernité ?

Les réponses à découvrir lors de la prochaine session de jeunes à la Toussaint 2017.

Formation pour les 17 – 25 ans, du samedi 28 octobre au mercredi 1er novembre au Village d’enfants de Riaumont (62)

Renseignements sur le site de Renaissance Catholique

Université de Renaissance Catholique : il est encore temps de s’inscrire
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Renaissance Catholique nous informe qu’il est encore possible de s’inscrire à son Université d’été. Il faut à nouveau souligner la grande qualité des intervenants présents !

Dans quelques jours : À quoi sert la politique ?

L’université d’été du jeudi 13 au dimanche 16 juillet 2017 au Carrousel de Baronville, Béville-le-Comte (28) près de Chartres

Chers amis,

Notre Université d’été de 2016 au Puy du Fou, sur le thème : À quoi sert la culture ?, a été un grand succès populaire rassemblant près de 500 participants.

En 2017, nous avons choisi un sujet tout aussi important mais moins sensiblement consolant : À quoi sert la politique ?

Que nous soyons lassés d’une année complète de campagnes électorales, pour un résultat bien décevant, est un fait. Que nous jetions le bébé avec l’eau du bain en nous désintéressant de ce sujet qui, que nous le voulions ou non, conditionne, en partie, notre avenir, en est un autre. Il serait illusoire d’aspirer à redresser durablement notre pays si tout effort de réflexion et d’analyse devait être soutenu par la participation à la cinéscénie du Puy du Fou. Cela limiterait singulièrement le rayonnement possible de nos travaux.

Michel De Jaeghere a, cette année encore, conçu un programme exceptionnel avec la participation de Philippe de Villiers (Puy du Fou), Jean-Yves Le Gallou (Polemia), François-Xavier Bellamy (philosophe), Laurent Dandrieu (Valeurs Actuelles), Jean-Marie Le Méné (Fondation Lejeune), Anne Coffinier (Fondation pour l’école), Jean-François Chemain (écrivain), Guillaume Bernard (universitaire), etc.

Nous sommes en contact avec plusieurs députés qui devraient venir nous parler de leur plus ou moins longue et riche expérience parlementaire : Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dhuicq, Emmanuelle Ménard, Jacques Bompard, etc.

Au début de nos vacances d’été, peut-être est-ce le moment de nous demander ce que nous avons prévu d’entreprendre, profitant de nos disponibilités estivales, au service du bien commun de notre pays et de l’Église ?

À quelques kilomètres de Chartres, au Carrousel de Baronville, nous vous attendons, nombreux du 13 au 16 juillet, pour que France continue et chrétienté ressuscite.

Jean-Pierre Maugendre

Renaissance Catholique

L’université d’été de Renaissance Catholique
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Un lecteur nous invite à relayer les informations sur la prochaine Université de Renaissance Catholique

26e Université d’été de Renaissance Catholique

À quoi sert la politique ?

du jeudi 13 au dimanche 16 juillet 2017, Lieu : Caroussel de Baronville, Bréville-le-Comte (28) à 1 heure de Paris

Après le tumulte des diverses élections en cours, prenons un peu de recul pour répondre, ensemble, à cette question d’une brûlante actualité : À quoi sert la politique ?

Conférences-débats

  • Pourquoi l’homme est-il un animal politique, Victoire De Jaeghere
  • Politique et culture, Philippe de Villiers
  • Morale et politique
  • La dictature de l’administration
  • La tyrannie médiatique, Jean-Yves Le Gallou
  • Comment réformer l’État : De Gaulle, Thatcher, Schröder, Jean-Louis Thiériot
  • Comment reconstruire l’État : l’exemple de Poutine
  • Les compétences légitimes de l’État, Arnaud Jaÿr
  • Mettre l’économie au service de la politique, Pierre de Lauzun
  • Pour une nouvelle politique familiale, Claire de Gatellier (Famille et Liberté)
  • Quelle politique chrétienne de l’immigration, Laurent Dandrieu
  • La loi naturelle à l’épreuve de la démocratie, Jean-Marie Le Méné
  • Conjurer la guerre civile, Jean-Pierre Maugendre

