"En deux ans et demi, j’ai enterré un quart du clergé"

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Ainsi parle Mgr Bruno Grua, évêque de Saint-Flour. Face à cet état de fait, que de nombreux diocèses connaissent, la solution qui semble admise pour la plupart, c’est de recourrir aux laïcs pour gérer les paroisses, voire en diriger la prière. Ainsi dans La Croix,  Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, parle de “révolution“. La révolution c’est retourner le sens des choses… Alors que l’année sacerddotale avait remis la figure irremplaçable du prêtre au coeur de la vie de l’Eglise, la Conférence épiscopale de France a sorti un document qui réunit ce type d’initiatives révolutionnaires dans une soixantaine de diocèses.

Il existe donc désormais des équipes d’animation pastorale, qui organisent des «célébrations de la Parole».  Pourquoi les laïcs ne chantent-ils pas plus simplement la liturgie des heures ? Plutôt que d’inventer des célébrations dont on connaît trop souvent le caractère très peu liturgique,  il suffit de suivre la liturgie de l’Eglise. Remettre les vêpres à l’honneur serait une initiative excellente. Mais non. À Nancy, on trouve des «coordinateurs paroissiaux», à Bayeux, des “coordinateurs laïcs“, à Besançon des «délégués pastoraux», à Carcassonne des «équipes missionnaires de proximité». Mais plus de curé. Ce qui m’oblige, encore, à demander pourquoi n’est-il pas fait appel plus souvent aux nouvelles communautés dynamiques ? St Jean, St Martin, l’Emmanuel, Fraternité Saint-Pierre, Institut du Christ-Roi, etc. Quand on sait que certains prêtres de ces communautés en sont réduits à célébrer la messe chez eux, dans un appartement, il y a de quoi être scandalisé !