L’Eglise, l’humanité et la création

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Voici quelques jours, le saint-père a rendu public son traditionnel message pour la journée mondiale de la paix,
intitulé “Si tu veux construire la paix, protège la création”.

On peut notamment y lire ces lignes, aussi éloignées de l’exploitation éhontée des ressources naturelles que du paganisme écologiste:

“L’Eglise a une responsabilité vis-à-vis de la création et elle pense qu’elle doit l’exercer également dans le domaine public, pour défendre la terre, l’eau et l’air, dons du Dieu Créateur à tous,
et, avant tout, pour protéger l’homme du danger de sa propre destruction… Les devoirs vis-à-vis de l’environnement découlent des devoirs vis-à-vis de la personne considérée en elle-même, et en
relation avec les autres. […] Par ailleurs, une conception correcte de la relation de l’homme avec l’environnement ne conduit pas à absolutiser la nature ni à la considérer comme plus importante
que la personne elle-même. Si le magistère de l’Eglise exprime sa perplexité face à une conception de l’environnement qui s’inspire de l’éco-centrisme et du bio-centrisme, il le fait parce que
cette conception élimine la différence ontologique et axiologique qui existe entre la personne humaine et les autres êtres vivants. De cette manière,on en arrive à éliminer l’identité et la
vocation supérieure de l’homme, en favorisant une vision égalitariste de la dignité de tous les êtres vivants. On se prête ainsi à un nouveau panthéisme aux accents néo-païens qui font découler le
salut de l’homme de la seule nature, en son sens purement naturaliste.”