Tables-rondes

À quoi sert un député ?
La politique autrement
Décryptage d’une campagne électorale folle, par TV-Libertés

Renaissance Catholique

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25° Fête du Livre de Renaissance Catholique ce dimanche 4 décembre
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25e Fête du Livre, dimanche 4 décembre 2016

Conférences :

  • Michel De Jaeghere : La Compagnie des Ombres – A quoi sert l’Histoire ?
  • Mathieu Bock-Côté : Le Multiculturalisme comme religion politique
  • Philippe de Villiers : Les cloches sonneront-elles encore demain ?
  • Eric Zemmour : Un quinquennat pour rien

Programme

 

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Une nouvelle émission religieuse sur TV Libertés: Terre de Mission
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Plusieurs lecteurs nous invitent à diffuser cette information :

Une nouvelle émission voit le jour sur TV Libertés : Terres de mission, animée par Jean-Pierre Maugendre, Guillaume de Thieulloy et Daniel Hamiche. La première émission est diffusée dimanche 2 octobre à 12h.

Découvrez la présentation de l’émission Terre de Mission :

Mgr Schneider et la communion dans la main
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schneider iRenaissance Catholique a invité Mgr Schneider , évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, pour sa 23ème Fête du livre qui se tient ce dimanche 7 décembre à Villepreux (78) de 10h à 19h. Mgr Schneider donnera également une conférence à Paris le mardi 9 décembre à 20 h 30 à l’amphithéâtre de l’ASIEM (6, rue Albert de Lapparent, Paris 7 M° Ségur, Sèvres-Lecourbe, St François-Xavier. Participation aux frais : 7 € – tarif réduit (adhérent RC ; étudiants) : 4 €).

Mgr Athanasius Schneider est l’auteur aux éditions Contretemps (Renaissance Catholique) de “Corpus Christi. La communion dans la main au cœur de la crise de l’Église“. La communion dans la main permise par la réforme liturgique post-conciliaire est très certainement un des éléments qui a contribué à la perte du sens du sacré dans la liturgie.

Renaissance Catholique a interrogé Mgr Schneider à quelques jours de sa venue en France :

Quelles sont les principales difficultés soulevées par la Communion dans la main ?
A. S. : Parmi les principaux problèmes soulevés par la Communion dans la main il faut d’abord signaler les deux faits les plus graves. Tout d’abord une perte importante de parcelles de la Sainte Hostie qui tombent sur le sol où elles sont piétinées, ensuite le nombre grandissant de vols d’hosties consacrées. De plus l’absence quasi-totale de gestes manifestes d’adoration et de sacralité au moment de la distribution et de la réception de la sainte Communion entraîne, avec le temps, une diminution et même une perte de la croyance en la présence réelle et en la transsubstantiation. Le geste moderne de la Communion dans la main – substantiellement différent du geste analogue dans la primitive Église – contribue à la banalisation et même à la profanation non seulement de la réalité la plus sainte, mais de la Personne la plus sainte qui est Notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ. La foi en la centralité du mystère eucharistique et par conséquent du mystère de l’Incarnation est très nettement éclipsée par cette pratique liturgique. Quelques illustrations de l’éclipse de la foi eucharistique peuvent nous aider à saisir cette réalité. Martin Luther, par exemple, soupira et pleura quand quelques gouttes du sang du Seigneur tombèrent sur un banc de communion. Combien de prêtres et de fidèles se mettraient à soupirer et à pleurer en nettoyant les lieux, où sont répandues des parcelles de la Sainte Hostie ? Quand, par exemple, dans une synagogue le livre de la Torah tombe par accident sur le sol, la communauté juive concernée observe une journée de jeûne et de pénitence. Combien de paroisses catholiques jeûnent et font pénitence, quand des parcelles eucharistiques tombent sur le sol ou sont volées ? Rappelons-le : de la foi et de la pratique eucharistiques dépend aujourd’hui le sort de l’Église.

