L'interprétation grotesque de la CEF

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Sur le site de la CEF, on lit ce rapprochement hasardeux :

Le pape Benoît XVI recevra Nicolas Sarkozy le 8 octobre 2010. Cette deuxième visite du président français au Vatican intervient à quelques semaines de l’appel du pape à «accueillir les légitimes diversités humaines». Le 22 août 2010, après la prière de l’Angélus, le pape Benoît XVI s’adressait aux pèlerins français dans la langue de Molière. En s’appuyant sur les textes liturgiques du jour, il invitait «à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue». Durant l’été 2010, suite aux expulsions et évacuations de camps de Roms en France, plusieurs évêques avaient appelé au respect de la dignité de la population Rom.

Interrogée sur ce rapprochement, Christine Boutin déclare à France Soir :

C’est grotesque d’interpréter les choses comme cela. Le pape, ce jour-là, n’a dénoncé rien ni personne : il a rappelé à juste titre, comme il le fait régulièrement, ce qui fait partie du patrimoine éternel de l’Eglise.

Plutôt que de se focaliser sur l’immigration, la CEF devrait se pencher sur les actions engagées par Nicolas Sarkozy depuis son accession à la présidence en regard des points non-négociables. A ce sujet, je me permets de signaler l’excellente et dramatique synthèse effectuée par Le Salon Beige.