Le cardinal Koch, Benoît XVI et la confusion des deux judaïsmes

Download PDF

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (et, en charge, à la tête de ce dicastère, des relations avec le judaïsme) a visité dimanche dernier la Custodie de Terre sainte. A cette occasion, il a notamment déclaré: « Le judaïsme n’est pas une religion parallèle au christianisme, […]

Lire la suite!

7 comments

  1. Isabelle MALBOS

    cela nous renvoie aux questions de st Pierre et de st Paul !
    Majuscules ou minuscules : normalement les noms ont des majuscules, les adjectifs des minuscules mais on peut écrire vite et faire des fautes de frappe !
    SHALOM !

  2. Bravo pour votre commentaire qui me semble lumineusement juste. Je serais curieux de lire l’argument qu’on pourrait vous opposer.
    Ceci n’enlève rien au respect que l’on doit aux personnes adhérant de bonne foi à la religion juive que les pharisiens reprirent en main après le venue du Christ et la destruction du Temple par les Romains.

  3. Benoît Lobet

    Il me semble que, lorsque le pape Jean-Paul II, lors de sa visite historique à la Grande Synagogue de Rome, a dit au Grand Rabbin :”Vous êtes nos frères dans la foi, nos frères aînés”, il était loin de vos préoccupations actuelles, et qu’il souhaitait simplement, et sans plus, rappeler que le christianisme n’existe pas sans ses sources juives – et, du reste, qu’il est incompréhensible sans ses sources juives. C’était aussi, dans le contexte proprement romain et après que les Etats Pontificaux aient pendant des siècles traité les Juifs comme des citoyens de seconde zone (les obligeant, par exemple, à entendre les sermons du dimanche), une sorte de réhabilitation de la différence.
    Aujourd’hui : faut-il s’épuiser dans les généalogies? Le christianisme est impossible et impensable sans le judaïsme, mais il s’en est en effet détaché (ou plutôt, il a été exclu lui-même des synagogues comme une dissidence), cela est un fait. C’est dans cette ambiguïté que se trouve aussi son originalité : fermement attaché au Premier Testament, mais naissant dans le Nouveau. Impossible de lire Matthieu, par exemple, sans une bonne connaissance de la Torah et des Prophètes…
    Les Juifs sont donc très certainement nos “pères dans la foi”, certes au sens chronologique mais aussi au sens de “fondement” de notre foi, au sens ontologique donc. Mais ils sont aussi nos “frères” dans la foi, au sens d’une filiation différenciée, parce que les chrétiens, à la suite du Christ, ne se sentent plus soumis à la stricte observance de la Torah (interdits alimentaires, circoncision, par exemple), parce que s’inaugure là une liberté neuve en même temps qu’une universalité inédite du monothéisme (un seul Dieu non pas pour un seul peuple “élu”, voire pour une seule “race”, mais un seul Dieu pour tous les peuples et toutes les races).

  4. Aglae

    Le judaïsme d’avant l’incarnation est pré-christique. Le judaïsme d’après l’incarnation est ante-christique.

    Les Juifs d’aujourd’hui peuvent bien s’imaginer être les continuateurs légitimes d’Abraham et Moïse, nous savons qu’ils n’en est rien. Ils ne sont que l’Israël de la chair, “ennemi du genre humain” et “objet de la colère de Dieu” ; les Chrétiens sont l’Israël de Dieu ; l’Église étant le vrai peuple élu, qui passe par différentes phases, adamique, abrahamique, noachique, moïsique et enfin messianique.

    En refusant le Christ, les Juifs ont été arrachés à la vigne, coupés du cep mystique, sarments morts et desséchés qui n’attendent plus qu’à être ramassés pour être jetés au feu de l’Enfer éternel.

  5. Benoît Lobet

    Une seule citation :
    “S’il est vrai que l’Eglise est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture. Que tous aient donc soin, dans la catéchèse et la prédication, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Evangile et à l’esprit du Christ.” (Concile Oecuménique Vatican II, Déclaration Nostra Aetate, 4)

  6. Steve

    à Aglae: ça, cela s’appelle de l’airesis = “choix” de certains passages et ignorer ceux qui ne correspondent pas à votre “sagesse” humaine préconçue.
    Cf. Rm 11,30 Les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *