Fraternité Biarritz-Khabab : du jumelage de paroisses au parrainage d’enfants
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Fraternité Biarritz – Khabab

« N’oubliez pas les chrétiens d’Orient » : c’est l’appel lancé en automne 2013 par le Pape François et Mgr Podvin.

Depuis, un groupe de paroissiens de Biarritz a pris l’initiative de mettre en place des échanges avec une paroisse chrétienne de Syrie.

Grâce à l’œuvre d’Orient, ils sont en relation avec la paroisse de Khabab (à 50km au sud de Damas) qui dépend de l’évêque Melkite catholique Mgr Antiba. C’est un village de 4500 habitants, melkites catholiques, arabophones, vivant principalement de l’agriculture.

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Tribune – La victoire militaire peut-elle être une solution morale à un conflit ? Le cas syrien
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La reprise des combats à Alep laisse entendre que le gouvernement syrien et ses alliés russes et iraniens ont fait le choix de la victoire militaire, au moins pour s’assurer le contrôle de ce qu’on appelle la Syrie utile, de Damas à Alep et jusqu’à la Méditerranée. On s’interroge naturellement sur le succès possible ou non de cette stratégie, qui peut être gagnante même si la situation est extrêmement complexe.

La question que je pose ici est différente ; elle est éthique et générale, et va bien au-delà de la Syrie : y a-t-il des cas où une situation étant ce qu’elle est, la poursuite de la victoire militaire est moralement la moins mauvaise solution ? Si oui, est-ce que cela reste vrai même en cas de guerre civile ?

Des guerres justes ?

Il ne s’agit pas ici de savoir s’il y a des cas où la guerre serait moralement meilleure que la paix : il n’y en a évidemment pas. Il est toujours moralement nécessaire de chercher les moyens de parvenir rapidement à la paix, d’atténuer les conséquences de la guerre pendant son déroulement, et de préparer la paix en réduisant les séquelles inévitables de l’affrontement. Au minimum, il faut être ouvert à des discussions.

La question est bien plutôt : y a-t-il des cas où on peut avoir moralement le droit à poursuivre résolument la guerre, en recherchant la paix par la victoire militaire ? Posée en termes aussi généraux, la réponse me paraît être positive. La seconde guerre mondiale vient immédiatement à l’esprit. Mais voyons plus en détails ce qu’il en est, notamment d’un point de vue chrétien.

Cela suppose évidement d’abord que la guerre en question soit juste. Or si, comme le pape François l’a rappelé, il n’y a pas de guerre sainte, l’Eglise catholique a toujours reconnue l’existence de ‘guerres justes’. Sa doctrine traditionnelle sur ce point est d’ailleurs un modèle de pondération. Plus précisément, dans son Catéchisme au N° 2309, après avoir rappelé qu’il faut toujours essayer d’éviter la guerre, elle reconnait un droit de légitime défense, et conséquemment la possibilité de la guerre, mais sous plusieurs conditions précises. Si le dommage infligé par l’agresseur est durable, grave et certain ; si tous les moyens pour le faire cesser autrement s’avèrent inefficaces ou impossibles ; si les conditions sont telles qu’il y a des chances sérieuses de réussir ; et si on ne crée pas un mal pire par son action, notamment par l’usage qu’on fait d’armes particulièrement destructrices. Notons que ce dernier point inclut la condamnation explicite des bombardements de villes ou de régions entières.

Appliquée à la seconde guerre mondiale (côté Allié, mais aussi russe) cette doctrine me paraît justifier leur combat dans son principe. Mais pas les bombardements indiscriminés des villes allemandes et japonaises. Cet exemple montre dès lors que même une partie qui commet des actes de barbaries, des crimes de guerre, peut rester néanmoins légitime dans le principe – outre que, en l’espèce, leurs adversaires avaient des méthodes semblables ou pires. Cette approbation de principe de la poursuite de la guerre côté alliés laisse cependant ouverte la question de la justification des buts de guerre de ces mêmes alliés, qui étaient la capitulation pure et simple de l’adversaire : par sa radicalité, cela rendait indéniablement la paix plus difficile, sauf écrasement militaire total de l’adversaire. Ce qui en un sens a conduit à Hiroshima. Encore une fois, sans remettre en cause la légitimité de la guerre comme telle.

Plus récemment la guerre du Golfe de 1990, faisant suite à l’invasion du Koweït par l’Iraq relève très probablement de la même analyse et peut être considérée justifiable : elle répondait à une agression pure, sans fondement, et on pouvait y répondre efficacement sans effet disproportionné. En sens contraire l’invasion de l’Iraq en 2003 était manifestement injustifiable selon tous les critères disponibles.

Même en cas de guerre civile ?

Peut-on appliquer les mêmes critères au cas d’une guerre civile ? La question est embrouillée par le fait qu’une telle guerre laisse rarement indifférents les voisins. Mais si on parle de guerre civile c’est que, au moins à l’origine du conflit, on trouve les membres d’une même communauté politique, supposée auparavant en paix. La difficulté principale dans une guerre civile est la définition de ce qu’on peut appeler agresseur. Certains verront comme tel un gouvernement tyrannique, et trouveront justifié de se révolter contre lui. Mais le gouvernement peut lui aussi analyser comme agression une rébellion armée. Par ailleurs se pose la question des voies alternatives à la guerre : existaient-elles ou non au départ, sont-elles crédibles ou non une fois le conflit commencé ? Cela suppose une analyse politique, par nature complexe, sur ce qui est ou aurait été possible.

