Mgr Beau répond fermement à Marc Peschanski

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Marc Peschanski est ce scientifique, ancien militant trotskiste, aujourd’hui promoteur de la recherche destructrice d’embryons humains. Il est également favorable au clonage. En ce temps de débat parlementaire sur la bioéthique, il a commis dans Le Monde du 6 avril un article assez injurieux contre les catholiques, qui s’opposent à la destruction d’embryons. Dans le même journal du 9 avril, Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, lui répond. Ce texte a également été diffusé par Mgr Bernard Podvin, secrétaire de la CEF, sous le titre “Débattre oui, dénigrer non !!!” :

Une tribune publiée par Marc Peschanski et Cécile Martinat  dans Le Monde du 6 avril 2011 concernant les lois de bioéthique, met injustement en cause la démarche rationnelle et éthique des catholiques. Débattre est une chose, dénigrer en est une autre. L’Eglise catholique n’a pas ménagé sa participation au dialogue depuis deux ans concernant ces enjeux, avec une qualité reconnue par de nombreux politiques et scientifiques, bien au-delà  de la sphère des croyants. Il est inadmissible sous couvert de thèses à défendre d’en caricaturer d’autres en les reléguant dans la catégorie «obscurantisme ».

Extraits de la tribune de Mgr Beau :

Ces attaques polémiques contreviennent aux exigences de la rationalité. […] C’est par le dialogue qu’il est possible de chercher ensemble les voies justes de l’avenir et non par des approximations, des accusations sans fondements, et des amalgames erronés. […] Sur ces sujets de bioéthique, l’Eglise catholique y voit un enjeu d’humanité. Il est compréhensible que ses positions suscitent le débat voire l’opposition : on ne peut toutefois l’accuser d’incohérence. […] Marc Pechanski et Cécile Martinat prétendent que la loi de bioéthique de 1994 a été adoptée “sous la pression de lobbies catholiques conservateurs“. Cela tient plus du fantasme que de la réalité. […] Parler d’“agression antiscientifique” et de “lobbying antiscience” relève du dénigrement. […] Quant aux accusations de “mensonges”, les représentants de la nation et les scientifiques directement et nommément désignés à la vindicte populaire pourront facilement s’en défendre. Elles nous paraissent injustifiables et sans fondement aucun.

Et toc.