Précisions d’un lecteur sur la remise de l’anneau cardinalice

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Un lecteur me fait remarquer que j’ai utilisé l’expression “remise de l’anneau” pour parler de la création des nouveaux cardinaux. J’avoue que j’ai suivi machinalement l’usage médiatique sans y prendre garde. Mais les précisions de ce lecteur me semblent utiles et je vous les offre bien volontiers pour que vous en profitiez comme moi:

“Votre petit article sur le consistoire doit être amendé en ce que la création d’un cardinal requiert la profession de foi, le serment de fidélité qui est manifeste lors du baise main et de l’agenouillement avec remise de la barrette et l’attribution du titre ou de la diaconie attribuée.
La remise d’un anneau dit « cardinalice » est une invention récente imposée par Mgr Marini, entendons bien l’ex Marini. Il est à croire (et à espérer) que cela tombera rapidement en désuétude car il s’agit d’un non sens. En effet, étant en majorité évêques, les nouveaux cardiaux ont un « anneau de Pierre » ex consécration épiscopale. Leur en remettre un second lors de leur accession à la dignité « porporale » est un non sens.”

3 comments

  1. Ferrand Jean

    Il me semble que ce qui fait juridiquement un cardinal c’est uniquement la proclamation de son nom, en tant que tel, lors du consistoire public par le souverain pontife.

    La remise de la barrette, puis de l’anneau le lendemain je crois, est uniquement symbolique.

    Si le pape venait à décéder juste après la lecture du document, les cardinaux nommés pourraient entrer en conclave.

    De même manière, autrefois, la remise du chapeau, insigne de leur fonction et qui subsiste dans leurs armoieries, était uniquement symbolique.

    Aux canonistes experts de dire si je me trompe.

  2. Jos van Namen

    Vous avez raison, Jean. Le cardinal est “fait cardinal” dès que son nom est annoncé. Le reste n’est que “rites complémentaires” qui signifient la fonction. A propos de l’anneau, rappelons que Paul VI, à la fin du concile Vatican II, avait remis en cadeau à tous les Pères conciliaires le fameux “anneau plat” que beaucoup ont vu alors au doigt de nos éveêques. Ils l’avaient troqué pour leur propre anneau pastoral, et j’avais trouvé cela dommage.

    Quant à l’anneau cardinalice, c’est, en effet, une innovation gratuite et un non-sens total. Puisse cette ultime “marinade” bientôt disparaître.

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