La réponse communément apportée ici par le discours dominant est de s’en remettre à des élections. Cela revient à dire : si toutes les parties admettent des élections libres, le problème sera réglé. Il va de soi que si la perspective d’élections libres est crédible, capables de mettre en place un gouvernement reconnu comme légitime par la plupart des parties, cela constitue une voie permettant d’éviter ou d’arrêter la guerre. Malheureusement dans la pratique cela revient à supposer le problème résolu. S’il y a guerre civile, c’est que l’une ou l’autre des parties, sinon toutes, récusent soit la possibilité de ces élections, soit leur résultat effectif ou probable, soit même la politique menée par un gouvernement élu qui peut d’ailleurs effectivement être tyrannique même s’il a été élu légitimement. En général les élections supposent l’apaisement, la paix, et ne la précédent pas. En outre leur crédibilité est nulle tant que des forces armées sont déployées contrôlant chacune un bout du terrain.

On n’échappe donc pas à la problématique générale de la question de la guerre juste. Elle est aggravée dans le cas de la guerre civile ; en effet ces guerres sont en général plus féroces que les guerres entre pays ; et surtout elles ont un effet dévastateur puisqu’elles déchirent radicalement le tissu de la communauté en dressant les parties l’une contre l’autre. Il s’en déduit qu’il sera encore plus rare qu’une guerre civile soit justifiée, qu’une guerre entre pays. D’où une conséquence majeure, qu’on tire rarement : il est très rare qu’une insurrection soit moralement justifiée, si comme c’est le cas en général elle a des chances sérieuses de déboucher sur une guerre civile. Car même si le régime en place est très discutable, voire illégitime, presque toujours le dommage causé par lui sera inférieur à celui résultant de la guerre civile ; en outre, les chances de succès d’une telle révolte sont en général aléatoires. Conséquence encore : l’admiration béate des Occidentaux pour les révolutions en général est stupide et irresponsable. Au mieux, une révolution n’est justifiée que dans le cas d’un régime faible, qui ne résiste pas, et qui est remplacé très vite et efficacement par un régime raisonnablement légitime et stable. Mais ce cas est évidemment très rare : la Tunisie de Ben Ali en fait sans doute partie, mais aucune autre révolution arabe parmi toutes celles qui l’ont suivie.

Que dire du point de vue du gouvernement qui fait face à une telle révolte ? Est-il moralement fondé à résister par la force ? La question est un peu théorique reconnaissons-le : s’il est en place, c’est qu’il prétend être justifié à le faire. Mais elle garde quand même une certaine pertinence, notamment pour les tiers, la population ou les Etats étrangers. Mais à nouveau, l’idée occidentale implicite selon laquelle face à des manifestations de masse un gouvernement doit aussitôt céder le pouvoir ne tient pas debout : cela n’a de sens que si une voie pacifique de résolution du conflit existe vraiment, et si on est certain qu’elle ne débouchera pas sur un régime pire. Ce qui est rare. Conséquence : un gouvernement peut juger qu’il a le droit à utiliser la force pour se défendre. D’ailleurs, si en 2013 une manifestation de la taille de la Manif pour tous avait exigé en France la démission du gouvernement et marché sur l’Elysée, le régime républicain se serait défendu, y compris par la force. Naturellement pour que cette réaction soit moralement correcte il faut qu’elle emploie des moyens raisonnables et proportionnés.

Si ensuite une guerre civile a éclaté, il peut se trouver qu’une paix soit possible par la négociation. Mais c’est rare, sauf après des années et épuisement des parties dont aucune ne parviendrait à l’emporter sur le terrain. On peut aussi imaginer une intervention étrangère ; mais pour être justifiable il faut non seulement qu’elle soit rapidement victorieuse, mais qu’on puisse ensuite acheminer un pays aussi divisé vers un état de coexistence paisible, ce qui suppose que cette puissance étrangère accepte de le prendre en main le pays sur la longue durée. On mesure la rareté du cas. Reste alors comme débouché probable le déroulement de la guerre à son terme, et donc la victoire d’une des parties ou une partition de droit ou de fait. On comprend de la logique qui vient d’être déroulée que cette hypothèse puisse être acceptée, ou plus exactement qu’il est possible qu’il ne se dégage pas de meilleure solution. Ce qui à nouveau, comme dans toute guerre, ne rend pas pour autant légitime l’usage de n’importe quel moyen.

Le cas syrien

Loin de moi l’idée d’apporter une réponse nette au terrible drame syrien. Au vu cependant des faits, il me paraît qu’on peut énoncer les points suivants.

La Syrie des Assad n’était pas un régime satisfaisant, c’est le moins qu’on puisse dire ; c’était et cela reste une dictature brutale. En même temps le régime, relativement laïc, permettait la coexistence des nombreuses minorités qui composent la Syrie, de façon globalement paisible.

La probabilité qu’une révolte contre ce régime ne débouche pas sur une guerre civile était nulle. La probabilité d’élections vraiment libres sans doute de même. La probabilité que d’éventuelles élections ouvertes débouchent sur un régime islamiste, aussi brutal et autoritaire que l’existant mais beaucoup moins tolérant, était très forte. La base politique des démocrates laïcs à l’occidentale y était et reste très faible. Il résulte de cela une conséquence claire : autant une action politique pacifique (interne ou externe) était justifiée, autant tout encouragement à la rébellion était irresponsable. A fortiori l’appui massif, en finances et en armement, que celle-ci a reçu, tant des Occidentaux que des Saoudiens et de leurs amis. On peut en déduire aussi que le régime pouvait se juger fondé à résister à la révolte. Il est caractéristique que les chrétiens syriens l’aient presque tous soutenu. Sans l’intervention étrangère la guerre serait finie depuis longtemps, et au profit du régime.

On dira : les moyens de répression utilisés par ce régime étaient et sont féroces et disproportionné. C’est sans doute vrai, même si l’information que nous recevons est biaisée et unilatérale, essentiellement aux mains des ennemis de ce régime, et s’apparente plutôt à de la propagande. Mais on l’a vu avec la seconde guerre mondiale, la mise en œuvre de moyens condamnables même avérés ne suffit pas ipso facto à rendre injuste un combat. D’autant que la supériorité morale de ses adversaires reste à prouver sur ce plan également. Le débat n’est pas aussi facilement tranché qu’on le prétend ; en outre une condamnation ne donne pas en soi de solution.

Maintenant la guerre est lancée, et elle a atteint un niveau de complexité sans précédent pour un pays de cette taille, puisqu’on peut compter au minimum 4 camps, en guerre active ou potentielle chacun avec les autres (le régime, les Kurdes, Daech, et la rébellion – qui est pour l’essentiel islamiste et elle-même divisée), ce à quoi s’ajoutent de nombreuses puissances étrangères parties prenantes très actives. L’issue en est donc imprévisible, même si un certain avantage apparaît se dégager actuellement en faveur du régime.

Comment la paix peut être possible ? La paix imposée de l’étranger est au fond le but des négociations russo-américaines. Ses chances de succès ne sont pas nulles mais faibles (en supposant les parties bien intentionnées) ; et ce serait sans doute une partition. Cela supposerait en outre une présence militaire étrangère durable. La voie est donc très étroite.

Si cela ne marche pas, il ne reste que la solution militaire. A nouveau cela ne justifie pas n’importe quels moyens. Mais on comprend qu’elle se réactive dès que la voie des négociations s’enlise, ou que le terrain s’embrase pour une raison ou une autre. Actuellement c’est le régime qui est reparti à l’assaut à Alep ; et les médias occidentaux de s’indigner. Mais si c’était les rebelles qui avaient lancé l’assaut sur Alep on aurait été beaucoup moins regardant. Il est normal de s’indigner car ces populations souffrent ; et cela peut aider à limiter la casse en modérant les agressions. Mais il faut être lucide sur ce qui se passe : quand on n’arrive pas à construire une paix tolérable, la guerre poursuit sa logique.

Pierre de Lauzun

Source Blog de l’auteur

La ligne éditoriale de Riposte catholique cherche à sortir de la “langue de buis”, peu propice à la recherche de la vérité.  C’est pourquoi nous publions volontiers des tribunes libres. Nous précisons cependant que ces tribunes publiées sur Riposte Catholique n’engagent que leurs auteurs. Nous les proposons à nos lecteurs en tant que contributions au débat et à la réflexion. La Rédaction

Audience – Alep- Protéger les civils, une obligation impérative et urgente
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Lors de l’audience générale du 28 septembre 2016, le pape François a appelé à protéger les civils d’Alep (Syrie), théâtre de violents bombardements : quelque 250 000 civils sont assiégés dans les quartiers de la ville tenus par la rébellion.

 

Exprimant sa « profonde douleur et vive préoccupation pour ce qui est en train de se produire dans cette ville déjà massacrée où meurent des enfants, des personnes âgées, des jeunes, des vieux, tous » , le pape François a renouvelé « à tous » l’appel à « s’engager de toutes ses forces dans la protection des civils, une obligation impérative et urgente ».

“J’en appelle à la conscience des responsables des bombardements qui devront en rendre compte devant Dieu” 

 

Source Zénith

Entretien – Syrie – La cohabitation semble difficile à imaginer à nouveau
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Entretien avec le père Georges est curé de Hosn, le village qui se trouve au pied du Krak des chevaliers, en Syrie.

 

Vous êtes revenu dans votre village, mais vous semblez être le seul, non?

 

Des familles musulmanes sont rentrées, mais aucun chrétien n’est pour l’instant revenu, en effet. L’explication est simple : nous n’avons pas l’assurance d’une sécurisation pendant la nuit, et les maisons pourraient être pillées. Il est impossible dès lors de se réinstaller dans ces conditions. Mais il y a également la dimension économique : nous (l’Église) avions installé de nombreux commerces dans le village afin que nos fidèles puissent vivre des articles vendus, notamment aux touristes qui venaient visiter le Krak des chevaliers. Il n’y a plus de touristes, et les magasins ont été pillés et détruits… Certaines familles vivaient également de la culture des fruits. Or, les champs sont aujourd’hui inaccessibles pour des raisons de sécurité. Toutes ces raisons empêchent les familles chrétiennes de revenir dans le village.

