Oublier Jésus-Christ dans nos prières, c’est jouer la comédie!

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Sur le blogue de mon confrère Maximilien Bernard, je découvre cette belle citation de Mgr Ravel, évêque aux armées, à propos des cérémonies interreligieuses:

“L’Eglise catholique encadre strictement nos pratiques liturgiques et cérémonielles. Certains en seront choqués préjugeant un centralisme réducteur. En réalité, l’Eglise se veut gardienne de l’unité et de la foi. Or notre manière de célébrer exprime notre foi et notre unité. Le mot célèbre de saint Augustin peut être ici rappelé : « si tu veux savoir ce que nous croyons, viens voir ce que nous chantons. » Et lorsque, par souci de manifestation de la solidarité entre militaires, on nous demande de prier avec d’autres qui ne sont pas chrétiens, nous nous trouvons en porte à faux sévère, pris en tenaille entre une convergence de désir (car nous aussi catholiques avons le goût de la fraternité et de la solidarité) et un souci encore plus fort de ne pas trahir notre foi : nous prions et nous célébrons au nom du Seigneur Jésus, Fils unique du Père éternel, et dans la conscience qu’il est notre unique médiateur. Celui qui n’adhère pas à cet élan peut-il prier avec nous ? Aucune célébration chrétienne ne se fait au nom de Dieu mais au nom de la sainte Trinité et c’est ainsi que nous commençons nos prières par la formule consacrée « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », en faisant le signe de la croix sur notre corps. Ce rite rapide et apparemment fugace n’a donc pas valeur d’habitude : il dit notre foi. Il marque sur nos lèvres le mouvement de notre coeur. Nous ne savons pas prier en dehors de Jésus-Christ : et s’il n’est pas sur nos lèvres, il est dans notre coeur. L’oublier extérieurement pour gommer les aspérités avec les autres cultes revient à jouer la comédie : convient-il à un homme d’en obliger un autre à manquer de sincérité ? A vivre une douloureuse dualité en disant une chose tout en en pensant une autre ?”

1 comment

  1. de la Croix Guy

    Prions pour que notre Pape Benoit XVI accepte de revenir sur son imprudente déclaration d’intention de refaire la mascarade d’Assises 3…, sous la pression médiatique des frénétiques “sancto subito “…et qu’il se limite à ses pouvoirs de Pape.

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