Veillée pour la vie à 20h à Notre-Dame de Paris

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Aujourd’hui, les évêques des huit diocèses d’Ile-de-France invitent les catholiques à prier pour la vie lors d’une veillée présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque
de Paris. Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, explique :

 

le respect de la vie humaine est une grâce à recevoir. Mieux nous découvrons la vie comme un don, un don de Dieu qui nous est donné par le don de nos parents, mieux nous
comprenons que nous devons nous ajuster à la grandeur de ce don. Cet ajustement demande une conversion. C’est dans ce mouvement de conversion que nous pouvons interpeller notre société. […]
L’an passé, le cardinal Vingt-Trois avait précisé les choses dans son homélie au cours de la première édition de cette veillée :

« La vie donnée par Dieu dans l’existence humaine est un mystère qui nous ouvre au mystère plénier qu’est la vie même de Dieu. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter qu’une vie soit
perçue comme une menace et un danger. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que l’intelligence et l’ingéniosité humaines soient mises au service de la lutte contre la vie
(…) Mais
c’est aussi pourquoi nous souhaitons et nous espérons que la venue d’un enfant en notre temps soit vécue comme une bénédiction, que la mission des parents puisse être une source
de joie et d’épanouissement, que les plus généreux d’entre nous sachent se mobiliser pour entourer et accompagner jusqu’au bout tous ceux que la vie blesse, que la maladie affecte et que
l’espérance déserte ».

Il n’est pas sûr que tout le monde soit pour la vie : il existe des courants de pensée qui encouragent à prendre la vie humaine comme un fardeau, et certaines forces obscures en chacun de
nous conspirent en ce sens
. […]

 

Avant d’être un problème politique, le respect de la vie humaine est une attitude qui nous place devant Dieu, notre Créateur. Notre époque a entre les mains des possibilités techniques
formidables. Comment les employer pour le service de la vie sans nous laisser fasciner par les facilités qu’elles ouvrent ? Comment cette maîtrise technique nous conduit-elle à servir l’œuvre de
Dieu au lieu de nous enfermer dans la domination de ce qui ne peut pas se défendre ? L’enjeu est d’ouvrir nos esprits à un partage toujours plus généreux de la joie de vivre, dans la
reconnaissance pour ce que Dieu nous donne de vivre et de faire. C’est cela qui est toujours nouveau.”