 

Comment s’est passée la prise de Hosn?

 

Des islamistes, venus notamment du Liban voisin, ont attaqué, avec la complicité active de plusieurs familles musulmanes du village. Ils sont entrés et ont menacé directement les familles chrétiennes. Elles se sont donc toutes rassemblées dans l’église avant de fuir. Depuis, aucune d’entre elles n’est revenue.

 

Avez-vous fui avec elles?

 

Je n’ai pas pu. J’ai été séquestré dans l’église pendant plusieurs heures. Les soldats de l’armée syrienne détenaient un prisonnier musulman de l’opposition, et les islamistes m’ont donc utilisé comme monnaie d’échange. Au bout de quelques heures, j’ai quitté le village, comme tous mes fidèles. Depuis, je suis rentré, parce que le retour que j’espère le plus rapide possible doit se préparer. Il n’est pas évident d’imaginer à nouveau la coexistence dans notre village.

 

Pensez-vous que cela se fera tout de même ?

 

La question ne se pose pas tellement ainsi, nous n’avons pas le choix. Mais la confiance est brisée avec nombre d’entre ces familles qui nous ont trahis et livrés. Il est difficile de faire confiance à des voisins quand d’autres voisins qui étaient aussi gentils avec nous ont trahis. Nous ne pouvons éviter de nous poser la question de savoir qui sera le prochain. Mais c’est aussi notre vocation de chrétien, de vivre notre mission là où nous sommes, avec le risque de la Croix. Cela ne veut absolument pas dire que nous cherchons le martyre, et c’est la raison pour laquelle il faut être prudent avec d’enclencher le retour.

Qu’espérez-vous?

La paix, comme l’immense majorité des Syriens, et le retour de mes fidèles. Il nous faut être patients, travailler à la reconstruction physique et morale du village et prier le Seigneur pour qu’Il donne la force de surmonter ces épreuves à tous les Syriens de bonne volonté. Je compte sur vous.

 

Source Christanophobie Hebdo.

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Info – Alep – Un récital de musiques classiques et orientales pour soutenir les chrétiens d’Orient
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Récital de musiques classiques et orientales à Alep les 23 et 24 septembre, organisé par SOS Chrétiens d’Orient

sos-musique

Info – Syrie – Exaltation de la Croix
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Entre guerre et cessé le feu, la vie liturgique syrienne suit son court. Voici une photo envoyée par SOS Chrétiens d’Orient. 

Départ des grands feux sur les collines de Maaloula pour l’ Exaltation of theCross en Syrie

Info – Syrie – Voiture piégée à Homs près de la cathédrale melkite – 5 morts
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Explosion le mercredi 7 septembre d’une voiture piégée à Homs en Syrie près de la cathédrale melkite Notre Dame de la paix.

Selon SOS Chrétiens d’Orient il y aurait 5 morts

Témoignage – Syrie – Prendre les armes était un devoir pour nous
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Simon est responsable des jeunes qui se battent depuis cinq ans pour protéger le village chrétien de Mhardeh, en Syrie. Son témoignage renvoie aux débats actuels sur la guerre juste et par la validité de la légitime défense.

 

Vous êtes père de famille… et vous dirigez la défense de votre village depuis maintenant cinq ans. Pourquoi avoir pris les armes?

Jamais je n’aurais pu penser une seconde de ma vie que je prendrai les armes un jour. Je l’ai fait par nécessité et par devoir. En 2011, des islamistes sont entrés dans notre village, ils ont enlevé 18 garçons et filles, et égorgé l’un d’eux. J’ai immédiatement rassemblé les jeunes du village pour partir à leur poursuite et récupérer nos jeunes – ce que nous avons fait. Ce même jour, j’ai compris qu’ils étaient des envoyés du diable et que nous ne pourrions jamais discuter avec eux, autrement qu’avec les armes, puisque c’est leur unique langage. J’ai donc décidé de prendre la tête de la “défense nationale”, pour protéger notre village, nos églises et nos familles.

 

Comment réussissez-vous à vous battre, tout en restant chrétiens?

 

C’est un devoir de repousser le diable ; je n’ai aucun état d’âme sur ce sujet. Notre culture reste la paix du Christ et c’est justement ce que nous voulons défendre. Il est hors de question que le démon prenne possession de notre terre. Nous nous bornons à défendre ; nous n’agressons personne, jamais. Nous sommes chrétiens ici, dans notre village, et notre mission est de poursuivre ici, là où le Bon Dieu nous a voulus. Nous poserons les armes dès la paix regagnée ; elles ne sont qu’un moyen et le resteront. Mais c’est un devoir, et non une option, de défendre sa famille, ses amis, son peuple, son pays et ses églises. Je ne peux même pas imaginer faire autrement.

 

Comment êtes-vous organisés?

