Le triple message de Mgr James

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Le sanctuaire de Pontmain célébrait lundi le 140 e anniversaire de l’apparition de la Vierge. Dans son homélie, Mgr James a adressé un3  messages :

De cet événement je retiens pour aujourd’hui un triple message. Celui de l’espérance d’abord. Les réponses à nos inquiétudes nous déçoivent : langue de bois, mensonges, une paix tant de fois annoncée et jamais tenue… Qui croire, vers qui se tourner ? Beaucoup de nos contemporains sont désorientés et perdent espoir. C’est la situation des habitants de Pontmain en 1871. L’inquiétude avait envahi les coeurs. Les cieux se déchirent. Les petits voyants et les paroissiens retrouvent le froid de l’hiver. Et pourtant, tout a changé car Dieu est là. Le Prince de la paix s’intéresse à eux et a entendu le cri de leurs prières. C’est un message d’espérance pour nous aujourd’hui : le ciel a visité la terre, le Seigneur se fait proche.

Le deuxième message est celui de l’amour. La prière de la paroisse, en 1871, touche Marie. Elle leur présente alors une croix rouge sang, couleur de l’amour : « Mon fils se laisse toucher ». Ce message est pour nous. Qu’on en finisse enfin avec les guerres et les violences. C’est le cri aujourd’hui de nos frères et soeurs du Soudan, d’Égypte, de Palestine et d’Irak. C’est le cri de tout homme car il a soif d’aimer et d’être aimé, soif d’amour vrai, de fraternité et de Paix dans un monde où parfois les enfants meurent jusqu’en dans les églises. Mais où est la Paix ? Le signe de Notre-Dame nous rappelle : c’est dans l’amour du Seigneur que les familles chrétiennes, les catéchistes, viennent puiser la force pour vivre leurs engagements et se faire les artisans de la Paix et bâtisseurs du monde nouveau.

Le message de confiance enfin. De qui Notre-Dame a-t-elle eu besoin pour que le message soit transmis ? De petits enfants. Je pense à notre église. Le climat est souvent morose. On nous dit moins nombreux et vieillissants. La tentation est de ne voir que les chiffres et de désespérer. Étaient-ils si nombreux en 1871 ? Auraient-ils pu imaginer que 140 ans plus tard près de 5 000 personnes se réuniraient à Pontmain ? Dieu a besoin pour agir, comme en 1871, d’hommes et de femmes de foi, qui font confiance au Christ. Je vous invite à la confiance qui ne s’appuie pas sur les moyens humains mais dans Sa force. N’oublions pas que Dieu nous fait confiance et qu’Il nous a choisis pour annoncer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Notre monde, habité par la soif de pouvoir, nous pousse souvent à la colère, au cynisme, à la critique, à la colère. Ce sont des poisons. Chrétiens, ayons ici et demain, des paroles de confiance les uns envers les autres, encourageant dans la foi et partageant nos raisons de croire. Rendons Grâce.