Célébration d’une messe traditionnelle à Notre-Dame de Paris pour le dixième anniversaire du Motu proprio Summorum Pontificum

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Comme cela avait été annoncé par Riposte catholique, une messe solennelle d’action de grâce pour le dixième anniversaire du Motu proprio Summorum Pontificum a été célébrée à Notre-Dame de Paris. Il y avait du monde et des catholiques d’horizon différent, certains venant de la Fraternité Saint-Pie X ou des milieux diocésains. La messe était célébrée par le chanoine Marc Guelfucci, curé de la paroisse Saint-Eugène. On pouvait également reconnaître l’abbé Sébastien Damaggio (FSSP) et l’abbé Claude Barthe, qui faisaient office de diacre et de sous-diacre. Parmi les prêtres présents, on pouvait voir des prêtres, exerçant auprès des fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain.

Mgr Patrick Chauvet, recteur de Notre-Dame de Paris et vicaire épiscopal pour l’usage de la forme extraordinaire du rite romain, a prononcé une homélie dans laquelle il a placé la célébration de la messe traditionnelle dans une perspective ecclésiale et spirituelle. Le Motu proprio Summorum Pontificum s’inscrit dans une “nouvelle interprétation du concile que voulait Benoît XVI qui ne soit pas une interprétation de rupture mais de continuité”. Il a parlé de la liturgie pour les prêtres et les fidèles: “la liturgie est un mystère, ou, si vous voulez, elle est une entrée dans le mystère de Dieu”. Mgr Chauvet a souligné le rôle de la beauté et du silence dans la liturgie. Bref, “une belle liturgie nous fait découvrir ce qu’est l’Éternité”.

À la suite de cette célébration, ils étaient nombreux à se retrouver sur un parvis ensoleillé. Cette célébration du 7 juillet 2017 s’inscrit dans ce désenclavement constant du rite traditionnel. Certes, il faut noter que depuis environ 30 ans, la cathédrale Notre-Dame de Paris accueille occasionnellement des célébrations du missel traditionnel. Ainsi, le 2 juillet 1988, le cardinal Lustiger avait célébré la messe tridentine. On peut y voir un lointain écho à cette première célébration qui avait ouvert la porte à d’autres célébrations sous les voûtes de Notre-Dame de Paris.

 

5 comments

  1. Denis F

    Et pourquoi uniquement des exceptions, à Notre Dame de Paris, svp?
    Une seuil messe tridentine hebdomadaire pourrait-elle pervertir davantage la politique déjà si viciée et même corrompue?
    Si tel est le cas, raison de plus d’insister alors, pour une vraie spiritualité, sans fioritures abusives et MANIPULATIONS diverses!!!
    Et pourquoi pas, même, une Sainte Messe dans chaque paroisse de Paris, une fois par semaine???
    Pour servir DIEU, et pas pour la république… et la connivence.

    Quel risque?

    Nouveau vol des maigres biens restants?
    Expulsion?
    Anticléricalisme plus ouvertement actif?

    ENFER étendu…

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