Les évêques enquêtent sur la forme extraordinaire

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Voici ce que nous apprend la lettre 221 de Paix Liturgique :

Il y a quelques mois, la Conférence a chargé Mgr Planet de faire une enquête auprès de ses confères pour la préparation de l’assemblée de Lourdes du 22 au 26 mars
2010,
et en vue des prochaines visites ad limina des évêques de France à Rome, concernant les messes célébrées selon la forme extraordinaire. […] Le
questionnaire adressé aux évêques était ainsi détaillé :
 
1 – Messes célébrées selon l’indult de 1984
Nombre de lieux concernés :
Pour quel nombre de messes dominicales :
Pour quel nombre de messes en semaine :
Nombre de fidèles concernés :
Nombre de messes confiées à des prêtres diocésains :
Nombre de messes confiées à des prêtres de communautés Ecclesia Dei :
Quelles communautés : …         
 
2 – Messes instaurées depuis le Motu Proprio SUMMORUM PONTIFICUM
Nombre de lieux concernés :
Pour quel nombre de messes dominicales :
Pour quel nombre de messes en semaines :
Nombre de fidèles concernés :
Nombre de messes confiés à des prêtres diocésains :
Nombre de messes confiées à des prêtres de communautés Ecclesia Dei ;
Quelles communautés : …

Nombre de baptêmes célébrés selon la forme extraordinaire :
Nombre de baptisés :
Nombre de confirmations :
Nombre de confirmés :    “

Voici le commentaire de Paix Liturgique :

“La distinction que fait le questionnaire entre les messes célébrées selon l’ancien régime juridique (1984 repris par 1988) et les messes célébrées selon le nouveau régime juridique nous paraît
partiellement inadéquate, dans la mesure où, pour répondre à des demandes conformes au Motu Proprio de 2007, un certain nombre d’évêques ont organisé des célébrations – assez souvent
confiées à des communautés Ecclesia Dei – sur le type de l’indult de 84-88.
[…]
 
A la veille du Motu Proprio du 7 juillet 2007, la liturgie traditionnelle était célébrée en France dans 132 églises ou chapelles avec l’accord de l’ordinaire du lieu dans le
cadre du Motu Proprio Ecclesia Dei de Jean-Paul II […]

Aujourd’hui, on dénombre :
81 nouvelles chapelles ou églises de plus dans lesquelles est célébrée, tant en vertu du régime juridique ancien que des dispositions canoniques nouvelles, la messe
traditionnelle. En d’autres termes, le nombre de lieux « autorisés » est passé de 132 à 213, soit une progression de 61%. L’augmentation du nombre des fidèles est certaine, mais
difficile à évaluer. Un point certain : lorsque la messe est célébrée dans une paroisse, elle attire un public du lieu qui jusque-là ne se déplaçait pas pour assister à une messe traditionnelle,
surtout si l’horaire concédé est « normal » ; mais ce public local ne se déplace pas, c’est-à-dire que si la célébration est reportée dans une autre paroisse de la ville, il attire un public pris
dans cette nouvelle paroisse, sans que ceux qui assistaient à la messe précédente ne se rendent en ce nouveau lieu.
[…] Mais la « demande » de forme extraordinaire (un tiers des catholiques pratiquants) est très imparfaitement remplie :

1°/ Il eût été judicieux de s’adresser aussi, d’une manière ou d’une autre, aux curés de paroisse. Qu’il nous soit permis de rappeler que le dispositif du Motu Proprio Summorum
Pontificum
repose sur le curé de paroisse
[…].
 
2°/ L’enquête n’évoque pas non plus la question des demandes, pour la plupart insatisfaites : 
 
[…] environ 1/3 des catholiques pratiquants (parfois plus) assisteraient tous les dimanches à la célébration de la forme extraordinaire du rite romain si elle était célébrée dans leur
paroisse
. Chiffre qui indique une tendance très lourde et qui est d’autant plus considérable que « l’offre » quasi universelle dans les paroisses reste celle de la messe selon la forme
ordinaire. […] 350 groupes de familles catholiques ont présenté une demande formelle (généralement matérialisée par une ou plusieurs lettres). Plus de 600
groupes ont entrepris des démarches identiques mais de manière informelle
(demandes orales pour la plupart).”