Épuration à l’Institut Jean-Paul II

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La mise à l’écart brutale de Mgr Livio Melina, une des personnalités importantes de la Curie wojtylo-ratzinguérienne est symptomatique du climat romain de l’après Amoris lætitia.

Livio Melina dirigeait un des lieux majeurs de feue la politique de « restauration », l’Institut Pontifical Jean-Paul II d’études sur le Mariage et la Famille. Cet organisme avait été fondé en 1981, dans le cadre de l’Université pontificale du Latran à Rome, comme une sorte d’Institut Humanæ vitæ. Son premier président avait été Carlo Caffarra, depuis archevêque de Ferrare puis de Bologne et cardinal. En 2002, lui avait succédé Angelo Scola, depuis archevêque de Venise puis de Milan et cardinal.

En face, le Conseil pour la Famille, dirigé depuis 2012 (une des désastreuses nominations de Benoît XVI) par Mgr Vincenzo Paglia, aumônier de San Egidio, plus tard postulateur de la cause de Mgr Romero. Avec le cardinal Lorenzo Baldisseri, Mgr Bruno Forte, Mgr Semeraro, et quelques autres, Vincenzo Paglia a été l’un des organisateurs du torpillage de la morale catholique auquel on vient d’assister. Du coup, Melina est devenu l’homme à éliminer.

Livio Melina, grand ami de Caffarra et jadis de Scola, de très solide ligne morale, dirigeait donc cet Institut dont les étudiants, à l’origine, se recrutaient majoritairement dans les rangs de l’Opus Dei et de Communion et Libération. Aujourd’hui encore, ils sont tous de jeunes clercs classiques, bien formés à la théologie morale.

Amoris lætitia a cependant introduit la zizanie dans le monde qui entoure l’Institut. À l’étonnement général, le philosophe Rocco Buttiglione, professeur émérite, est devenu pro Amoris lætitia, ce qui a provoqué un débat public avec son confrère Joseph Seifert, le critiquant, pour faire bref, sur le thème : jusqu’ici, en 2000 ans de christianisme, jamais la fornication et l’adultère n’avaient été qualifiés de conformes dans certains cas à la volonté de Dieu.

Mais il était impossible que Paglia, l’anti-Melina puisse recevoir la barrette cardinalice. Mis en examen en 2015 pour association de malfaiteurs, entrave à une enquête, fraude contre la ville de Narni, ville d’Ombrie dont il a été l’évêque, exercice abusif du crédit, Mgr Paglia était accusé d’avoir utilisé indûment les fonds de son diocèse, déjà largement endetté (plus de vingt millions d’€). Par ailleurs, le personnage était trop manifestement peu sérieux pour figurer parmi une promotion cardinalice, même de nos jours. Du coup, au creux de l’été, le 15 août, le pape François l’a placé sur deux fauteuils dorés, celui de président de l’Académie Pontificale pour la Vie, et celui, créé pour lui sur mesure, de grand chancelier de l’Institut Jean-Paul II, d’où il pourra servir efficacement la cause de la morale amorislætitienne. Et le même jour, Mgr Melina, 64 ans, était remplacé à la tête de l’Institut Jean-Paul-II par Mgr Pierangelo Sequeri, 72 ans, qui n’a pas de compétences particulières en théologie morale, mais qui est, en revanche, un musicologue et un musicien de grande réputation.

Le 27 octobre aura lieu le début officiel de l’année académique à l’Institut Jean-Paul II. Mgr Melina avait demandé au cardinal Sarah de présider cette ouverture. Comme on s’en doute, le cardinal a été prestement décommandé : c’est le pape en personne qui ouvrira l’année nouvelle de l’Institut reformaté.

Il règne décidément un étrange climat dans les Palais et les Auberges pontificales. Les méthodes de gouvernement, disent les “opposants”, sont celles transplantées de Buenos Aires : court-circuitage systématique des canaux hiérarchiques, disgrâces et promotions surprenantes. Anecdotique, mais symptomatique, est le fait que des fonctionnaires ecclésiastiques de Curie reçoivent au petit matin un coup de téléphone du pape leur demandant tout à trac : « Pourquoi dis-tu du mal de moi ? » Et le clerc de sentir tout son avenir se dérober sous ses pieds. « C’est une ambiance morale de Corée du Nord, s’exclame un prélat » ! Sauf tout de même que l’“opposition” s’exprime beaucoup, malgré le mouchardage. Et même de plus en plus fort. Cette grogne qui monte est d’ailleurs l’une des explications du raidissement de François et de cette promotion progressiste monocolore de nouveaux cardinaux, qui a tétanisé, dit-on, jusqu’au secrétaire d’État.

20 comments

  1. Chrysostome

    L’Eglise coule. Les rumeurs sont multiples, mais qui va clairement s’exposer en disant explicitement et du haut de son autorité et non en bruits de couloir que le pape rompt en le cachant avec 20 siècles de l’enseignement de l’Eglise fondé sur l’Ecriture? Nous attendons le prêtre, l’évêque ou le cardinal qui aura le courage de défendre le Christ et de lancer le combat qui s’impose d’où naîtra le renouveau de l’Eglise.

  2. Miroir informé

    Qu’est-ce que la “morale catholique” ? Celle que tous ces Monseigneurs, qui vivent dans les palais pontificaux,imposent au troupeau de brebis dont ils s’estiment les bergers en chef, ou celle qu’ils mettent en pratique personnellement dans l’exercice de leur pouvoir?
    Il est grand temps que cette hypocrisie cesse et que François donne un grand coup de balai et débarasse le Vatican de tous ces hypocrites.

    • Nicolas

      Qu’est ce que la “morale catholique”: Tout simplement les commandements du Christ !

      Le Christ a condamné le divorce et la polygamie! Hors il se trouve que le Pape François s’oppose (hypothétiquement) à l’enseignement du Christ.

      Vous savez livre ? Donc lisez le catéchisme de l’Eglise catholique pour savoir ce qu’est “la morale catholique”….à moins que le fondateur de votre religion est Luther ou d’autres hérétiques….

      Complètement le monde à l’envers… tous les vices sont élevés au rang de vertu et la vertu au rang de vice dans la société comme dans l’Eglise.

      • Miroir informé

        Citez moi les commandements du Christ !
        Je ne parle pas du catéchisme de l’Eglise mais des interdits venant directement des mots prêtes au Christ par les quatre évangélistes officiellement reconnus par l’ Eglise.
        Le message du Christ ne constituent ni une morale ni un catéchisme.ni une façon de vivre en société Ce n’est qu’un message d’amour !
        Le catéchisme catholique,lui, ‘est ‘un ensemble de règles visant à maintenir les ouailles sous la coupe des clercs et qui évolue selon qui se trouve à la tête de l’Eglise.Le catéchisme actuel ne correspond plus à la vision que François se fait de l’Eglise du 21ème siècle. Il va donc le faire évoluer.Mais le seul
        message du Christ demeurera inchangé:: “aimez-vous les uns les autres” et non: “jugez-vous les uns les autres !”

        • Joel

          Monsieur le miroir déformé , plutot qu’informé, les arguments que vous nous surinez sentent bon la puanteur luthérienne.
          Exusez moi, Dieu est amour certes, mais l’amour est exigeant.
          Le message du Christ n’est pas seulement que l’amour et c’est justement parce que j’aime mon prochain et que je veux son bien, que je me permet de lui dire quand il comment une erreur.

        • Nicolas

          Mais qu’elle est donc cette vision de l’Eglise que vous avez?

          C’est la lutte des classes transposée à l’Eglise ! Le Christ a institué son Eglise et a confié à ses apôtres les soins d’enseigner les commandements de Dieu.