 

Nous avons réuni plusieurs centaines de jeunes qui se battent à côté de leurs études ou de leur travail, durant leur temps libre. Ils sont répartis sur les différents fronts que nous tenons, les islamistes ne sont qu’à quelques kilomètres et parfois même centaines de mètres! Nous recevons nos armes de l’armée syrienne, et nous travaillons avec elle. Aujourd’hui, nous soutenons le gouvernement, parce que c’est notre seule chance de survie dans notre pays. Il suffit de voir ce qui s’est passé en Irak pour le savoir.

Vous n’espérez aucun changement?

Bien sûr que si! Ce pays est le nôtre, nous l’aimons profondément et nous voulons tout ce qui le rendra plus beau encore. Nous sommes tout à fait favorables à de multiples réformes. Mais il suffit de croiser ces combattants pour comprendre que les racines de cette opposition sont viciées. Si les changements viennent de ces gens-là, nous n’aurons plus qu’à fuir ou à mourir. C’est hors de question!

 

Qu’espérez-vous?

La paix pour nos enfants, nos familles et notre pays. Nous n’avions rien demandé, et nous ne demandons rien de plus. Nous nous battons contre ces ennemis directs, mais nous savons que les responsables de cette guerre sont nombreux et divers, qu’ils laissent la Syrie redevenir la Syrie. Priez pour nous.

 

Source Christianophobie hebdo

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Syrie – Lettre de Mgr Jeanbart – “Oui la paix est proche”
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Mgr Jeanbart vient d’adresser une nouvelle lettre aux chrétiens de Syrie où il écrit, fort de son Espérance : ” Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable. “

 

A lire sur Belgicatho

Info – Union Européenne – Un rapport accablant sur la persécution des chrétiens
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Freedom of Religion or Belief and Religious Tolerance, un intergroupe du Parlement européen co-présidé par les députés Peter van Dalen and Dennis de Jong, vient de rendre public son rapport annuel 2015-2016 sur l’état de la liberté de religion ou de croyance dans le monde. Accablant. Peter van Dalen y écrit : « Nos croyances sont au cœur de notre dignité humaine. Il est cependant tragique de constater qu’aujourd’hui chacun ne bénéficie pas du droit d’avoir et de manifester ses croyances. Nous avons constaté la quasi-disparition des chrétiens en Irak et en Syrie, une augmentation de 150 % des incidents de violences religieuses en Inde, alors qu’au Pakistan l’injustice se poursuit contre Asia Bibi condamnée à mort pour blasphème. Dans ce rapport nous soulignons des recommandations pratiques sur la manière dont l’Union européenne peut agir afin de contribuer à trouver des solutions à des cas comme ceux que nous avons signalés. La liberté religieuse et de croyance doit être placée plus haut dans les priorités de l’Union européenne ».

Source : Christian Today – © CH pour la traduction.

 

Source Christianophobie hebdo

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Action – SOS Chrétiens d’Orient – S’engager cet été
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L’association SOS Chrétiens d’Orient vous invite à vous engager cet été en Syrie.

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Voir sur leur site

 

Info – Syrie – Une milice chrétienne appuyée par l’Eglise
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Le 15 mars 2013, inquiets des répercussions de l’État islamique (EI), les chrétiens syriens décident de mettre en commun leurs armes et de fonder la milice Sotoro. Très rapidement, les Kurdes voient d’un mauvais œil ce rassemblement et leur demandent de les rejoindre pour former un seul et même groupe. Les chrétiens peuvent ainsi bénéficier d’importants financements kurdes et d’un meilleur salaire. Or, cet appel révélant une domination kurde n’est pas bien accueilli et provoque une scission : Sutoro, milice pro-kurde et Sootoro, milice pro-gouvernement.

Protecteur de la population

Dans une démarche patriotique et nationaliste, appuyée par l’Église et les populations locales, Sootoro se pose en protecteur de la population. Elle empêche les groupes rebelles de l’État islamique d’entrer dans la région et aux kurdes d’investir les quartiers chrétiens.

La branche militaire, Gozarto Protection Forces (GPF) intervient comme une armée. En juin 2015, elle est partie combattre l’EI à Hassakeh. En novembre 2015 c’est à Sadad qu’elle est intervenue et elle s’est récemment déployée à Qamishli où de fréquents attentats frappent les civils.

Les miliciens peuvent mener leurs raids grâce aux donations de l’Église syriaque et de quelques groupes indépendants français, belges, suédois et allemands. De l’argent frais qui permet de financer la logistique et de verser une solde aux 300 soldats du groupe.

 

Lire l’intégralité de l’article sur Aleteia

Communiqué – L’appel des Patriarches de Syrie à la prière des enfants
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Mercredi 1er juin, prier avec les enfants syriens pour que la paix s’installe, enfin.