Quelles seraient les solutions pour revenir à la pratique traditionnelle de réception de la Sainte Communion ?
A. S. : Il faut, bien sûr, procéder par étapes. Parmi les fidèles qui reçoivent la sainte Communion dans la main, la majorité use de cette pratique en totale bonne foi. Les uns agissent par docilité, obéissance, parce que le curé ou même l’évêque l’ont conseillé ou imposé ; d’autres, et c’est peut-être la majorité, agissent par habitude et conformisme sans aucune réflexion. Il existe cependant probablement aussi des personnes qui communient ainsi parce qu’elles ne croient pas en la présence réelle. Notons enfin que certaines personnes communient dans la main avec une foi et une dévotion profondes motivées par des préférences subjectives, oubliant malheureusement les conséquences objectives nocives de cette pratique liturgique. Voici quelques suggestions de solutions. Premièrement il faudrait, fréquemment, donner aux enfants et aux adultes une catéchèse et une prédication intégrale et précise sur l’Eucharistie et spécialement sur la grandeur et la sublimité du moment de la Sainte Communion. Ensuite, il faudrait expliquer concrètement les dangers réels et fréquents de la perte et du vol des parcelles eucharistiques, mettant en évidence surtout le fait horrible que Notre Seigneur Eucharistique dans d’innombrables églises dans le monde est piétiné par les fidèles. Puis il faut informer les fidèles que la Communion dans la main est une exception à la loi liturgique, dite indult, insistant en même temps sur le fait que la Communion sur la langue et à genoux est la règle. Ceci exige logiquement de mettre un prie-Dieu, un banc de communion ou mieux encore une balustrade à disposition des fidèles afin de ne pas discriminer ceux qui ont le droit de recevoir la sainte Communion sur la langue et à genoux. Une autre mesure utile serait que l’évêque diocésain publie une lettre pastorale spécifique sur l’Eucharistie et la sainte Communion invitant instamment et de manière argumentée les fidèles à recevoir le Seigneur Eucharistique sur la langue et à genoux. Le Saint-Siège devrait faire la même chose vis-à-vis de tous les évêques et de tous les diocèses du monde. Le dernier pas dans un tel processus serait la prohibition formelle de la pratique de la Communion dans la main.

On relira également le post sur l’interview qu’il a donné à la suite du synode.

A propos de la communion
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20140729102028_ima450_couv_corpuschristiNos amis de Paix Liturgique dans leur livraison du 29 juillet (n°450) nous offre la préface du dernier ouvrage de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), intitulé Corpus Christi.

Cette préface a été rédigée par le cardinal Burke, préfet du Tribunal de la Signature Apostolique, nous en livrons un bref extrait (vous pouvez la lire intégralement)

