Le diocèse de Grenoble-Vienne compte 220 prêtres

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Le diocèse de Grenoble-Vienne compte 220 prêtres, dont 120 en activité. Leur âge varie entre 30 et 70 ans. 4 prêtres ont dû quitter leur ministère dont un pour burn out. Le Père Loïc Lagadec, 43 ans, vicaire général, explique :

“Le métier de prêtre a changé. Finie l’image d’Épinal du curé de campagne à la Dom Camillo, qui avait le temps de s’occuper de ses ouailles qu’il connaissait par leurs prénoms et de cultiver son jardin !”

Le père Jean-Baptiste, 38 ans, chargé de la paroisse Saint-Mathieu du Saint-Eynard qui comprend les communes de Meylan, Corenc, La Tronche et le Sappey, indique :

“Etre prêtre, c’est avant tout une vocation : celle d’aimer Dieu et les autres. Mais il faut savoir prendre du recul et garder des moments pour soi, pour se ressourcer. Sinon, on s’épuise, on s’oublie et on peut tomber en dépression. Ce que vous appeler le burn out !”

Pour prévenir le surmenage et l’épuisement, le Diocèse de Grenoble-Vienne a mis en place quelques outils. Le père Lagadec :

“L’évêque reçoit régulièrement les prêtres, moi aussi. On a un diacre qui est psychologue et qui nous assiste dans les entretiens. Avant, l’Église se méfiait des psy. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ce tabou est tomber. On peut dire qu’on n’en peut plus, qu’on n’y arrive plus, qu’on a besoin d’aide. On ne sera pas jugé!”

“L’an dernier, 20 prêtres en responsabilité ont suivi une formation de management. Cela a été bénéfique !”

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2 comments

  1. JK

    En France, des prêtres malades dans une société malade. Qu’ils aillent donc prendre des leçons de santé en Syrie, à Maaloula par exemple, où le curé connait ses ouailles et ses ouailles le connaissent, où il s’occupe de leurs besoins matériels et spirituels sans avoir besoin de psy!

  2. Tite

    Le métier de prêtre !! ?? Je pensais que c’était un sacerdoce…

    Si un prêtre abandonne son “métier”, touche t’il le chômage ?

    Ces glissements de sémantiques sont ravageurs. Ils changent le sens des choses, des actes, et déforment la pensée… à moins qu’ils ne découlent d’une pensée déjà déformée. Quelle misère !

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