Pour Nancy Pelosi, la leçon des évêques catholiques se poursuit…

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La liste des évêques dénonçant les stupides prétentions “théologiques” de Nancy Pelosi (ici et
ici)
sur les questions du commencement de la vie et du “droit” à l’avortement, ne cesse de gonfler.
Mardi 26 août, Mgr
John Nienstedt, archevêque de St. Paul and Minneapolis (Minnesota), ville où s’ouvre la Convention nationale du Parti Républicain, rappelait à l’intention de la
Présidente démocrate et “catholique” de la Chambre des députés que « Depuis des siècles l’Église a enseigné que la vie commençait à la conception et qu’il n’y avait aucune latitude pour
déformer cet enseignement. En outre, les techniques médicales modernes ont permis de confirmer ce que l’Église sait depuis toujours. Assurément, il se pourrait que des politiciens catholiques
adoptent une interprétation différente de cette doctrine de l’Église lors de la prochaine campagne présidentielle, mais les remarques de la Présidente Pelosi soulignent, une fois de plus, la
nécessité pour les catholiques, et tout particulièrement pour les politiciens catholiques, de se former une conscience conforme aux vérités morales enseignées par l’Église catholique ».

Le lendemain matin, c’est à Mgr
Sam
Aquila
, évêque de Fargo (Dakota du Nord), de faire entendre sa leçon. Il ne revient pas sur « l’excellente »
déclaration de NN.SS.
Charles Chaput et James D.
Conley
, mais précise pour sa part aux fidèles de son diocèse : « Les hommes de bonne volonté qui ont étudié l’enseignement
contemporain de l’Église, tel qu’il est offert dans le
Catéchisme de l’Église catholique, l’encyclique de Jean-Paul II, L’Évangile de la Vie, et qui ont lu les Pères de
l’Église, constateront sans difficulté les erreurs de ses remarques quant à l’enseignement de l’Église sur le commencement de la vie. Le droit à la vie, dès la conception, est le problème
primordial de justice sociale et de droits de l’homme de notre temps. En tant que votre évêque, j’ai le devoir de vous exposer l’enseignement authentique de l’Église, afin de corriger la
désinformation que [Nancy Pelosi] vous a donnée, et pour finir vous mettre en garde : ceux qui s’opposent à l’enseignement authentique ne sont pas en règle avec l’Église »
.
Ce même jour, dans l’après-midi, ce sont NN.SS. Jose Gomez et Oscar Cantu, respectivement archevêque et évêque auxiliaire de San Antonio (Texas), qui dénoncent les propos de Pelosi : « Nous
agréons de tout cœur la déclaration publiée » par la Conférence épiscopale des États-Unis.
On n’avait jamais constaté un tel “rappel à l’ordre” d’évêques catholiques [1] envers une personnalité “catholique” de tout premier plan aux États-Unis. L’“effet Burke” vous dis-je !

[1] Pour connaître le sentiment de Mgr George H. Niederauer, archevêque de San Francisco et diocésain de Nancy Pelosi, il faudra encore attendre jusqu’au 5 septembre. La maison est
en feu, mais l’archevêque étudie sans doute un traité sur la propagation des incendies avant d’appeler les pompiers…