A l’occasion de la journée internationale de l’enfant, des centaines d’enfants syriens se rassembleront mercredi 1er juin pour prier pour la paix. Les Patriarches de Syrie lancent un appel aux chrétiens du monde entier – et particulièrement aux enfants – à les rejoindre.
Ce 1er juin, des centaines d’enfants chrétiens se rassembleront à Damas, Alep, Homs, Tartous et Marmarita pour prier pour la paix. Cette initiative, fruit d’une rencontre entre l’AED et les Églises de Syrie, est lancée conjointement par les patriarches catholiques et orthodoxes du pays. Dans leur message, ils alertent sur la situation particulièrement dramatique des enfants : « Dans notre patrie, la Syrie, cela fait plus de cinq ans que les enfants sont blessés, traumatisés, tués par une guerre cruelle. Beaucoup ont perdu leurs parents et tout ce qui leur était cher. Tant d’enfants sont nés pendant la guerre et n’ont jamais connu la paix. Leurs larmes et leurs souffrances crient vers le ciel. »

C’est dans ce contexte que les patriarches appellent les écoles, paroisses et chrétiens du monde entier à s’unir à leur prière « pour que s’installe, enfin, la paix. »

 « En priant avec nos enfants pour la paix en Syrie ce 1er juin, nous redisons notre attachement aux familles syriennes si lourdement frappées par la guerre depuis 2011», affirme Marc Fromager, directeur de l’AED.

Prière pour la paix en Syrie,

A réciter mercredi 1er juin à midi, en communion avec les enfants de Syrie

prire« Ô Christ, roi de l’univers,
Nous te demandons de bénir
les enfants de Syrie.

Toi qui es le seul à pouvoir
nous apporter la paix,
nous t’implorons :

Protège et sauve les enfants de ce pays !
Exauce maintenant nos prières !
Ne tarde pas plus longtemps
à offrir la paix à notre pays !

Regarde les larmes des enfants,
sèche celles de leurs mères,
fais enfin cesser les cris de douleur.

Amen »

L’AED communiquera aux Églises de Syrie le nombre de participants.
Plus d’information sur  http://www.aed-france.org/la-priere-du-mois/

Décryptage – Syrie – La moitié des chrétiens est partie
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Pour le journal La Croix, le P. Nawras Sammour , décrypte les besoins de la population et l’état d’esprit négatif sur place.

 

Extraits

Plus le conflit se prolonge, plus le fatalisme et l’indifférence négative s’installent dans le cœur des gens. On s’occupe du moment, de l’immédiateté directe, on ne s’occupe plus de ce qui va venir après. Les gens ont tendance à lâcher prise et à désespérer. C’est un état d’esprit négatif : bâtir un avenir maintenant ne veut pas dire grand-chose. Quand la jeune génération s’approche de la fin des études, la seule question qui se pose, c’est, pour la plupart, quand est-ce qu’on va quitter le pays ?

 

Selon un rapport de l’ONU, 83 % de la population syrienne vivait au-dessous du seuil de pauvreté en 2015, contre moins d’un tiers avant la guerre.

La capitale économique du pays a tout perdu. Les deux secteurs de la ville reçoivent des obus, des mortiers ou des missiles. Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés de l’opposition semblent liés à de nombreux facteurs. Personne ne souhaite qu’Alep tombe entre les mains de groupes terroristes. La seule solution est politique et cela passe par une entente au niveau international.

On estime qu’un peu plus de la moitié des chrétiens a quitté le pays. Des lieux traditionnels de présence chrétienne remontant jusqu’aux débuts du christianisme commencent à perdre leur population. Personne ne sait quel sera l’avenir des 30 000 chrétiens qui restent aujourd’hui à Alep, une ville qui a marqué l’histoire du christianisme oriental.

 

Même avec toute la nostalgie du monde, si leurs enfants ont commencé à s’intégrer ailleurs, il leur sera très difficile de faire un pas en arrière

Les chrétiens qui restent en Syrie, notamment à Damas, dans la vallée des chrétiens et sur le littoral, forment un petit groupe. La communauté chrétienne peut essayer de donner un sens à cette présence, en particulier à travers l’engagement social. Mais la recherche d’une solution à la crise dépasse largement ses capacités. Les chrétiens ont besoin du soutien de la communauté internationale, des différentes églises dans le monde,

 

Brève – Les Etats-Unis vont aider les combattants assyriens
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Une excellente nouvelle qui montre aussi les progrès que les combattants chrétiens ont accomplis en matière d’entraînement, d’organisation et d’efficacité sur le champ de bataille.

 

Les forces chrétiennes combattant l’État Islamique en Irak devraient bénéficier des dispositions d’une loi de crédits militaires qui va être présentée pour approbation à la Chambre des représentants et au Sénat des États-Unis. Des dispositions anti État Islamique dans une précédente loi, avaient accordé des financements aux forces de sécurité de la plaine de Ninive.

 

Toutefois, la loi actuelle fait explicitement référence aux chrétiens comme groupe à soutenir. Une information précise que « la commission [de la défense de la Chambre des représentants?] estime que les États-Unis devraient soutenir les groupes dûment approuvés, les groupes autochtones actifs comme les milices chrétiennes irakiennes, ayant une mission de sécurité nationale ». Steve Oshana, directeur de A Demand for Action, a déclaré à Christian Today que cette initiative était un « énorme pas en avant […] C’est significatif car les forces chrétiennes en Irak et en Syrie ont passé les dix-huit derniers mois à se former et en Syrie un groupe a déjà reçu une aide des États-Unis […] C’est significatif parce que cela montre un plus grand engagement des États-Unis a soutenir les chrétiens, et, de manière encore plus importante, à reconnaître leur légitimité en tant que forces combattantes en Irak et en Syrie. » Source : AINA – © CH pour la traduction

 

Source Christanophobie Hebdo.