          Le plus grand commandement est le commandement de l’amour. Mais pensez vous qu’un mari qui a quitté sa femme légitime et qui vit avec une autres pratique la charité ? Ce mari pourra peut-être aider les pauvres, faire des dons au secours catholique…mais il aura gravement manqué à la charité envers sa femme.

          Dites moi à quel “Eglise” vous appartenez pour rire…. (Eglise mise entre guillemet car le Christ n’a pas institué une autre Eglise que l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique).

          Sola Scriptura ? Cette parole fait bien partie de votre Bible? : “Il ne suffit pas de me dire: “Seigneur, Seigneur!” pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront: “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles?” Alors je leur déclarerai: “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!” Mat chap 7

          Au passage je vous précise que c’est l’Eglise catholique qui a authentifié et intégré dans le canon les livres du nouveau testament….

    • Courivaud

      mais elles peuvent prévaloir sur les gens d’Eglise qui de jure ou de facto abdiquent leurs responsabilités ou se comportent indignement (les démagogues par exemple, mais pas seulement eux, mais aussi ceux qui sont aujourd’hui la cible de médias voyeurs ou mal intentionnés.

  3. Jean-Baptiste

    La gravité est extrême. Le pape va faire dire à l’institut Jean-Paul II recadré par lui qu’ Amoris laetitia est conforme à la pensée de Jean-Paul II, alors que la réalité est exactement inverse. C’est un procédé totalitaire proprement ignoble. Le rouleau compresseur poursuit sa progression inexorable.

  4. Gauthier

    « Un pape ne peut être hérétique ex cathedra |
    Quand Léon XIII prophétisait la vacance du Saint-Siège »

    L’Antéchrist décrit par saint Pie X :

    Si grande est l’audace et si grande la rage avec lesquelles on se rue partout à l’attaque de la religion, on bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l’homme avec la Divinité ! En revanche, et c’est là, au dire du même apôtre, le caractère propre de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu.
    C’est à tel point que, impuissant à éteindre complètement en soi la notion, de Dieu, il secoue cependant le joug de sa majesté, et se dédie à lui-même le monde visible en guise de temple, où il prétend recevoir les adorations de ses semblables. Il siège dans le temple de Dieu, où il se montre comme s’il était Dieu lui-même.

    Saint Pie X – E supremi apostolatus (1903)

    http://media.medias-presse.info/wp-content/uploads/2015/09/citation-Pie-XI-2.jpg

    • Courivaud

      l’erreur de casting remonte à neuf mois auparavant : février 2013, lorsque l’on a élu un démagogue comme successeur de saint Pierre.

      Nous revoilà replongé dans “les heures les plus sombres” de l’Eglise catholique” ; au choix : le Grand Schisme,
      la Querelle du Sacerdoce et de l’Empire (je veux dire : avant l’intervention de Grégoire VII), la crise arienne

      rayez la mention inutile.

      mais tâchons très vite de faire une “révolution de palais” au Vatican.

  5. H.

    Bonjour,
    En réponse à ‘Miroir informé’, je lui propose la lecture de l’Évangile selon St Marc chapitre 10 versets 1 à 12 et pourquoi pas de tout le chapitre 10.
    Cdt,
    H.

  6. Hervé Soulié

    Avec le pape Bergoglio, il est clair que nous subissons l’épreuve de la traversée du désert.
    Prions pour que l’épreuve soit aussi brève que possible.

    • Courivaud

      On aimerait bien : brûlons un cierge, vite !
      mais faire une révolution de palais, très vite, avant que celui-ci ne brûle (au sens figuré), c’est mieux

  7. Thomas More

    Le texte d’Amoris laetitia a d’ailleurs déjà commencé le travail de falsification et d’inversion de la pensée
    Jean-Paul II qui gêne le pape actuel. Le rouleau compresseur du mensonge poursuit maintenant sa route en introduisant des comparses à la tête de l’institut Jean-Paul II? tout cela non sans avoir canonisé le dit Jean-Paul II pour faire croire qu’on inscrit son action dans le continuité de l’enseignement de l’Eglise alors qu’on est en rupture radicale.