Des années plus tard, en mai 1969, la pratique de recevoir la Communion dans la main a été autorisée, au jugement des Conférences épiscopales, en parallèle avec la pratique multiséculaire de recevoir la communion directement sur les lèvres. L’un des arguments avancés pour introduire cette deuxième option était l’existence d’un usage antique de recevoir la sainte Communion dans la main. Dans le même temps, l’instruction de la Congrégation pour le Culte Divin, qui permettait la pratique de la réception de la sainte Communion dans la main, soulignait le fait que la tradition multiséculaire de recevoir la Communion sur la langue devait être préservée en raison du respect des fidèles envers la sainte Eucharistie qu’exprime cette pratique. En ce sens, il est intéressant de noter que le Pape Paul VI (durant le pontificat duquel la permission de recevoir la sainte Communion dans la main a été donnée), dans sa lettre encyclique Mysterium Fidei sur la doctrine et le culte du Très Saint Sacrement promulguée quatre années avant la concession de cette permission, se réfère à un usage antique des moines vivant dans la solitude, ainsi que des chrétiens persécutés, selon lequel ils prenaient la sainte Communion avec leurs propres mains. Néanmoins, le Pape ajoute aussitôt que cette référence à un usage d’autrefois ne remet pas en question la discipline qui s’est répandue par la suite concernant la manière de recevoir la sainte Communion.
La pratique traditionnelle est mieux comprise à la lumière de l’herméneutique de la réforme dans la continuité, opposée à l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture, dont a parlé le Pape Benoît XVI dans son discours de Noël 2005 à la Curie romaine. Dans l’herméneutique de la continuité, l’unique Église « grandit dans le temps et (…) se développe, restant cependant toujours la même. » Ainsi, la pratique traditionnelle de recevoir la sainte Communion manifeste-t-elle une croissance et un développement tant de la Foi eucharistique que de l’expression de révérence envers le Très Saint Sacrement. L’on pourrait dire par rapport à la manière traditionnelle de communier ce que le Pape Benoît XVI disait par rapport à l’Adoration eucharistique dans son Exhortation Apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis : « L’Adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. » 
Malheureusement, l’entreprise de rétablissement de l’antique usage survint précisément à un moment où de nombreux abus liturgiques avaient gravement diminué la révérence et la dévotion dues au Saint Sacrement. En outre, l’époque était à une sécularisation et à un relativisme croissants, dont les effets furent dévastateurs dans l’Église. Qui plus est, la “restauration” de cette pratique fut incomplète, puisqu’elle se borna à la réception de la Communion dans la main sans toutefois incorporer les autres détails très riches de l’usage antique. À la suite de cela, la réception de la sainte Communion est devenue l’occasion de négligences – voire même d’irrévérences effectives – et, dans quelques cas particulièrement déplorables, le Saint Sacrement reçu dans la main n’est pas consommé mais au contraire soumis à des formes d’abus, jusqu’au cas extrême où des personnes emportent le Corps du Christ pour Le profaner plus tard au cours d’une « messe noire ». Dans ma propre expérience pastorale, les cas où la sainte Hostie est laissée dans un livre de chants ou en d’autres endroits, ou même emportée à la maison pour la dévotion privée – cela me déplaît de devoir le signaler –, n’ont pas été rares. Il est également attristant d’avoir vu assez fréquemment des communiants arracher littéralement l’Hostie de mes mains plutôt que de recevoir le Corps du Christ de manière convenable.  
Mgr Athanasius Schneider, pasteur d’âmes exemplaire, a fait face avec un amour courageux à la situation actuelle quant à la réception de la sainte Communion dans le rite romain. Puisant en sa propre et riche connaissance de la foi et de la pratique eucharistiques en un temps de persécution dans son pays natal, il a été poussé à étudier en profondeur cet antique usage de recevoir la sainte Communion dans la main, ainsi que son actuelle restauration. De façon claire et soignée, il explique le soin qu’avait la pratique antique d’éviter tout ce qui peut suggérer l’auto-communion – en soulignant l’aspect infantile de la Communion – ; et d’empêcher que même une seule parcelle ne soit perdue, et ainsi sujette à profanation. Il décrit aussi brièvement les étapes de l’introduction de l’usage actuel, qui diffère de manière importante de la vieille pratique de l’Antiquité.

 

Mgr Athanasius Schneider, Corpus Christi – La communion dans la main au cœur de la crise de l’Église, Ed Contretemps pour Renaissance catholique Publications, 116 pages, 13 euros.
En vente sur le site de Renaissance catholique ou sur demande au 01 47 04 93 20.

Un hommage à Eugenio Corti
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Notre ami Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, a diffusé hier un communiqué d’hommage au grand écrivain chrétien italien Eugenio Corti, né le 21 janvier 1921, qui vient d’être rappelé à Dieu le 4 février dernier. Le voici.

Eugenio Corti vient de nous quitter. Avec lui disparaît l’un des plus grands romanciers catholiques du XXe siècle, témoin majeur de la réalité de ce siècle de fer et de feu, mais aussi observateur sans complaisance de la nature humaine à travers le temps et l’espace.

