CEF : le message du pape aux évêques

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Message du Saint-Père à Son excellence Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des Évêques de France à l’occasion de l’Assemblée plénière des évêques de France qui se tient à Lourdes du 4 au 9 novembre 2014.

Alors que se tient à Lourdes l’Assemblée Plénière de la Conférence des Évêques de France, Sa Sainteté le Pape François tient à vous manifester sa proximité spirituelle, demandant au Seigneur, par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes, que vos travaux puissent contribuer à maintenir vive l’ardeur missionnaire de vos diocésains pour l’annonce de la joie de l’Évangile dans votre pays. Cette Assemblée se déroule dans un contexte particulier, puisqu’elle sera suivie du rassemblement des séminaristes de France et de l’Assemblée générale des Religieux et Religieuses de France. Le Saint-Père souhaite vivement que ces événements, prélude à l’ouverture de l’Année de la Vie consacrée, soient une source de réconfort et d’espérance pour vous, Pasteurs de l’Église, mais aussi pour l’ensemble du peuple de Dieu. Les différents thèmes que vous avez retenus pour cette session témoignent de votre souci d’édifier une Église « aux portes grandes ouvertes », où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. L’Esprit du Seigneur nous pousse à ouvrir des chemins nouveaux pour que la Parole de Vie puisse être offerte à tous. Le Saint-Père vous encourage sur cette route, difficile et pourtant si exaltante, puisqu’il s’agit de communiquer aux autres l’amour que nous avons reçu. Il vous invite plus particulièrement à poursuivre les efforts généreux que vous déployez pour manifester votre communion fraternelle et celle de vos Églises diocésaines avec les chrétiens du Moyen-Orient si éprouvés ainsi qu’avec les peuples qui souffrent dans diverses régions du monde.

Confiant tous les Évêques de France, ainsi que leurs collaborateurs et leurs diocésains à l’intercession de Notre-Dame de Lourdes et de sainte Bernadette, le Pape François leur adresse de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

 En vous transmettant avec joie ce message du Saint-Père, je vous assure de ma prière fraternelle pour le bon déroulement de vos travaux.

 Cardinal Pietro Parolin

Secrétaire d’État de Sa Sainteté

Du Vatican, le 30 octobre 2014

4 comments

  1. Cassianus

    “Communiquer aux autres l’amour que nous avons reçu”, cela n’a de sens que si les autres n’ont pas reçu cet amour. Ce serait alors à nous qui l’avons reçu de le leur donner, ou du moins de leur donner les moyens de l’acquérir. Mais est-il croyable que Dieu fasse dépendre son amour pour un homme d’un don que celui-ci pourrait ne jamais recevoir ? Ne serait-ce pas une abominable arrogance pour un homme que s’attribuer le pouvoir de sauver ? Ne serait-ce pas un abominable désespoir que de croire l’homme à la merci de l’homme y compris pour ce qui est irrémédiable, son destin éternel ?

    Et qu’est-ce qui permet de dire que l’on a reçu l’amour de Dieu ? Le fait d’avoir la foi ?… Cela me fait penser à ces protestants qui, pour tester votre “orthodoxie”, vous demandent à brûle-pourpoint : “Etes-vous sauvés ?” Ce qui vient à l’esprit d’un catholique ordinaire, c’est non, pas encore, mais j’espère l’être avec la grâce de Dieu. Si j’ai reçu l’amour de Dieu parce que le Christ est mort pour moi, alors oui, je l’ai reçu. Mais les non-chrétiens aussi, puisque le Christ est mort pour “tous”. Ce qui pourrait me donner le sentiment d’avoir été privilégié et le désir de partager mon bonheur avec d’autres, ce serait une expérience personnelle gratifiante que je n’aurais pas toujours eue. De là, sans doute, vient l’insistance de la théologie moderne sur la “rencontre” avec le Christ. Les Chrétiens devraient (selon cette même théologie) avoir été illuminés par une grâce mystique, comme Saint Paul sur le chemin de Damas. Cette hypothétique expérience serait, de plus, requise pour pouvoir “témoigner”… Et nous voilà sommés d’être “joyeux”, de montrer sur notre visage une exultation débordante : c’est ce qu’on est en droit d’attendre de gens qui ont effectivement un trop-plein de délices spirituelles à faire déborder sur ce pauvre monde accablé par les soucis de la vie…

    Hélas, il ne faut pas être spécialement psychologue ou négatif pour se rendre compte que la “joie” de la liturgie moderne – et le large sourire débonnaire et protecteur des pasteurs “ouverts au monde d’aujourd’hui”, c’est de la grimacerie commerciale. On est dans le registre de la sérénité zen des négociants en quincaillerie New Age. Cela sonne faux parce que c’est faux.

    Bref, ce ne sont pas les bourrades sympathiques d’un bon curé tout guilleret malgré son âge qui vont prouver à qui que ce soit la sincérité de ses paroles et encore moins leur véracité. Il y a, dans l’Eglise modernisée, dans cette Eglise qui est en modernisation permanente (comme nos logiciels, qui ont toujours un nouvel update à télécharger) un quelque chose de glaçant, d’infiniment triste et misérable comme dans une salle de fête après la fête.

  2. Melchior

    “…que vos travaux puissent contribuer à maintenir vive l’ardeur missionnaire de vos diocésains pour l’annonce de la joie de l’Évangile dans votre pays”.
    Et quand les diocésains en question ont vu, impuissants, des prêtres et des vicaires généraux se livrer à une véritable chasse à l’homme contre leur Evêque, comme cela s’est passé il y a quelques mois dans le diocèse de Quimper, (mais oui, souvenez vous d’un certain Jean Marie Le VERT), quels travaux, quels beaux discours pourront donc leur donner encore foi et confiance dans les “pasteurs”, et autres vénérables “doyens” qui sont censés leur montrer le chemin et les édifier par leur charité ?

  3. léa

    Ce sont les faits dont il faut tenir compte……..les catéchismes, les aumôneries carencés ou inexistants dans les écoles catholiques les collèges et lycées, les églises que l’on laisse démolir sans raison, ces patronages abandonnés dans les banlieues dont la place est reprise par d’autres!
    alors c’est facile d’ hurler avec les loups quand on a laissé faire pendant tant d’années sans rien dire au nom de l’évolution de l’Eglise et de son modernisme obligatoire, on voit ce que cela donne!
    ronronnez en rond messieurs de la hiérarchie religieuse d’où ça? on a bien dit Eglise de France?

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