    Voyons donc la manière dont Amoris laetitia (AL) se réfère à Familiaris consortio (FC).

    Dans AL, au n. 298, on peut lire ce qui suit à propos des divorcés remariés : « L’Église reconnait des situations où ‘l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs, -par exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation’ (FC n. 84). Il y a aussi le cas de ‘ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l’éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n’avait jamais été valide’ (FC n. 84). (…). Les Pères synodaux ont affirmé que le discernement des Pasteurs doit toujours se faire en distinguant attentivement les situations, d’un regard différencié ».
    Encore dans AL, une note de bas page numérotée 329, rattachée au n. 298, première phrase citée ci-dessus, indique la référence au n. 84 de FC et ajoute immédiatement : « Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘comme frère et sœur’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité, ‘la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis’. » (CONC.OECUM.VAT. II, Const. past. Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, n. 51) ».
    Dans AL toujours, cette fois au n. 299 qui fait suite, on peut lire encore : « J’accueille les considérations de beaucoup de pères synodaux, qui ont voulu signaler que ‘les baptisés divorcés et remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les diverses façons possibles, en évitant les situations de scandale’ ».

    Mais complétons les citations de FC n. 84 données partiellement par AL n. 298 :« Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canonique valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l’éducation de leurs enfants, et qui ont eu parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n’avait jamais été valide… Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils (=les divorcés remariés) ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie… L’Église, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. (…). La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs, ‒ par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux »
    .
    En rapprochant AL et FC, on constate une communauté de vues sur deux points : les situations de divorce et de remariage sont diverses et il convient d’être attentif à tenir compte de cette diversité selon un juste discernement ; il est nécessaire de veiller à ce que les divorcés remariés soient davantage intégrés à la vie de l’Église. Mais on voit une divergence radicale à propos de la discipline des sacrements. Sur ce sujet, FC offre un développement qui rappelle la position constante de l’Église en des termes qui ne peuvent manquer de frapper par leur netteté en même temps que par leur vigueur évangélique. Ce développement est absent d’AL, et ce silence, vu le contexte, va dans le sens de l’ouverture de la communion aux personnes divorcées remariées même ne pratiquant pas la continence. Tout doute est d’ailleurs levé à cet égard par le développement introduit dans la note 329 rattachée au n. 298 ci-dessus qui met en question le bien-fondé de l’exigence de la continence posée comme condition ultime, à défaut de celle de la séparation, pour permettre la communion à des personnes divorcées remariées. On notera, subsidiairement, la désinvolture de l’argumentation de cette note 329, qui est fondée sur la transposition au cas du couple adultère de considérations développées dans Gaudium et spes pour les couples mariés !

    La ficelle est grosse, mais beaucoup ferment les yeux pour ne pas la voir. La ficelle consiste à citer abondamment FC, et même à intégrer dans les propos mêmes d’AL ce qui, dans FC, est commun avec AL, mais qui n’est pas le plus important, en tout cas qui ne parle pas de la discipline des sacrements, et à l’inverse de passer totalement sous silence ce que dit FC à propos de la discipline des sacrements, qui est le sujet important, en tout cas celui sur lequel AL veut rompre avec la discipline constante de l’Eglise fondée sur l’Ecriture, et qui va exactement dans le sens opposé à AL. en sens opposé d’AL. .

