La bourde théologique d’Alain Juppé sur le pardon de l’avortement

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Ce matin, Alain Juppé a encore proféré une énormité théologique en déclarant sur RTL que le pape François avait invité à pardonner “ce qui était encore peu il y a peu impardonnable”, c’est-à-dire l’avortement. À cet égard, Alain Juppé ignore qu’avant la lettre apostolique du pape Misericordia et misera, l’avortement était toujours pardonnable.

La seule difficulté résidait dans le fait que l’avortement ne pouvait être absous que par les évêques et certains prêtres autorisés par l’évêque dans la mesure où il constitue un péché grave. Par ailleurs, pape François considère toujours l’avortement comme un acte grave : “je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente”. Comme Riposte catholique l’a souligné, “dans sa lettre apostolique Misericordia et misera, le pape François vient d’autoriser tous les prêtres à absoudre ce péché”.

En effet, comme le dit Misericordia et misera:

Pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement.

Bref, en empruntant l’une de ses expressions, ce candidat “pose problème”

6 comments

  1. Françoise

    Alain Juppé connaît mieux l’islam que le christianisme. Une bourde de plus !
    Mais en y réfléchissant … connaît-il vraiment l’islam, lui qui fait ami-ami avec certains représentants de cette idéologie diabolique ?
    Que personne ne vote pour lui au second tour des primaires !

  2. Xavier

    On peut lire aussi dans Wikipedia, qu’en 2015, il s’était défini comme ”catholique agnostique”.
    Quelle confiance peut-on lui accorder au sujet de la réalité de sa foi ? On ne voit en lui qu’une âme desséchée et égarée, n’ayant plus eu de contact avec la religion depuis très longtemps, peut-être même depuis sa communion solennelle (1957-1959). Ayant découvert aujourd’hui que le vote des catholiques compte, il essaye d’attirer leurs voix.

  3. de Richemont

    Chers commentateurs, réjouissez-vous, j’ai lu, je ne sais plus où, que sa mère disait de son fils (alain juppé) que quand il était petit, il voulait être pape (ben, tant mieux qu’il ait grandi, si c’est la taille qui lui a fait passer l’envie de le devenir). Si l’histoire est vraie, ne nous plaignons pas, on a sans doute évité le pire; on aurait pu faillir avoir un souverain pontife agnostique. Ouf! Qu’est ce que je suis ravi qu’il fasse (certes comme une courge qui se prendrait pour une jolie plante rare et innaccessible) de la politique.
    Mais il est vrai qu’il pose problème (pour parler moderne), et je vois en juppé une vertu, il alimente mon humilité qui a des progrès à faire : j’avoue (humblement) que j’ai du mal à saisir le “concept” du catho agnostique. Pour ma part c’est une énorme çonnerie (la cédille est une coquetterie), mais comme il a fait l’ena, et qu’il est normal (comme l’autre zigoto) supérieur, je m’incline (sauf que j’ai un vieux rhumatisme qui m’empêche de me courber face contre terre). Je suis un paysan en train de crever, mais je suis content d’être un normal inférieur

  4. Hervé Soulié

    Alain (Ali ?) Juppé n’est pas et n’a jamais été catholique.
    C’est une posture cosmétique pour attirer une catégorie d’électeurs.
    elle ne fait pas oublier sa proximité avec l’islam, l’UOIF, les Frères musulmans, Tarek Oubrou etc.
    Des amis bordelais m’assurent qu’on ne le voit jamais assister à la Messe dans une paroisse de Bordeaux et j’ai de forts doutes sur le point de savoir s’il s’acquitte du Denier de l’Eglise (ou alors indirectement par des concours divers reposant en dernière analyse sur fonds publics de la Ville de Bordeaux ?).
    Il faut arrêter cette comédie.

  5. Ali Juppé a des convictions solidement ancrées, il est droit dans ses bottes !
    Pour lui, la pratique autorisée de l’avortement est une bonne chose (Merveilleuse Madame Simone).
    Pour lui, l’avortement (l’IVG) est regrettable, c’est un drame; mais ce n’est pas une faute.
    La loi l’autorisant est bonne ; son usage ne peut être mauvais. Il est donc heureux que celles qui le subissent en soient excusées, c’est le moins que l’on puisse faire pour des victimes malheureuses d’une grossesse non désirée (par elles, exclusivement).
    Pour Juppé, le Pape autorise le pardon de la pratique de l’avortement. Enfin le bon droit est reconnu. Voilà la perception de Juppé de la décision du Pape. Elle est erronée ; mais le Pape a-t-il mesuré le risque d’une mauvaise perception ? Devait-il prendre ce risque ?
    Le Pape a-t-il bien rappelé que pour qu’une faute soit pardonnée il faut, et c’est indispensable, que la faute soit regrettée au sens plein du terme, il faut qu’il y ait contrition, perception et regret du péché commis (jusqu’à l’aveu sincère en confession) ? Non.
    C’est la même chose pour toutes les dérives autorisées par les lois sociétales imposées par les impies qui gouvernent. Les péchés n’en sont plus et deviennent des choix délibérés, revendiqués, assumés sans plus aucune dimension spirituelle. Et le Pape acquiesce ; Qui suis-je pour juger ? l’homosexualité vécue et ostentatoire, l’adultère permanent des divorcés-remariés, l’euthanasie, l’irrespect scientifique des fondements de la vie (bio-éthique), l’irrespect politique de la loi naturelle.
    Oui, bien sûr, tout est pardonnable ; mais à condition qu’il y ait contrition, amendement et réparation, quand c’est encore possible.
    L’avortement et l’euthanasie sont irréparables (on ne peut faire revenir à la vie) ; Ce qui compte alors surtout, c’est de les prévenir, dissuader de commettre ces crimes. Faire percevoir cette criminalité. Mais cela, la loi en vient à l’interdire, et en cela elle est logique : ce qui est bien ne peut pas être dit mal et à éviter au possible.
    Pour l’homosexualité et l’adultère ; il y a un critère objectif de contrition effective, c’est l’abandon du vécu significatif du péché. Cela n’est plus nettement affirmé par le Pape. Tout est laissé à la seule appréciation du prêtre. La pastorale prime sur la doctrine (et peut-être l’évidence), en vertu de la sacro sainte Miséricorde divine.
    C’est cela que Juppé (et tout le monde avec lui) a bien perçu, l’évolution de l’attitude de l’Église envers le pécheur et surtout le péché, qui devient relativisé. Le péché devient conditionnel, le pardon ne l’est plus.
    Il n’y a plus que quelques péchés qui sont décrétés (quasi) impardonnables : Le non accueil des migrants, le refus de la Messe protestantisée, le refus des fruits du Concile : œcuménisme forcené, liberté religieuse absolue (relativisme des religions), et surtout, l’attachement obsessionnel à l’unique tradition pré-conciliaire.
    Et puis il y a le fameux péché contre l’Esprit Saint dont on reconnait qu’il ne peut être pardonné.
    Ne serait-il pas justement de n’avoir pas besoin de contrition pour être pardonné ?

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