Deux trois petites choses sur ce blogue

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L’article sur la nomination de Mgr Fonlupt à Rodez a provoqué un émoi dans certains milieux. Un prêtre du diocèse de Poitiers -ordonné par Mgr Rouet– et poursuivant actuellement ses études en Belgique, a même avoué sa “haine” de ma ligne éditoriale… D’autres comparent ce blogue à Golias, ce qui est un non-sens puisque Golias (qui prend désormais la plupart de ses informations sur le réseau Riposte catholique…) veut démolir le Magistère, alors que ce blogue souhaite le promouvoir face à ceux qui le dénaturent. Certains lecteurs estiment que cet article venait trop tôt et qu’il fallait laisser Mgr Fonlupt agir, oubliant ainsi les graves faits évoqués dans ce fameux article. Il ne s’agit donc pas d’un procès d’intention de ma part.

Observer les évêques de France -telle est la ligne éditoriale de ce blogue- n’est pas contraire à la Tradition de l’Eglise. Faut-il rappeler que les chrétiens du Moyen-Age chassaient de leur église les clercs qui avaient failli dans leur mission ? Plus près de nous, Louis Veuillot avait reçu les hommages du saint pape Pie X, alors qu’il avait fustigé à longueur de colonnes les évêques gallicans…

Outre-Atlantique, l’observation des évêques est une pratique installée depuis longtemps. Nos confrères américains ont même dépassé l’outil du blogue, puisqu’il y a maintenant des émissions télévisées sur internet sur lesquelles ils critiquent l’action de certains évêques. Mon confrère Daniel Hamiche, qui observe minutieusement la vie de l’Eglise aux Etats-Unis, rapporte les nombreuses réactions de laïcs catholiques qui n’ont pas peur de gueuler la vérité, comme dirait Péguy :

Comme par exemple le talentueux et fougueux Michael Voris qui anime une télé sur internet : RealCatholicTV. Il ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à appeler un chat un chat et à fustiger la “mollesse” de certains autorités ecclésiastiques et épiscopales aux États-Unis. […] Voris était supposé faire une conférence dans un local appartenant au diocèse de Scranton (Pennsylvanie). Ce dernier, dans un communiqué du 7 avril, a fait savoir que sa présence n’était pas jugée opportune :

« Le diocèse de Scranton a décidé que M. Voris ne sera pas autorisé à s’exprimer dans un local paroissial du diocèse. Après que l’invitation a été faite, le diocèse a pris connaissance de ses positions personnelles sur un certain nombre d’autres groupes religieux. Dans des vidéos mises en ligne sur Internet, M. Voris fait des commentaires qu’on peut assurément considérer comme indélicats envers des personnes appartenant à d’autres confessions religieuses. L’Église catholique nous enseigne au respect de tous, indépendamment de leurs traditions religieuses. Bien que le diocèse partage le soutien que manifeste M. Voris dans la protection de la vie humaine, ses positions extrêmes sur d’autres croyances ne sont pas convenables, et, par conséquent, le diocèse ne peut pas le recevoir ».

La position, pour le moins curieuse, du diocèse de Scranton aurait pu être plus acceptable si, l’an passé, l’évêque Joseph Bambera n’avait pas fini par accepter que vienne s’exprimer à la University of Scranton (catholique) une militante lesbienne et pro-avortement… Elle devait être beaucoup moins « indélicate » que Voris…

Ceci pour dire qu’il faut désormais faire avec Perepiscopus.