Le relativisme moral dénoncé par l'Eglise est à la source de la christianophobie

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Dans son homélie de Pâques, Mgr Centène, évêque de
Vannes
a dénoncé le retour de la vieille tentation de l’homme, qui veut devenir comme Dieu :

“Frères et Sœurs, dans la phase de l’histoire de l’humanité à laquelle nous sommes rendus et dans laquelle nous vivons, il me semble que chacun d’entre nous devrait faire sienne, en conscience,
la problématique soulevée par le philosophe-paysan Gustave Thibon, dans l’avant-propos de sa pièce : «Vous serez comme des dieux». […]

 

Frères et Sœurs, si la rédemption opérée par le Christ dans son mystère pascal nous libère du péché originel, c’est-à-dire de la tentation suggérée par le serpent de la Genèse : « Vous serez
comme des dieux
», c’est précisément parce qu’elle permet aux apôtres, et après eux, à tous ceux qui vivent dans la foi une communion existentielle d’amour avec le Christ, d’accomplir ce
saut qualitatif, et de rechercher désormais, comme saint Paul nous y exhortait dans la deuxième lecture, « les réalités d’en haut et non pas celles de la terre » !

 

Or, jamais comme aujourd’hui, l’humanité n’avait été tentée de limiter son horizon aux réalités de la terre. Jamais comme aujourd’hui, les hommes n’avaient été tentés d’être
«comme des dieux». Jamais comme aujourd’hui ils n’avaient été proches d’y parvenir, par la mainmise sur l’arbre de la connaissance du bien et du mal et sur l’arbre de la vie.
Cela pourrait bien expliquer le mystère de cette hostilité implacable que l’on sent monter autour de nous contre l’Eglise du Christ.
Seul le Christ nous dit que l’arbre de la
connaissance du bien et du mal n’est pas réductible au relativisme moral. Seul le Christ nous dit que l’arbre de la vie ne se limite pas au paradis terrestre mais qu’il plonge ses racines
dans le tombeau vide. Et cela pourrait bien expliquer la christianophobie ambiante !
L’imputation à l’Eglise toute entière des graves fautes d’une infime minorité de ses ministres
apparaît, dès lors, comme un prétexte. La dénonciation médiatique de chaque manquement, la généralisation de chaque culpabilité que la mondialisation de l’information rend plus oppressante,
reflètent une volonté de décrédibiliser l’Eglise toute entière. A travers cette mise en accusation de l’Eglise, dont nous mesurons combien elle dépasse le légitime désir de rendre justice aux
victimes, nous voyons se prolonger, comme en filigrane, le procès et la Passion du Christ.”