Légionnaires du Christ : les nouveaux jésuites, mais… (3)

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Marcial Maciel Degollado est né le 10 mars 1920, à Cotija de la Paz, au Mexique. Ce conquistador
de Dieu fait partie du monde catholique mexicain proche des Cristeros, qui cultive le souvenir de leur glorieux martyre. L’évêque de Cuernavaca accepte son projet de fondation en 1941, avant même
qu’il ne soit prêtre, en 1946. Il veut créer et diriger une élite destinée à une gigantesque reconquête catholique et sociale.
 

Ce n’est cependant qu’en 1965 que la Légion du Christ devient congrégation de droit pontifical. Sa croissance
foudroyante avait fini par emporter les inquiétudes : elle est présente dans une vingtaine de pays, dont la France (un patronage à Paris, un petit séminaire en Seine-et-Marne, deux écoles
dans le 92), mais surtout en Amérique du Sud, Mexique, aux Etats-Unis.
Elle compte plus de 800 prêtres et plus de 2500 séminaristes.
Une branche associée, le Regnum Christi, de laïcs, diacres et prêtres, avec 65 000 membres répartis dans tous les continents, avec 22 centres universitaires, 158 écoles, coordonne 340
000 volontaires engagés dans des programmes d’action sociale, familiale, d’évangélisation. Il est, entre autres, à l’origine de l’organe de presse Internet universellement connu,
Zenit.org, qui diffuse les informations sur les activités du pape et du Saint-Siège.


On a souvent dit que la Légion du Christ prenait le relais d’une Compagnie de Jésus gangrénée
par le progressisme. Mais le colosse avait des pieds, disons d’argile. Jean-Paul II qui l’a protégé avec enthousiasme, était déjà fort malade lorsque les rumeurs de scandale n’ont plus pu être
étouffées, à la fin des années 90. En réalité, les premières accusations graves contre Marcial Maciel étaient apparues… dès 1956, au point qu’il avait dû s’écarter quelques temps de la
Légion.

 


(à suivre)