    .
    EN DEFINITIVE, TOUT DONNE A PENSER ICI AU LECTEUR QUE LE DISCOURS D’AMORIS LAETITIA A PROPOS DES DIVORCES REMARIES S’INSCRIT DANS LA CONTINUITE DE CELUI TENU PAR JEAN-PAUL II DANS FAMILIARIS CONSORTIO, ALORS MEME QUE LE PREMIER ROMPT AVEC LE SECOND EN CE QUI CONCERNE LA DISCIPLINE DES SACREMENTS. EN CELA, ON PEUT DIRE QU’AMORIS LAETITIA PREND JEAN-PAUL II COMME CAUTION POUR ROMPRE AVEC L’ENSEIGNEMENT DU MEME JEAN-PAUL II, ET DU MEME COUP, COMME CAUTION POUR ROMPRE AVEC L’ENSEIGNEMENT CONSTANT DE L’ÉGLISE FONDE SUR L’ÉCRITURE SAINTE !

    On voit là à l’œuvre un pouvoir exercé de manière discrétionnaire, mensongère et dictatoriale.

    Il nous semble que c’est un devoir impérieux, pour ceux qui, dans la hiérarchie de l’Eglise ont conservé leur e droiture et leur clairvoyance, de se lever, et de le faire sans plus attendre, car le rouleau compresseur poursuit son œuvre mortifère à toute vitesse. La vérité passe ici avant l’unité entre les prélats, car une unité valable ne peut être fondée sur l’erreur, et ici quelle erreur!, Nous, modestes laïcs, nous faisons ce que nous pouvons et nous continuerons de le faire, mais notre influence est limitée. La responsabilité ultime est à la hiérarchie ecclésiale.

  8. Fred

    L’Esprit saint est vraiment incroyable . Il y a à peine 4ans les mêmes qui hurlent contre les progressistes (souvent avec raisons) parce que contre le magistère du Pape, font exactement la même chose que leurs semblable progressistes .
    N’avez vous pas prier , jeûner pour que l’Esprit saint vous donnez un saint Pape ? Comme quoi on feigner dire à Dieu que sa “Volonté soit faite” mais en réalité on lui dit “exaucez notre volonté” . Oui l’Esprit saint vous a donné Jorge Mario Bergoglio , un enfant d’immigré venu d’un Pays non européen , devenu un saint prêtre et saint évêque et qui a toujours fait la question de justice social sa priorité . Il aurait pu vous donner un adulateur d’une bonne liturgie ou copié collé de Benoit XVI ,ainsi ça vous aurez rassurer . Non il vous a donné Bergoglio tel que l’Esprit saint l’a façonné depuis 76ans .
    Et ceux qui croient que c’est juste une traversée du dessert et qui attendent son successeur ils seront sûrement déçu.Priez plutôt pour que l’Esprit saint vous eclaire sur ce qu’il veut dire à l’Eglise à travers Lui .

  9. Amoris lætitia enseigne qu’il ne peut y avoir soumission en raison du sexe. Ce qui est vrai. Les théologiens l’ont contesté et pourtant, c’est la raison qui nous le dit. Même si la famille a un chef, soumission des époux doit être égale et réciproque. De plus les parents ont à égalité à l’égard de l’autorité parentale. Voilà une critique de AL qui tombe bien mal. Je crains que le reste des critiques ne soit à l’avenant.

    Il faut obéir au pape, c’est de foi. Le pape ne peut être hérétique puisque c’est lui qui énonce qu’une proposition est hérétique. Personne ne peut donc dire “ce pape est hérétique”. C’est une contradiction dans les termes.

    “Croire afin de comprendre.” C’est ce que je vous souhaite, chers frères catholiques…

    En revanche, selon moi, le pape peut malheureusement violer les droits de croyants, le droit à la liberté culturelle et cultuelle, à la liberté religieuse par exemple, non par un acte disciplinaire ou doctrinal, mais par des discours… dans les conversations privées ou publiques. Du moins c’est ce que je crois jusqu’à ce que l’on me démontre le contraire. Car je ne vois pas à quel titre Paul VI a pu vouloir interdire l’usage d’un missel édité par un autre pape. Les papes sont égaux…

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