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Info – Syrie – Mgr Jeanbart et d’autres évêques dénoncent les effets des sanctions européennes et demandent leur suspension
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Plusieurs évêques et religieux syriens se mobilisent pour demander à l’Union européenne de mettre fin aux sanctions qui persistent contre la Syrie. Une pétition est actuellement en ligne sur la plateforme change.org. Elle est adressée « aux parlementaires et aux maires de chaque pays afin de réclamer que l’iniquité des sanctions contre la Syrie soit présentée aux citoyens de l’Union européenne et devienne ainsi, finalement l’objet d’un débat sérieux.

 

En cinq ans, peut-on lire dans cet appel « les sanctions contre la Syrie ont contribué à détruire la société syrienne, la condamnant à la faim, aux épidémies, à la misère, en favorisant l’activisme des milices intégristes et terroristes qui, aujourd’hui, frappent également l’Europe ».

 

« les Syriens ne peuvent envisager la possibilité d’un futur viable pour leurs familles qu’en fuyant leurs terres ».« L’Union européenne, peut-on lire dans ce texte, prit des sanctions contre la Syrie, les présentant comme étant contre des représentants du régime, qui imposaient au pays un embargo pétrolier, le blocage de toute transaction financière et l’interdiction de commercialiser de très nombreux biens et produits ». Or, observent les signataires, « cette mesure dure encore aujourd’hui même si, par une décision tout aussi inexplicable, en 2012, l’embargo sur le pétrole fut levé dans les zones contrôlées par l’opposition armée et djihadiste, dans le but de fournir des ressources économiques aux dites “forces révolutionnaires de l’opposition” ». « La fuite ne peut être l’unique solutions proposée par la communauté internationale ». Les évêques et religieux syriens signataires, tout en déclarant soutenir « les initiatives humanitaires et de paix que la communauté internationale met actuellement en œuvre, en particulier au travers des difficiles négociations de Genève »réclament donc « la levée immédiate des sanctions qui touchent la vie quotidienne des Syriens ».

 

 

Parmi les principaux signataires de cette pétition figurent Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d’Alep, Mgr Jean Clément Jeanbart, Archevêque gréco-catholique d’Alep mais aussi le Père Pierbattista Pizzaballa, Custode émérite de Terre Sainte, et Mgr Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep.

 

Source Radio Vatican

Parole d’évêque – Les Chrétiens de Syrie se sentent oubliés
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Mgr Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep, est venu quelques jours à Rome en ce milieu du mois de mai, afin de demander au Saint-Père de prier pour son peuple.

Il souligne le désenchantement des Alépins face à l’inefficacité des politiciens internationaux. Les Chrétiens de Syrie se sentent oubliés. Alors que les Syriens fuient tous les jours une «pluie de bombes», Mgr Marayati lance un appel à l’aide, mais aussi un message d’espoir. Par ailleurs, l’archevêque arménien catholique d’Alep partage sa joie d’accueillir le Pape François en Arménie fin juin.

 

“Nous croyons en la prière. La paix est toujours possible. Les esprits malins ne sortent que par la prière et le jeûne.”

“Les gens sont fatigués. Beaucoup pensent à quitter le pays. Aidez-nous à trouver une solution. Les enfants n’ont pas eu d’enfance.”

 

Source Radio Vatican

Info – Syrie – L’appel à la paix des évêques
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Un nouveau cri pour la paix. Les évêques catholiques d’Alep ont adressé un message à leurs fidèles via l’Œuvre d’Orient. «Nous lançons un cri aux consciences de ceux qui planifient et effectuent cette guerre», «Cela suffit ! Pour l’amour de Dieu et par miséricorde pour les hommes», écrivent les évêques qui évoquent le «cri du sang des enfants et des martyrs qui monte vers Dieu» et «les larmes des mères en deuil».

«Nous sommes fils de la Résurrection, fils de l’Espérance et nous croyons fermement que ces souffrances ne seront pas perdues. À l’exemple des Saints et des Martyrs, nous les unissons à la Passion du Christ afin qu’elles deviennent souffrances sanctifiées et sanctifiantes pour la paix en Syrie et le salut de notre ville». Les évêques d’Alep invitent à ne pas se laisser «vaincre par la tristesse et le désespoir» car «telle est la signification la plus importante de notre présence maintenue à Alep».

 

Source Radio Vatican

Entretien – Mgr Jeanbart – La France nous a déçu
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Dans un entretien accordé à Aleteia, Mgr Jeanbart explique pourquoi la France n’aurait pas dû soutenir les rebelles.

La politique de la France envers la Syrie vous a-t-elle déçu ces dernières années ?

