Deux nouveaux docteurs de l’Eglise

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Le Pape a proclamé hier saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen docteurs de l’Eglise. Ce qui fait que l’Eglise compte, à ce jour, 39 docteurs, dont 4 femmes.

Saint Jean d’Avila (qu’il ne faut pas confondre avec saint Jean de la Croix, son presque contemporain) est né le 6 janvier 1499 près de Tolède. Il fut ordonné prêtre en 1525. Grand orateur, il fut aussi un actif réformateur: il aida notamment son ami saint Ignace de Loyola à développer l’ordre naissant des jésuites, et sainte Thérèse d’Avila à réformer le Carmel. Il mourut en 1569.

Sainte Hildegarde de Bingen est née en Hesse (Allemagne), le 16 septembre 1098. Religieuse bénédictine, elle fut gratifiée de visions qu’elle retranscrivit dans de superbes poèmes et cantiques. Elle mourut en 1179.

Voici ce que Benoît XVI a dit de ces deux grandes figures de sainteté et de doctrine, lors de son homélie:

Maintenant, arrêtons-nous un instant pour admirer les deux saints qui ont été associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Eglise. Saint Jean d’Avila a vécu au XVI siècle. Grand connaisseur de l’Ecriture, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Eglise. Importante figure féminine du XIIe siècle, sainte Hildegarde de Bingen a grandement aidé à la croissance de l’Eglise de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Eglise.

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