Pédophilie : Mgr Aillet dénonce la licence sexuelle

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Dans un communiqué, l’évêque de Bayonne écrit :

Plusieurs affaires scandaleuses concernant des abus sexuels dont des prêtres ou des religieux se sont rendus coupables, dans plusieurs pays, au cours des années ou des décennies
passées, à l’encontre de jeunes enfants ou d’adolescents, sèment le trouble dans le cœur des fidèles et salissent l’image de l’Eglise. Ces crimes sont d’autant plus intolérables, qu’ils
émanent de prêtres qui trahissent l’Evangile et l’enseignement de l’Eglise.

Conscient de la responsabilité éducative et morale de l’Eglise et des souffrances endurées par les victimes et leurs familles, c’est avec la plus grande fermeté que le
Saint-Père exige que toute la lumière soit faite sur ces affaires et que tout soit mis en œuvre pour éviter que de tels abus ne puissent se reproduire
. Il est clair, en particulier, que
les prêtres coupables de tels agissements doivent répondre de leurs actes devant les tribunaux.

Pour autant, les fautes de quelques-uns, quelle que soit leur gravité, ne sauraient jeter le discrédit sur l’ensemble du clergé. La presse et les media qui concentrent
leurs accusations sur l’Eglise, semblent ignorer que ce fléau n’épargne, en fait, aucun milieu social ni aucune institution
. Toutes les statistiques démontrent en effet que la grande
majorité des affaires de pédophilie mettent en cause, non des prêtres ou des religieux, mais des personnes de toutes origines. Dans ces conditions, les actes de pédophilie, qui émanent en général
d’hommes mariés et de pères de famille, n’ont bien entendu rien à voir avec la question du célibat des prêtres.

La multiplication des affaires de viols, d’inceste et de pédophilie requiert, de la part de tous, un véritable examen de conscience : considérées comme des acquis intouchables, la
licence sexuelle et la pornographie ne sont-elles pas à l’origine d’un grand nombre de déviances comportementales ?
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont
ils chérissent les causes 
» disait Bossuet…

L’Eglise n’a rien à craindre de la vérité, qui est une exigence fondamentale. Elle porte les victimes de tous ces crimes dans son cœur et prie pour la conversion de tous les pécheurs.”