Oui parce que nous aimons la France et que c’est un pays que nous considérions comme ami. Nous avons passé beaucoup d’années à étudier la langue, la culture, la littérature et l’Histoire de votre pays. Nous sommes d’une certaine manière des enfants de France. Vous comprenez alors que cela nous déconcerte de la voir nous délaisser comme cela parce que nous ne sommes pas assez riches à ses yeux, elle à qui nous avons donné notre cœur et pour laquelle nous avons tout tenté pour la faire aimer de nos concitoyens.

 

Qu’aurait dû faire le gouvernement français selon vous ?

Ne pas soutenir la rébellion armée. S’il n’y avait pas eu d’opposition armée, nous aurions fait partie de l’opposition ! Il fallait faire un effort pour améliorer ce qui existait et non pas soutenir ceux qui détruisent tout.

Lire l’intégralité de l’entretien

Parole d’évêque – Alep a besoin du maintien des chrétiens
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Malgré le discours des grandes puissances parlant de trêve qui tient toujours, l’intensification des combats dans et autour d’Alep, la deuxième ville du pays, donne aux habitants la sensation de rester bloqués dans un cauchemar.

 

Mgr Georges Abou Khazen, le vicaire apostolique d’Alep pour les fidèles de rite latin, répond à Radio Vatican

Si nous avons la paix, Alep redeviendra un carrefour. Beaucoup de non chrétiens là-bas nous demandent de rester sur place.

J’ai un grand espoir, car aujourd’hui nous commençons à dialoguer. Tout le monde veut la réconciliation.

 

Récit – Une semaine à Damas
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Le Père Dominique Rézeau, curé de l’Île d’Yeu, nous raconte son séjour d’une semaine en Syrie, à Damas. Il connait bien ce pays, touché par la guerre. Ce récit nous ouvre le regard sur un peuple, une terre en détresse, sur la souffrance de nos frères Chrétiens, sur l’humanité blessée et fragilisée par la violence des conflits.

 

 

Atterrir à Beyrouth, puis prendre la route de la montagne, après s’être assuré que la voie est dégagée… Un détour par Saida, l’antique Sidon, me permet de revoir au passage le château de Saint-Louis (1253). Le Sud-Liban est à dominante musulmane depuis la guerre du Liban ; plusieurs villages chrétiens ont été détruits alors et leurs habitants se sont réfugiés dans  les environs de Beyrouth, devenue une métropole surpeuplée et chaotique. Je peine à reconnaître la ville où j’ai atterri pour la première fois, il y a près de cinquante ans, pour deux ans de coopération à l’université jésuite Saint-Joseph. Dans une atmosphère parfois surréaliste, le « phare du Levant » demeure cependant un poumon économique et culturel pour ce Proche-Orient qui n’a pas connu de paix stable depuis un demi-siècle.

 

Lire la suite sur le site du Diocèse de Luçon

Info – Syrie : précisions sur le sort des chrétiens d’Al-Qaryatayn
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Les djihadistes de l’Etat islamique ont exécuté en septembre dernier au moins un chrétien, accusé de blasphème dans la ville d’al-Qaryatayn, au centre de la Syrie. Mais l’agence vaticane Fides affirme qu’aucun massacre antichrétien ne s’est produit dans cette localité syrienne.

 

Al-Qaryatayn abritait, avant sa prise par les islamistes, une population d’environ 1000 chrétiens, sur un total de 30 000 habitants. Grâce à l’aide d’amis musulmans, ils ont quitté la ville par petits groupes pour rejoindre des zones contrôlées par l’armée syrienne. Après les premières fuites de chrétiens, les djihadistes ont arrêté dix jeunes baptisés et les ont torturés, les menaçant de mort s’ils ne se convertissaient pas à l’islam. Dans d’autres endroits de Syrie et d’Irak, l’EI a massacré et torturé des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants.

 

Source Radio Vatican

Info – Actions et efforts communs des Catholiques et Orthodoxes en Syrie
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Une délégation conjointe de l’archidiocèse catholique et du patriarcat orthodoxe de Moscou s’est rendue au Liban et en Syrie pour lancer une série d’initiatives et coordonner l’aide humanitaire des Églises en faveur des chrétiens.

Les participants à cette rencontre ont donc décidé de dresser une liste détaillée des sanctuaires chrétiens, églises et monastères détruits ou endommagés depuis le début de la guerre en Syrie, lors des opérations militaires ou des actions terroristes.

 

Selon le Département des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, Moscou et Rome vont collaborer pour la reconstruction des lieux de culte chrétiens.

 

Source Radio Vatican

Info – Réunion des chefs religieux chrétiens du Liban sur les questions politiques
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Les patriarches catholiques et orthodoxes orientaux se sont retrouvés ce lundi 4 avril, au Liban, à Bkerké, au siège du patriarcat maronite. Les chefs des Églises protestantes étaient également présents.

 

L’attachement aux valeurs patriotiques, le soutien à l’armée, la lutte contre le fanatisme religieux, les relations avec les pays arabes, et la crise des réfugiés au Liban : autant de thématiques cruciales que les chefs religieux ont évoquées, sous la présidence du cardinal Béchara Raï, patriarche d’Antioche des Maronites.

 

Ecouter l’entretien de Mgr Samir Mazloum, vicaire patriarcal maronite, sur Radio Vatican.

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