Le public français découvrit Eugenio Corti en 1996 à l’occasion de la publication en édition française de son roman Le Cheval rouge, paru en italien en 1983, œuvre monumentale de près de 1100 pages narrant les aventures de quelques jeunes Italiens pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Le cœur de ce récit est constitué par plusieurs centaines de pages âpres et drues, marquées cependant d’une profonde humanité, consacrées à la guerre de plusieurs de ces jeunes soldats italiens sur le front de l’Est. Pour la première fois, à ma connaissance, cette guerre était racontée par un témoin qui, tout en reconnaissant le courage et le professionnalisme de l’armée allemande, ne cachait rien de ses exactions contre les populations juives ou slaves – qui ne furent surpassées que par celles de l’Armée Rouge dans les pays qu’elle « libéra » ensuite.

Ces aventures guerrières avaient été narrées antérieurement par des ouvrages de taille plus modeste : La plupart ne reviendront pas et Les derniers soldats du roi, l’auteur ayant rejoint après la chute de Mussolini les troupes italiennes qui luttaient aux côtés des alliés contre les troupes allemandes dans la péninsule italienne.
Rendu à la vie civile, Eugenio Corti s’engageait dans le combat contre le communisme et publia en 1962 une pièce de théâtre intitulée Vie et mort de Staline, un implacable document à charge contre le communisme. En effet, alors que ses « complices » s’évertuent à dénoncer le caractère criminel de sa dictature personnelle, Staline, avec une habileté dialectique consommée, leur démontre qu’il n’a fait que pousser à ses extrémités la logique d’un système. Cette pièce sera complétée par un livre d’entretiens avec Paola Scaglione, Paroles d’un romancier chrétien.

Eugenio Corti avait trop de talent et de culture pour n’être l’homme que d’un roman ou d’un sujet, ce qui est parfois le cas. Il écrivit ainsi plusieurs « romans en images » présentés à la manière d’un scénario de film :

* Caton l’ancien (2005), est la biographie du célèbre homme politique romain, auteur de la formule Delenda est Carthago (« Carthage doit être détruite »).

* La terre des Guaranis (édition française en 2009), constitue une immersion dans la vie quotidienne et dans la destruction des réductions mises en place au XVIIIe siècle par les jésuites, aux confins du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay, afin de protéger les Indiens guaranis des chasseurs d’esclaves portugais et des colons espagnols. Les références aux films Mission et Apocalypto apparaissent transparentes et établissent un lien avec l’actualité cinématographique.

* L’île Paradis (édition française en 2012), retrace le destin tragique des fameux révoltés du Bounty, en 1789, qui finirent par tous s’entre-tuer sur leur îlot de Pitcairn, les utopies des Lumières sur « l’homme naturellement bon » et « le bon sauvage » n’ayant pas résisté au choc de la réalité.

* Citons enfin la parution toute récente en français de L’histoire d’Angelina et autres récits (2013).

Si Eugenio Corti est un merveilleux conteur et un immense romancier chrétien qui illustre admirablement la belle vertu d’eutrapélie, il est plus encore que cela : chacun de ses ouvrages est un appel à une réflexion en profondeur sur la nature de l’homme et sa situation. Ainsi, La plupart ne reviendront pas contient des pages admirables (pp. 244-245) sur la guerre comme châtiment de Dieu, Caton l’Ancien comporte des réflexions de grande valeur (pp. 364 à 371) sur la place de l’économie dans les sociétés humaines, etc.

Eugenio Corti nous avait fait l’honneur et l’amitié de participer à nos Fêtes du Livre en 1998 (où il prit la parole) et en 2003. Il était revenu nous rencontrer en 2003. Puisse-t-il, du haut du Ciel, nous assister dans notre combat de Renaissance Catholique qui lui tenait tant à cœur.

Roberto De Mattei à Versailles
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Roberto-de-MatteiNos amis de Renaissance Catholique nous communiquent que la prochaine  conférence organisée conjointement à Versailles avec l’Avanda et l’Action Familiale et Scolaire aura lieu le 14 mars prochain :

L’Action familiale et scolaire, l’AVANDA et Renaissance Catholique 
vous invitent à la conférence-débat que donnera

Vendredi 14 mars à 20 h 30 à Versailles

Roberto de Mattei, Spécialiste d’histoire moderne, religieuse et politique
Vatican II – Une histoire à écrire
Le concile Vatican II s’est ouvert le 11 octobre 1962. Son histoire, chaotique, reste encore à écrire et, plus encore, à comprendre. L’abondance de sources de première main, mémoires des acteurs ou commentaires journalistiques, si elle est un atout pour l’historien, constitue aussi, pour lui, une gageure tant il est difficile de classer les informations. Et il faut aussi comprendre les enjeux théologiques des différentes thèses en présence pour percevoir précisément le sens des documents officiels promulgués par les Pères conciliaires. 
Roberto de Mattei dispose des compétences historiques et des connaissances théologiques nécessaires pour mener à bien ce travail. Ce livre est un élément indispensable de l’historiographie du Concile.

Salle Montgolfier, Hôtel de Ville, 4 avenue de ParisVersailles
Gare : Versailles-rive gauche ou Versailles-Chantiers

Libre participation aux frais
Librairie. Le conférencier dédicacera ses ouvrages dont le dernier, Vatican II. Une histoire à écrire.
Renseignements : 01 42 04 93 20 – http://www.renaissancecatholique.org

 

Roberto De Mattei est italien, auteur et professeur d’université spécialisé en histoire moderne et en histoire du christianisme (du XVIè au XXè siècle). Actuellement professeur à l’université européenne de Rome, il est également consulteur régulier au Conseil Pontifical des Sciences Historiques, le Saint-Siège l’a d’ailleurs fait chevalier de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand en reconnaissance pour ses services rendus à l’Eglise. Il collabore régulièrement à plusieurs revues historiques ou revues catholiques. Il n’a jamais caché ses choix en matière liturgique. Le professeur De Mettei fait parti des intellectuels italiens qui ont pris la défense des Franciscains de l’Immaculée dans la tempête qui secoue la communauté depuis la nomination d’un commissaire apostolique l’été dernier. Dans ses publications récentes, il a beaucoup travaillé sur le Concile Vatican II en se plaçant du point de vue historique.

Une conférence à ne pas manquer !

 

Conférence de Renaissance catholique à Nîmes le 1er mars 2014
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Le président de Renaissance catholique, Jean-Pierre Maugendre, organise une conférence-débat avec le cercle catholique royaliste de Nîmes le samedi 1er mars à 18h00. Le sujet de la conférence sera “Comment et pourquoi la démocratie devient totalitaire ?”

La démocratie peut-elle devenir totalitaire ? Cette association de mots semble antinomique et paraîtra presque blasphématoire à certains. Mais au-delà des mots et des principes vertueux, il y a les idéologies et les faits : le phénomène qui voit les démocraties modernes s’ingérer toujours plus dans des domaines qui échappaient traditionnellement à l’État. Institutionnaliser une nouvelle morale. Tenter de déplacer les limites du bien et du mal.
Les événements entourant l’adoption de la loi instituant le prétendu “Mariage pour tous” ont servi de révélateur à beaucoup de nos contemporains abasourdis par ce qu’ils observaient. Il s’agit maintenant de passer de la révolte contre les conséquences à l’analyse des causes. Ce sera l’objet de notre conférence.

Détails pratiques :

La conférence aura lieu à la maison diocésaine de Nîmes, 6 rue Salomon Reinach (un parking est disponible). La participation aux frais est libre. Pour ceux qui le souhaitent, la conférence sera suivie d’un repas au restaurant (à réserver). Le conférencier dédicacera à l’issue de la conférence.

Contact :

Cercle royaliste catholique de Nîmes – 06 10 90 55 27

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